eco et migrationenvironnement

FONDS DE RIPOSTE CONTRE LES EFFETS DU COVID-19, FORCE COVID-19, UNE ENVELOPPE DE PLUS DE 64 MILLIARDS DE FRANCS CFA SORTIE PAR L’ETAT DU SÉNÉGAL POUR SE DÉBARRASSER DU CORONAVIRUS

« Les effets négatifs de cette pandémie se traduisent par une chute des indices des marchés financiers que certains assimilent à un krach boursier… », selon Amadou Hott (MEPC)

Tout est parti de son Excellence Macky Sall, Président de la République du Sénégal, dans le contexte de son traditionnel conseil des ministres, d’hier, l’idée selon laquelle : « Il faut partager des informations sur les conséquences de la pandémie du COVID-19 sur l’économie sénégalaise, ainsi que les mesures envisagées par le Gouvernement pour soutenir les secteurs d’activités les plus touchés par cette pandémie », a appris, le reporter du 1er journal en ligne économique sénégalais le www.rondelleplus.org, jeudi soir, lors d’un face à face de Monsieur Amadou Hott, Ministre en Charge de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC), avec la presse économique sénégalaise (www.rondelleplus.org). « Dès le début de l’enregistrement des cas, un budget de 1,4 milliard FCFA sur les ressources de l’État a été mis en place pour préparer la riposte et gérer les premiers cas. Par la suite, avec l’évolution de l’épidémie, un plan de contingence a été élaboré et chiffré, pour le montant de 64.039.279.189 FCFA pour renforcer les capacités du pays à faire face à la situation. Ce plan est financé essentiellement par le budget de l’Etat et par la contribution des partenaires au développement. Que les populations soient rassurées que d’autres décisions seront prises en fonction de l’évolution de la situation », a soutenu, face à la presse économique nationale (www.rondelleplus.org) et internationale, Monsieur Amadou Hott, Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) du Sénégal, dont le plan intitulé est le : « Fonds de Riposte contre les Effets du COVID-19, FORCE COVID-19 ». A en croire, Monsieur Hott, en ces termes : « La pandémie a des effets négatifs sur la confiance des investisseurs et l’économie nationale notamment sur les secteurs du transport aérien et terrestre et du tourisme sans oublier les répercussions sur les chaînes d’approvisionnement des industries et du commerce. Les effets négatifs de cette pandémie se traduisent par une chute des indices des marchés financiers que certains assimilent à un krach boursier. Selon la Commission Économique Africaine, le continent africain pourrait voir sa croissance passer de 3,2% à environ 1,5% en 2020 ». « Sur la base de projections réalisées par mon département, nous savons que cette épidémie touchera tous les secteurs de l’économie nationale. A cela s’ajoutent les conséquences de la crise épidémique en Europe et dans le monde sur les revenus de nos travailleurs émigrés. Il est par conséquent à craindre une chute des transferts de fonds des travailleurs émigrés vers le Sénégal. Le transport aérien (Air Sénégal, AIBD, etc.), et par conséquent le Tourisme (hôtels, restaurants, agences de voyage, etc.), avec plus de 1 600 000 visiteurs par an, seront fortement impactés par la suspension des vols en provenance et à destination des pays touchés, gros pourvoyeurs de touristes. Ainsi, une propagation de la pandémie entraînera une baisse du chiffre d’affaires des entreprises offrant des services aux touristes, avec des conséquences sur les emplois et la demande en biens et services des fournisseurs du secteur du tourisme et du commerce. Dans ce contexte, et considérant l’évolution de la pandémie au Sénégal, Monsieur le Président de la République a en Conseil des Ministres du mercredi 18 mars 2020 pris des mesures fortes pour soutenir l’économie sénégalaise », a argumenté, le Patron de l’Économie du Sénégal, Monsieur Amadou Hott. Selon lui, premièrement : La mise en place d’un Fonds de Riposte et de Solidarité contre les effets du COVID- 19 dénommé FORCE-COVID-19 pour soutenir les secteurs affectés afin d’atténuer les effets négatifs de l’épidémie sur la croissance et les emplois. Ce fonds proposera une batterie de mesures notamment en termes d’accompagnement des secteurs affectés par l’épidémie, tels que le tourisme, le transport aérien (Air Sénégal, AIBD), les chaînes d’approvisionnement du commerce formel et informel et de l’industrie dans le sens de préserver les répercussions sociales de la crise. Le Gouvernement du Sénégal compte mobiliser des ressources conséquentes à travers son budget, les partenaires au développement, les dons d’entreprises, de fondations et de bonnes volontés. En outre, le Gouvernement, en coordination avec les Ministres en charge de l’Économie et des Finances de l’Union, travaillent avec les institutions sous-régionales (BCEAO, UEMOA, BOAD…) pour identifier une forme de soutien aux États et au secteur bancaire de l’Union. Nous tiendrons incessamment une réunion du Conseil des Ministres de l’UEMOA pour examiner les mesures d’accompagnement des institutions de l’Union. La taille du fonds dépendra des besoins identifiés sur la base des études, évaluations et enquêtes conduites par les différentes structures de l’Etat, en collaboration avec les acteurs économiques et nos partenaires. Des concertations avec les principaux acteurs de notre économie et nos partenaires seront lancées incessamment. Deuxièmement : la création d’un comité de croissance et de veille économique COVID-19, notamment pour anticiper sur les répercussions économiques directes et indirectes de la crise du Covid-19 sur l’économie nationale. Ce Comité qui sera composé de représentants de plusieurs ministères, du secteur privé et de la BCEAO se réunira autant de fois que de besoin et soumettra des propositions au conseil des ministres. Ce dispositif de suivi rapproché des répercussions potentielles du COVID-19 sur l’économie nationale nous permettra de prendre les décisions idoines.  Ces recommandations seront mises à jour régulièrement et partagées avec vous, sous forme de points économiques. D’après Amadou Hott : « Avant la crise, nos fondamentaux économiques étaient très solides pour nous permettre de se relever de cette crise ». Ailleurs, le Coronavirus a touché plus de 200 000 personnes dans plus de 150 pays à travers le monde. Plusieurs pays ont pris des mesures de précaution drastiques pour freiner la propagation du virus, allant à des interdictions de voyager, des restrictions dans les transports, des fermetures temporaires de frontières, d’écoles et d’universités, au confinement total des populations. Ici, le Sénégal n’a pas été malheureusement, pas épargné de cette pandémie dite Coronavirus, dangereuse, rapide et maline.

 

 

Par Amadou Tidiane Sow

www.rondelleplus.org

1er Journal en Ligne Économique du Sénégal

A Suivre…

  

 

 

 

 

 

 

 

 

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer