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RAPPORT D’ANALYSE DE…L’ENQUETE DE L’OQSF SUR LA TYPOLOGIE DES CAUSES D’ACCIDENTS DE LA ROUTE EN CHIFFRES ET EN LETTRES

Jeudi est le jour où il y’a plus d’accidents au Sénégal, Avril le mois le plus touché avec 627 accidents… (Etude de l’OQSF)  

6739 accidents au total entre 2013 et 2018, Jeudi est le jour le plus fréquent de ces accidents au Sénégal, le mois d’Avril est la période la plus touchée avec 627 accidents, le mois de Janvier 619, les accidents les plus fréquents arrivent entre 12 heures et 18 heures, 60% des accidents se passent au niveau des routes goudronnées, selon une étude intitulée : « Enquête sur le typologie des causes d’accidents de la circulation (ETCAC) », que l’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (OQSF) a réalisé sous la houlette d’Habib Ndao, Secrétaire Exécutif de l’OQSF, a appris, jeudi matin à Saly-Mbour, dans le cadre d’un conclave de 72 heures de partage et de validation du rapport d’analyse de l’enquête sur la typologie des causes d’accidents de la route, le reporter du 1er canard en ligne économique sénégalais le www.rondelleplus.org, dont l’objectif principal de cette réunion de 3 jours entre acteurs de la circulation (La Police, la Gendarmerie, l’OQSF, les Assureurs, les Associations des Consommateurs, les Syndicats des Transports…) est de partager les résultats de l’enquête sur l’impact des accidents de la circulation sur le portefeuille des compagnies d’assurance, qui vise à favoriser une baisse des primes pour une plus grande inclusion assurantielle des populations. Selon le document parvenu à la rédaction du 1er Journal en Ligne Economique du Sénégal le www.rondelleplus.org, il est souligné que : « Les accidents de la route constituent de nos jours, la dixième cause de décès dans le monde avec 1,3 millions de morts chaque année, dont plus de 90% dans les pays dits à revenu faible ou intermédiaire ». Selon le texte, l’Assurance Automobile représente environ 20% du volume du marché des assurances. Plus de 50% des déclarations de sinistres sont les conséquences directes d’accidents de la circulation. Au Sénégal, plus de 4000 accidents de la circulation sont dénombrés chaque année, sur les routes du pays, faisant plus de 500 morts. « L’une des missions principales de l’OQSF, donc c’est de favoriser l’inclusion financière. Et aujourd’hui, nous nous sommes rendus compte que malgré l’obligation d’assurance automobile. Les gens peinent quand même à prendre une assurance ou bien même s’ils le prennent parce que c’est une assurance obligatoire, ils ne voient pas l’utilité de l’assurance. Donc, et aujourd’hui, tout le monde considère aussi que la prime d’assurance est une prime qui est chère. Ce qui fait que toutes ces causes, quand même, ont un impact sur l’inclusion assurantielle. Donc, l’OQSF s’est dit, il faut se pencher, vraiment aller au cœur des choses, aller au niveaux des PV, pour essayer au lieu de s’attarder sur les conséquences, aller vers les causes, ce que nous faisons rarement. Nous avons étudié donc les PV d’accidents, nous avons essayé de faire une étude sur ces causes pour avoir des statistiques fiables d’abord. Et pour savoir maintenant, quelles sont les mesures à prendre, quand même, pour faire baisser la sinistralité. En matière de prime d’assurance la sinistralité a une importance parce que donc les primes servent à régler les sinistres. Donc, si les sinistres diminuent, c’est normal que les primes diminuent aussi. Donc, on sait dit vraiment, il faut agir à ce niveau et en profiter pour connaître les causes, mettre des mesures, des recommandations avec l’apport de toutes les parties concernées, pour pouvoir agir dont sur l’un des éléments de calcul de la prime et c’est pourquoi aujourd’hui, nous avons décidé de faire cette enquête », a soutenu, face à la presse économique sénégalaise (www.rondelleplus.org), Mme Ndéye Coura Seye, Expert-Financier à l’OQSF. « Les accidents de la circulation constituent un véritable fléau, c’est une catastrophe, il y’a des morts, il y’a des blessés et ça coûtent excessivement cher aussi, il faut le reconnaître au Sénégal, c’est 1 à 2% de notre PIB. C’est presque 74 milliards de nos francs CFA qui sont dépensés chaque année, en terme de réparation, en terme également d’indemnisation, d’immobilisation des véhicules, en terme d’assurance, je pense que ça c’est un montant quand même assez élevé. Rien que du côté des assurances parce que la mission de l’assureur, c’est la prévention, c’est l’assistance, mais c’est également la solidarité. Je l’avais dit tout à l’heure à l’ouverture de la cérémonie, souvent les assureurs sont indexés et pour votre information, en 2019 les assureurs ont déboursé un peu plus de 13 milliards de nos francs CFA, pour indemniser, pour réparer suite à un accident de la circulation et je pense que, aujourd’hui, nous sommes dans le registre de l’accidentologie, c’est un volet, c’est un combat, que nous devons mener, que nous devons inscrire également dans la durée et ce combat les assureurs ont commencé à le mener depuis un peu plus de 30 ans. Depuis plus de 30 ans, les assureurs sont sur le qui-vive, non seulement pour prévenir les accidents de la circulation, mais également accompagner l’État dans cette mission qui est très complexe et je dois vous dire et je le répète les assureurs, leur mission, c’est l’assistance, c’est la solidarité, c’est 13 milliards de francs CFA que nous dépensons chaque année en terme d’indemnisation de réparation. On pouvait les utiliser, s’il n’y avait pas d’accidents de circulation, dans la construction des écoles, dans le renforcement du plateau technique au niveau des hôpitaux, mais malheureusement, nous constatons que les accidents continuent à se produire et c’est un plus de 600 morts chaque année, je pense que ça c’est trop. Je pense, il faut qu’on arrive quand même à réguler un peu le rapport S/P. Nous devons faire de la route, un espace de rêve, un espace où il sera bon de circuler, mais qu’on arrive également à faire de ces conducteurs des usagers au comportement responsable et citoyen », a argumenté, face à la presse économique sénégalaise (www.rondelleplus.org), Dr. Mactar Faye, Directeur Exécutif, de l’Association des Assureurs du Sénégal (L’ASS). Selon lui, l’essentiel de ces enquêtes seront traitées au niveaux des commissions que sont : la commission à l’état des infrastructures, la commission à l’état des véhicules et la commission relative au facteur humain. D’après Monsieur Faye : « Cette étude-là pourrait servir aussi bien aux assureurs, mais également pourrait servir même à l’État, qui ambitionne de mettre en place une agence qui sera chargée de gérer la sécurité routière et je pense que comme je l’ai dit tout à l’heure, cette enquête permet de comprendre la réalité sur le terrain, pour mieux agir, je pense que cette enquête est une opportunité que nous devons saisir et voir au terme de ces trois journées de réflexion, qu’est-ce qu’on pourrait mettre sur la table et qu’est-ce qui pourrait être proposé aussi bien aux assureurs, qui ont cette mission de prévention, mais également à l’État à qui revient cette mission de faire de la sécurité routière ».  

Par Amadou Tidiane Sow

www.rondelleplus.org  

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