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MAYACINE CAMARA, SECRÉTAIRE D’ETAT, CHARGE DU RÉSEAU FERROVIAIRE AU SÉNÉGAL

 

« Les infrastructures constituent la pierre angulaire du développement de notre pays… »

 

« Le faible niveau du commerce intra-africain est dû en partie au déficit en infrastructures », a soutenu d’entrée, jeudi matin à Dakar, face à la presse économique africaine (www.rondelleplus.org), Monsieur Pathé Gueye, Commissaire Chargé des Infrastructures de la CEDEAO, au cours du conclave régional de 48 heures des pays de la CEDEAO sur le programme d’infrastructures prioritaires pour l’Afrique de l’Ouest. Selon lui, au cours de la dernière décennie, les pays africains ont connu des taux de croissance de l’ordre de 5%, ce qui n’a pas permis de réduire sensiblement la pauvreté. Le commerce intra-africain est à peine de 10% et la CEDEAO ambitionne de porter ce taux à 40% en 2040. A en croire, Monsieur Pathé Gueye, en ces termes : « En effet, l’Afrique de l’Ouest est confrontée à un déficit d’infrastructures, ce qui entrave la promotion de l’intégration régionale et contribue à la marginalisation de la région ouest africaine dans l’économie mondiale ». Interpellé sur l’énergie, par le desk environnement, du 1er journal en ligne économique sénégalais le www.rondelleplus.org, Pathé Gueye, argumente : « Le taux d’accès à l’énergie est l’un des plus faibles au monde avec seulement 30% (53% en zone urbaine et moins de 7,5% en zone rurale). 54% de la demande énergétique est seulement satisfaite. Il convient de souligner que des efforts importants ont été déployés dans le cadre du WAPP, ce qui a permis de renforcer les systèmes de production, de distribution et d’interconnexion du système électrique, ce qui permettra la mise en place effectif du marché régional de l’électricité dans l’espace CEDEAO ». D’après lui : « S’agissant du transport routier, il faudrait multiplier par 2 ou 3 le nombre de km de routes existantes pour atteindre le même niveau que celui sur le continent asiatique. Cette situation ne permet pas le désenclavement des pays non côtiers et rend difficile l’écoulement des produits de leurs sites de production aux centres de commercialisations. Le coût des transports dans les pays africains est de 30% plus élevé que celui dans les autres pays en développement d’Asie, ce qui augmente les coûts de production et partant les prix des produits destinés à l’exportation ». Et le secteur ferroviaire dans tout ça, Monsieur Pathé Gueye, en Qualité de Commissaire Chargé des Infrastructures ? : « Dans le domaine ferroviaire, la CEDEAO dispose au total d’un réseau ferroviaire de 10 188 km. Au cours des 30 dernières années, l’importance économique des chemins de fer en Afrique de l’Ouest a considérablement diminué en raison de l’amélioration continue des infrastructures routières et de la non-rentabilité financière des services ferroviaires. Le réseau est inadapté au transport des passagers et de marchandises. La privatisation dans le cadre des concessions n’a pas résolu le problème du déclin et de la non-rentabilité du trafic de passagers ». Et le transport maritime, Monsieur Gueye : « En ce qui concerne le transport maritime, les ports sous régionaux sont confrontés à des problèmes liés à l’insuffisance des infrastructures et des équipements portuaires, à une bureaucratie lourde et à des procédures administratives complexes ». « Dans le domaine du transport aérien, il convient de renforcer la sûreté et la sécurité au niveau des aéroports, mettre en œuvre un programme d’extension et de réhabilitation des aéroports, mettre l’accent sur la maintenance des avions ainsi que la diminution des charges d’exploitation », a expliqué, Monsieur Pathé Gueye, Commissaire Chargé des Infrastructures, face aux médias économiques africains (www.rondelleplus.org). Par ailleurs, en vue de pallier aux insuffisances constatées dans le secteur des infrastructures, la CEDEAO a élaboré des programmes dans les secteurs des transports routiers, maritimes, aériens, ferroviaires, de l’énergie, des télécommunications et des ressources en eau. Ainsi, le plan directeur des infrastructures 2020-2045 repose sur l’hypothèse que les pays d’Afrique de l’Ouest réaliseront un taux de croissance économique de 6% par an en moyenne, alimente par la croissance démographique, la progression des niveaux d’instruction et d’adsorption des technologies. Cette croissance devrait accroître substantiellement la demande en infrastructures. Sous ce registre, ce plan directeur vise les objectifs suivants : « Réduire le coût de l’énergie et en augmenter le taux d’accès à l’électricité de 39% à près de 70% en 2040 ; Réduire les coûts de transport et stimuler les échanges intra-africains par la modernisation des corridors routiers et des routes d’interconnexions, la modernisation des ports, des réseaux de chemins de fer et du transport aérien ; Assurer la sécurité alimentaire et celle de l’approvisionnement en eau par la réalisation de barrages multifonctions, la réalisation des infrastructures de stockage hydraulique ; Augmenter de 20% le nombre de connexion internet à haut débit au cours des vingt (20) prochaines années », a fait savoir, Monsieur Pathé, Commissaire Chargé des Infrastructures devants les médias africains sur les questions économiques (www.rondelleplus.org). « Pour nous, au Pays de la Teranga sous le Leadership de son Excellence Le Président de la République, Macky Sall, les infrastructures constituent la pierre angulaire du développement de notre pays. C’est pourquoi, nous soutenons le processus en cours et nous rassurons déjà de la présence du Sénégal à vos côtés », a souligné, Monsieur Mayacine Camara, Secrétaire d’État, Chargé du Réseau Ferroviaire.      

Par Amadou Tidiane Sow

www.rondelleplus.org

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