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DE SES RACINES OU ORIGINES, JUSQU’AU BILAN DE L’ANNEE 2019 DE LA PRODUCTION HORTICOLE, ZOOM SUR LES DIFFÉRENTES CATÉGORIES DE MANGUES SÉNÉGALAISES, EN CHIFFRES ET EN LETTRES

Quelles sont les statistiques de production et d’exportation pour les 4 dernières années ?

De par sa définition, la mangue est le fruit du manguier, qui est un arbre de la famille des térébinthacées, la mangue est un aliment comestible à chair chamue, jaune et sucrée avec un noyau large et adhérant, la mangue est un fruit tropical originaire d’Asie. En effet, la mangue également est un arbre tropical de la famille des Anacardiaceae, elle (la mangue) trouve aussi ses racines aux forêts d’Inde, du Pakistan et de la Birmanie où elle pousse encore à l’état sauvage, elle pousse aussi au Sénégal à travers ses forêts, ses maisons, la mangue, ce fruit succulent existe dans les Niayes du Sénégal, des régions comme Thiès, toute la région naturelle de la Casamance, Kaolack…, a appris, lundi matin à Dakar, le reporter du desk agriculture et agroalimentaire du 1er journal en ligne économique du Sénégal le www.rondelleplus.org, dans le contexte d’un conclave du bilan de la campagne horticole 2019 : « ZOOM SUR LA MANGUE », sous la houlette du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER) et de la Direction de la Protection des Végétaux (DPV), y compris la présence de tous les acteurs de cette filière dont leur fruit (Mangue) est très prisé au pays de la : « TERANGA ». Ainsi, la mangue est portée par un arbre dit : « MANGUIER », cet arbre, le Mangifera indica, a un feuillage persistant, dense et vert foncé, comme caractéristique. Sous ce registre, la forme de son fruit est à la base du motif cachemire. Mieux, son nom vient du portugais manga, repris du malayalam, qui vient du tamoul. Et on appelle, les mangues sauvages, les fruits d’autres arbres, du genre Irvingia (ces fruits sont verts avec des tâches noires et leur chair est d’une belle couleur orangée et d’un parfum exquis), rattaché à la famille des Irvingiaceae. Par ailleurs, un aperçu général du secteur national de la mangue et des détails de la culture se résument comme suit : « La mangue (Mangifera indica) représente la première production fruitière du Sénégal. Ces trois dernières années sa production avoisine les 130.000 tonnes. Elle génère actuellement 33. 600 emplois dont presque 15. 550 occupés par les femmes et fait vivre 39. 050 personnes (USAID /SAGIC, 2006). Le potentiel de rendement est de 20 tonnes/ha (vergers améliorés), mais le rendement moyen réel tourne autour de 10 tonnes en raison de problèmes de production, mais surtout de problèmes phytosanitaires ». Dans la foulée, Les principales variétés exportées sont les suivantes : « Kent : Caractérisée de par sa coloration externe rouge pourpre avec une chair orangée fondante, juteuse et sans fibre, elle est considérée comme la meilleure variété exportable car représentant plus de 70 % des mangues exportées. Ses fruits sont de forme ovoïde, relativement gros, d’un poids variant entre 500 et 900 g avec une maturité progressive. Elle résiste bien au transport maritime mais est sensible aux piqûres de mouche et aux attaques d’anthracnose. Keitt : Variété tardive avec une coloration rouge rosée. Le poids moyen du fruit varie entre 400 et 450g. Elle est la deuxième variété exportée par le Sénégal. Elle a une chair jaune ferme, sans fibre, mais sa peau est fine, fragile et sensible aux manipulations. Cependant son processus de maturation lent, la rend adaptée au transport maritime. Caractérisée de par sa forme ovale, elle est moins sensible aux attaques parasitaires (mouche des fruits et anthracnose) que la variété Kent. Osteen : Originaire d’Espagne, c’est une variété de taille moyenne à grande (600 – 750g) présentant une couleur intense violet/mauve. Sa pulpe est jaune, ferme, sans fibre et savoureuse. Son noyau est long et plat. Depuis 2000, elle est cultivée et exportée vers l’Espagne et le Maroc. Elle est réputée résistante aux piqûres des mouches des fruits ».

Selon, le document parvenu à notre rédaction, les zones de production de la mangue au Sénégal sont :

Les zones productrices de mangues sont essentiellement les régions de Dakar, Thiès, Kaolack, Fatick, Kolda et Ziguinchor, Sédhiou, Saint-Louis (Figure 1).

Figure 1 : Carte de localisation des zones de productions de mangues au Sénégal

Description des saisons de production par zones :

La saison de production destinée à l’export, selon les régions, peut s’étaler de mai à octobre comme l’indique le tableau ci-dessous :

Mois Région Mai Juin Juillet Août Septembre Octobre
Zone sud            
Zone centre            
Zone niayes            
Zone nord            

Tableau 1 : Description des saisons de production par zone

Description du climat des différentes zones de production :

Zone SUD : la région naturelle de la Casamance qui couvre les régions administratives de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou est située à l’extrême Sud du Sénégal. Elle se présente avec une relative abondance des formations forestières. Le fleuve qui lui a donné son nom l’irrigue sur plus de 300 km, avec 86km de côte et la mangrove qui borde son littoral s’étend sur 70 000ha. La densité de son réseau hydrographique, la douceur du climat, l’abondance des pluies et la fertilité des terres font de la Casamance une zone très propice au maraîchage et à l’arboriculture. C’est une zone de climat tropical de type sub-guinéen qui est adouci à l’ouest par les alizés maritimes.

Cependant, l’arrivée de Bactrocera dorsalis signalée dès 2004 au Sénégal, a significativement affecté ce dynamisme de production suscitant des pertes allant jusqu’à 80% dans la zone de la Casamance.

Zone Centre : la région de Fatick appartient au domaine climatique soudanien qui constitue le plus aride et le plus chaud des domaines climatiques au Sénégal. Le climat de la région est de type tropical soudanien, marqué par deux variantes : Une variante sahélo-soudanienne dans les départements de Gossas et de Fatick marquée par des isohyètes variant entre 400 et 600 mm ; Une variante soudano-sahélienne dans le département de Foundiougne comprise entre les isohyètes 600 et 800 mm. Il faut noter cependant l’influence du climat maritime sur la partie côtière des départements de Foundiougne et Fatick.

Zone Niayes : elle s’étire sur une longueur de 180 km, avec une largeur qui varie de 5 à 30 km à l’intérieur des terres.  Grâce à son climat frais et à la présence d’une nappe d’eau à faible profondeur, cette zone connaît en plus du maraîchage, un développement important de l’arboriculture fruitière (manguier, goyavier, etc.), qui constitue la végétation la plus vivante et la plus captivante du littoral. Avec une agriculture pluviale, elle fournit près de 95% de la production horticole du Sénégal.

La détérioration climatique consécutive au changement global du climat a entraîné une irrégularité interannuelle des précipitations, qui s’est traduite par un glissement remarquable des isohyètes vers le Sud. L’arrivée de Bactrocera dorsalisa significativement affecté ce dynamisme de production suscitant des pertes allant de 30 à 60% dans la zone des Niayes.

Zone nord : Le climat de la région est de type sahélien caractérisé par des alizés continentaux chauds et secs ou Harmattan et des alizés maritimes à l’ouest. Les températures moyennes annuelles sont relativement élevées avec cependant l’influence adoucissante de la mer à l’ouest, favorable pour les cultures maraîchères. Par contre, la zone continentale a des températures élevées presque toute l’année allant parfois au-delà de 40°c dans le département de Podor.

La région de Saint-Louis dispose de ressources en eau abondantes. On distingue des eaux de surfaces et des eaux souterraines. Les eaux de surface sont constituées essentiellement par le Fleuve Sénégal, qui traverse tout le long de la région, ses défluents, le lac de Guiers et de nombreux marigots et mares temporaires. Le lac occupe une place importante à cause de sa réserve d’eau douce et joue un rôle stratégique pour l’alimentation en eau potable de la ville de Dakar et pour l’Horticulture.

3. Statistiques de production et d’exportation pour les 4 dernières années

Années 2016 2017 2018 2019
Production (T) 130 000 132 000 128 450 130 000
Exportation (T) 15 312 17 168 21 430 19 450

Pour rappel, il est attendu aussi de cette rencontre entre acteurs agricoles, l’évaluation de la participation du Sénégal au comité SPS de l’OMC, qui a vu une délégation sénégalaise quittée Dakar pour Genève aux dates du 04 et 08 Novembre 2019 (Source Presse Agricole : www.rondelleplus.org), 76ième session du genre.   

Par Amadou Tidiane Sow

www.rondelleplus.org

A Suivre…

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