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LANCEMENT DU PROJET 100 000 LOGEMENTS AU SÉNÉGAL

Et si son Excellence Macky Sall pouvait rapidement valider cette proposition de réforme foncière…Le Président de la République attend quoi au juste ?  

Dans le contexte de la mobilisation foncière au Sénégal par les pôles, ce pays qui compte 14 régions, 45 départements et 27 pôles urbains, y compris plus de 1000 villages. Ainsi, ces pôles sont de vastes espaces multifonctionnels et intégrés comprenant l’habitat, mais aussi toutes les autres fonctions, lit-on, dans un document parvenu à la rédaction du desk foncier du 1er journal en ligne économique sénégalais le www.rondelleplus.org, qui entre dans le cadre du lancement de la campagne d’inscription au projet 100. 000 logements (www.100000logements.com), prévu ce vendredi matin à Dakar, sous la houlette du Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique. Selon, le texte chaque pôle est destiné à accompagner le développement économique et social des territoires. L’option du Sénégal, c’est donc de lier l’habitat à l’activité. Les permettent de mobiliser le foncier pour ne pas rendre les politiques de logements exclusivement dépendantes des communes. Ainsi, cette stratégie a permis à l’Etat de sécuriser au total 13 000 hectares : 10 800 dans l’axe Dakar-Thiès-Mbour et 2200 ha dans le reste du pays. En effet, la mobilisation foncière par les communes, en plus de la stratégie de mobilisation du foncier public dans les pôles urbains, le projet s’oriente vers la mobilisation d’assiettes foncières se trouvant sous le contrôle des collectivités territoriales. A ce titre, le modèle développé s’appuie sur la contractualisation entre l’État, les collectivités territoriales et les promoteurs pour mobiliser les assiettes à mettre à la disposition de ces derniers sur la base d’une convention adossée à un cahier des charges. Des mesures d’accompagnement sont également envisagées, notamment des incitations fiscales à travers le régime dérogatoire institué en 2016. Par ailleurs, le concept : « Zéro Bidonville et 100. 000 logements », l’on nous révèle dans le document que : « Cette politique se poursuit avec le Programme Zéro Bidonville, qui vise à les éradiquer à l’horizon 2035. La composante essentielle de ce programme, c’est le projet de construction de 100 000 logements sociaux décents et accessibles en 5 ans dans tout le pays. 40% des sénégalais en zone urbaine vivent dans des bidonvilles avec un accès aléatoire aux services sociaux de base. Le Sénégal a connu une très forte et rapide croissance démographique et urbaine, entrainant un déficit de plus de 300 000 logements dont 150 000 rien qu’à Dakar. C’est donc un choix fort et stratégique, qui doit permettre de transformer les dépenses locatives en dépenses acquisitives, grâce à des modes de financement innovant. Tout le défi, aujourd’hui, est d’arriver à faire évoluer le loyer des ménages à revenus faibles ou irréguliers en location-vente sur 10 à15, voir 20 ans ou plus (Problématique : Comment accélérer l’offre et rendre le logement abordable ? Solution : Construire 100 000 logements au Sénégal (20 000 par an pendant 5 ans) où 60% sur l’axe Dakar-Thiès-Mbour et 40% dans les villes de plus de 10 000 habitants du reste du pays) ». Mieux, les objectifs principaux du projet sont : « d’accélérer et diversifier l’offre de logements pour les ménages à revenus faibles et/ou irréguliers et Rendre accessible les logements décents à toutes les catégories sociales ». Comment : « Rendre le foncier disponible et sécurisé par la création de titres ». Et l’Aménagement ? « Il s’agit de réaliser des aménagements de qualité pour des logements décents (infrastructures sociales de base pour lutter notamment contre les inondations), sans recours au budget de l’État. Cela est possible par la valorisation foncière pour faciliter l’accès à des logements décents. L’intrant le plus important c’est le foncier. S’il est disponible et aménagé, le coût du logement baisse de façon substantielle ». Dans la foulée, les financements innovants concernent le fonds de garantie de l’habitat social alimenté par la taxe ciment (2000 francs CFA par tonne). Sous ce registre, il est noté dans le texte que : « l’Ecosystème de construction est de promouvoir une industrie locale ou régionale de la construction. Actuellement, l’importation du second œuvre renchérit le coût du logement. L’Afrique peut, avec ses besoins, produire suffisamment et se positionner sur le marché international face à la Chine ou à l’Union Européenne (carrelage, portes, fenêtres, sanitaires…) ». Pour rappel, depuis 1960, les populations les plus vulnérables, ayant des revenus faibles ou irréguliers, sont victimes de la spéculation foncière, qui les exclut du droit à la propriété. L’offre de logements décents et accessibles en terme de prix n’est réservée qu’à un nombre restreint de privilégiés, alors qu’obtenir un logement décent et vivre avec sa famille dans un cadre sain constitue une question de dignité humaine pouvant même être élevée au rang de droit humain. Bref, pour s’inscrire dans ce projet intitulé 100 000 logements, c’est en clic, au www.100000logements.com .

Par Amadou Tidiane Sow

www.rondelleplus.org

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