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LA PRESSE AGRICOLE SÉNÉGALAISE A L’ECOLE DE L’AGROECOLOGIE, DAKAR SERA DANS MOINS DE 48 HEURES LA CAPITALE D’UNE AGRICULTURE SAINE ET DURABLE, SANS PESTICIDE

« L’Agroécologie est l’ensemble des modes de production ou d’agriculture sans utilisation d’engrais chimiques, de pesticides ou des organismes génétiquement modifiés. Elle s’appuie sur des pratiques agricoles permettant aux producteurs et consommateurs de contrôler tous les aspects de la production et la consommation alimentaire… », selon Amadou Kanouté, Directeur Exécutif de Cicodev Africa

Après un document de réforme foncière en cours, 4ième du genre, précédé par celui de 1964, 1984 et 2004, qui est entre ses mains et non encore validé, bien fait et qui ne souffre d’aucune contestation. Son Excellence, Le Président de la République du Sénégal, Macky Sall, recevra un autre document celui-ci intitulé : « Document de Contribution sur l’Agroécologie… », samedi soir à Dakar, a appris le desk environnement et agroécologie du 1er journal en ligne agricole du Sénégal le www.rondelleplus.org de sources officielles, encore des mains des organisations paysannes ou membres de la société civile sénégalaise. Autant de documents, à quand le mot valider, vu qu’il n’y a point de maux, Excellence Sall ?

« L’agroécologie, on doit la vivre, c’est une façon de vivre, c’est un choix que l’on fait, c’est un choix qui n’est pas aussi évident », a soutenu d’entrée, mardi soir à Dakar, face à la presse agricole sénégalaise (www.rondelleplus.org), Mariéme Sow, Présidente du Conseil d’Administration (PCA), d’ENDA Tiers Monde (ETM), dans un contexte où les organisations paysannes du Sénégal, d’Afrique et du Monde s’unissent sous la bannière d’un cadre intitulé : « La Dynamique sur la Transition Agroécologique au Sénégal, DyTAES », comme pour dire aussi que c’est un vrai défi d’adopter une agriculture naturelle, sans pesticide, qui respecte aux normes environnementales au Sénégal, en Afrique et dans le Monde, face à la pression des multinationales non soucieuses d’une agriculture saine et durable. Ainsi, Dakar, va accueillir les 48 heures d’un conclave sur le concept qui est d’actualité au Sénégal et au sein des organisations paysannes (OP) à l’image du CNCR, ENDA, CICODEV AFRICA…, il s’agit de l’AGROECOLOGIE, à compter les 30 et 31 janvier 2020, y compris une soirée dite : « La Nuit de l’Agroécologie » à partir du 1er Février 2020, en présence du Président de la République du Sénégal, Son Excellence, Macky Sall.

Et c’est quoi l’Agroécologie ?  

Selon un document parvenu à la rédaction du 1er journal en ligne agricole du Sénégal le www.rondelleplus.org et émanant de la Cellule de Communication de Cicodev Africa, qui est l’Institut panafricain pour la Citoyenneté, les Consommateurs et le Développement, dont le Directeur Exécutif est Monsieur Amadou Kanouté,  il est définit que : « L’Agroécologie est l’ensemble des modes de production ou d’agriculture sans utilisation d’engrais chimiques, de pesticides ou des organismes génétiquement modifiés. Elle s’appuie sur des pratiques agricoles permettant aux producteurs et consommateurs de contrôler tous les aspects de la production et la consommation alimentaire. Les politiques et modes de production actuelles sont fortement orientées vers le productivisme. Beaucoup de recherches et observations indiquent des conséquences nuisibles à la santé humaine et animale, à l’environnement et la biodiversité tout en contribuant largement aux changements climatiques (réchauffement, dérèglement climatique). Par ailleurs, elles ont des conséquences notables sur la perte des cultures associées à l’alimentation au sein des communautés ».

Comment comptez-vous aller vers une transition agro-écologique, Monsieur Amadou Kanouté, en votre qualité de Directeur Exécutif de Cicodev Africa, quelle lecture en faites-vous ?  

« Il devient alors nécessaire de transformer les systèmes agricoles actuels en privilégiant des valeurs, pratiques et modes de production plus durables. Il devient donc urgent d’aller vers des systèmes agricoles qui permettent une plus grande diversification alimentaire avec des produits plus sains et plus nutritifs, des systèmes plus protecteurs de l’environnement et qui assurent la création d’emplois et de valeur ajoutée dans les terroirs : ce qu’on appelle la Transition agroécologique. Les consommateurs sont des acteurs et porteurs importants de cette transition en s’en appropriant ; en la portant dans leur choix de consommation et en l’exigeant des décideurs et des producteurs ».

Et les dynamiques en cours pour la Transition Agroécologique, qu’en est-il exactement ?  

« Diverses dynamiques conduites par les acteurs de la société civile, l’Etat et les institutions internationales sont en cours vers la Transition Agroécologique. On peut citer entre autres les initiatives lancées par Enda Pronat, le Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux (CNCR), le Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER), l’institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA), la FAO. Pour un besoin d’harmonisation entre différents cadres de l’agroécologie, la Dynamique pour la Transition Agroécologique au Sénégal (DYTAES) a été mise en place. Un groupe de travail composé des faitières d’agroécologie, de la société civile, de chercheurs et d’autres acteurs qui se donnent pour mission de coproduire un document de contribution aux politiques nationales pour une transition agroécologique au Sénégal ».

Par ailleurs, l’objectif principal de la DYTAES, selon Amadou Kanouté, Directeur Exécutif de Cicodev Africa, est d’établir une stratégie d’accompagnement de l’État pour la réussite de cette transition tout en améliorant la prise de conscience de l’ensemble des acteurs sur ces questions. Dans le cadre de ses activités, un atelier national de réflexion a été organisée pour partager et pré-valider le document de contribution avec l’ensemble des acteurs (Organisation de producteurs, éleveurs, société civile, services étatiques…).

Et l’implication de CICODEV dans la promotion de l’agroécologie dans tout ça, Monsieur Amadou Kanouté ?   

« CICODEV souhaite que les points focaux situés dans les zones identifiées puissent assister à ces ateliers de consultation pour apporter une perspective Consommateur pendant les échanges avec les équipes d’animateurs. CICODEV représente les consommateurs au sein de la DYTAES, qui a pour rôle de sensibiliser les communautés sur les avantages de l’agroécologie, mais aussi de produire un document de contribution politique avec des recommandations phares à l’endroit des décideurs politiques et de la société civile. Sur le plan continental, CICODEV est membre d’AFSA (Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique), qui est une large alliance d’acteurs de la société civile, qui participent à la lutte pour la souveraineté alimentaire et l’agroécologie en Afrique, AFSA compte 4 groupes de travail parmi lesquels Citoyens et Agroécologie, dont CICODEV est membre et lead. Le rôle de ce groupe de travail est de lever les contraintes que rencontrent les aliments issus de l’agroécologie, afin que qu’ils deviennent plus accessibles aux citoyens et consommateurs en Afrique ».

Quel est le lien entre agroécologie et protection des consommateurs, Monsieur Amadou Kanouté ?  

« L’objectif de CICODEV est de créer une plus grande visibilité et un meilleur accès aux aliments et produits issus de l’agroécologie pour les consommateurs sénégalais en ayant à l’esprit les droits et devoirs des consommateurs ».

Dans la foulée, face à la sécheresse, les changements climatiques, l’utilisation abusive des produits agro-chimiques et tout le modèle de production qui y est lié, la surexploitation des ressources naturelles, font que le Sénégal et d’autres pays sahéliens se trouvent dans l’obligation de mettre en œuvre des alternatives pour la sécurisation des générations actuelles et futures, a révélé, le communiqué parvenu à la rédaction du 1er journal agricole du Sénégal www.rondelleplus.org et exploité par son desk environnement et agroécologie.

« Des organisations paysannes, des ONG, des instituts de recherche, ont pris conscience déjà depuis plusieurs années de la situation et tentent de mettre en place des alternatives en vue d’aller vers une souveraineté alimentaire. Cette alternative n’est d’autre que l’agroécologie. La stratégie de ces acteurs a été toujours de partager régulièrement les expériences, de porter un plaidoyer ensemble. Depuis 2016, l’initiative prend de l’ampleur avec le rassemblement de plus en plus d’organisations et de réseaux autour de l’agroécologie, en initiant des Journées de l’agroécologie. Cette année, qui marque la 3ième édition de ces journées, connaît une évolution particulière. Ils se sont mobilisés ensemble, autour d’un processus de réflexion et de partage depuis la déclaration du Président de la République, disant qu’il fait de l’Agroécologie le quatrième axe de son quinquennat », a résumé, Mariéme Sow, PCA ENDA, face à la presse agricole sénégalaise (www.rondelleplus.org), qui était en conclave pour comprendre le concept : « AGROECOLOGIE ».

Mieux, depuis avril 2019, une soixantaine d’acteurs de l’agroécologie sont dans une dynamique dénommée DyTAES (Dynamique sur la Transition Agro-écologique du Sénégal), en vue de construire une contribution commune pour renforcer l’Etat l’État du Sénégal dans sa vision exprimée par le Président de la République du Sénégal. Ils ont adopté une méthode qui a consisté d’abord à faire la cartographie des initiatives portées par des organisations paysannes, des ONGS, et par l’État, puis ont organisé 6 ateliers dans les différentes zones agro-écologiques du Sénégal et surtout un septième atelier dont la particularité a été de mettre ensemble producteurs, consommateurs, nutritionnistes, toxicologues, pour échanger sur la plus-value de la production agro-écologique sur la santé humaine, animale et environnementale. Tous ces éléments ont permis de produire un document de contribution aux politiques nationales sur la transition agro-écologique, qui a fait l’objet d’un atelier national de restitution les 18 et 19 Novembre 2019 (Voir Ailleurs : Ndlr).

Pour rappel, la DyTAES organisera dans moins de 48 heures à l’issu de la finalisation de ce document, la 3ième édition des Journées de l’agroécologie les 30 et 31 janvier 2020. Bref, cette rencontre va regrouper plus de 400 personnes pendant deux jours, venues du Sénégal, de la sous-région et du reste du monde, afin de réunir des organisations paysannes, des élus locaux comme la localité de Ndiob, une zone agroécologique, dont son élu local, le Maire, Oumar Ba, fait partie de l’organisation de ces Journées sur l’Agroécologie, des institutions de recherche et de formation, des ONG.

Et il sera clôturé le 1er février 2020, au Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose par un « Takussan » agroécologique pour la remise officielle du document de contribution au chef de l’État du Sénégal, Macky Sall, qui parraine cet événement.

Par Amadou Tidiane Sow

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BAM

A suivre…

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