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48 HEURES DE CONCLAVE, D’INFORMATIONS SUR LES ENJEUX DES NORMES ET SI ON A PARLE, L’ASSAINISSEMENT AUTONOME (AA) AU SÉNÉGAL

« Le Sénégal est une référence en Afrique en matière d’amélioration de la gestion des boues de vidange. Le défi est donc de faire du projet d’adoption et de mise en oeuvre des normes sur l’Assainissement Autonome (AA), un succès dans sa phase de mise en oeuvre à l’échelle… », selon Lassana Gagny Sakho, Directeur Général de L’ONAS

Tout est parti d’un contexte selon lequel : « ISO 24521, ISO 30500, ISO/DIS 31800 constituent les premières normes dans le secteur de l’assainissement et couvrent ensemble la totalité de la chaine de services ». Ainsi, dans le document parvenu à la rédaction du 1er journal en ligne spécialisé sur les questions de l’hydraulique, de l’assainissement, de l’environnement…, hier, Il est souligné que : « Si ISO 24521 est une norme de gestion des services de traitement des eaux usées domestiques de base, ISO 30500 et ISO/DIS 31800 regroupent les exigences générales de sécurité et de performance applicables aux technologies novatrices d’assainissement ». En effet, dans le texte l’on y révèle que : « Le 8 novembre 2018, le Sénégal a été le premier pays au monde à adopter la norme ISO 30500 au niveau national. Le projet d’Adoption et de mise en oeuvre des normes sur l’assainissement autonome, démarré en juillet 2019, intervient pour accompagner la mise en œuvre de la norme ISO 30500 et le développement, l’adoption et la mise en oeuvre d’autres normes internationales sur l’assainissement autonome aussi bien au Sénégal, qu’en Afrique Sub-saharienne ». Par ailleurs, l’objectif principal de ce conclave de 48 heures, qui s’est déroulé aux dates du 12 et 13 Novembre 2019, entre acteurs de l’hydraulique, de l’assainissement…était d’informer les acteurs du secteur de l’assainissement des objectifs et résultats attendus du projet d’adoption et de mise en oeuvre des normes sur l’assainissement autonome (AA), sous la houlette de l’association sénégalaise de normalisation (ASN2019) et de l’office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS2019), en présence de plus de 30 participants qui sont venus des structures, qui composent le secteur de l’assainissement sénégalais notamment des entités privées comme publiques. « L’adoption nationale de la norme NS ISO 30500 témoigne de la volonté de l’État du Sénégal à mettre le secteur de l’assainissement autonome (AA) au rang des priorités en vue d’améliorer les conditions de vie des populations. Le secteur de l’assainissement autonome est, aujourd’hui, grâce à l’ONAS, créateur de valeur ajoutée avec une panoplie de projets structurants axés sur le traitement des boues de vidange et des eaux usées, mais aussi sur la valorisation des sous-produits de ces traitements », a soutenu, face à la presse spécialisée sur les questions hydrauliques et de l’assainissement au Sénégal (www.rondelleplus.org), Monsieur EL Hadji Abdourahmane Ndione, Directeur Général de l’ASN. A en croire, Monsieur Lassana Gagny Sakho, Directeur Général de l’ONAS, en ces termes : « Ces différentes initiatives telles que le programme de structuration du marché des boues de vidange (PSMBV) financées par la Fondation Bill et Melinda GATES, font du Sénégal une référence en Afrique en matière d’amélioration de la gestion des boues de vidange. Le défi est donc de faire du projet d’adoption et de mise en oeuvre des normes sur l’Assainissement Autonome (AA), un succès dans sa phase de mise en oeuvre à l’échelle ». Selon lui, l’État du Sénégal a consenti un investissement d’environ 300 milliards de FCFA pour le secteur de l’assainissement où intervient plusieurs acteurs. Les normes sur l’AA sont les bienvenues pour montrer le chemin à suivre. Dans la foulée, des présentations et discutions (à bâtons rompus : Ndlr) sur le projet d’adoption et de mise en œuvre des normes de l’assainissement autonome (AA) ont été passées en revus. Et dans sa présentation axée sur : « États des lieux de l’assainissement », Lassana Gagny Sakho, a révélé que : « L’ONAS met en oeuvre la politique établie par l’État du Sénégal, en matière d’assainissement et travaille avec les collectivités territoriales pour mettre en place les plans de développement de l’assainissement. Un contrat de performance lie l’État à l’ONAS. Au Sénégal, le taux d’accès à l’assainissement amélioré est de 42% en zone rurale pour 67% en zone urbaine et le taux de défécation à l’air libre qui est de 4% en zone urbaine pour 29% en zone rurale. Mais ces taux restent en dessous de ceux fixés pour l’atteinte des OMD et des ODD. Trois systèmes d’assainissement existent au Sénégal : le collectif, le semi collectif et l’autonome. Le système d’assainissement autonome est le plus répandu alors que l’assainissement collectif reste limité et confiné aux zones urbaines. La mise en place d’un assainissement collectif génère des couts très élevés, auquel s’ajoutent les couts d’entretien. La référence de base est l’ODD 6.2 et les normes sur l’Assainissement Autonome (AA) seront d’un appui important pour l’atteinte de cette cible. Les défis identifiés sont relatifs au non-respect de la règlementation, notamment le décret n°2019-786 qui établit la compétence de l’ONAS sur la maitrise d’ouvrage et d’exécution en matière de gestion des eaux usées. La pertinence des indicateurs de mesure corrélés aux ODD qui doivent être actualisés, la résolution des problèmes d’accès aux services équitables, de transport sécurisé et de traitement total des boues de vidange, l’augmentation du financement basé sur les besoins d’investissement, le développement d’une communication ciblée et préventive, sont autant de défis du secteur de l’assainissement autonome auxquels les pouvoirs publics sont confrontés. Les perspectives sont relatives, à la mise en place d’une réforme institutionnelle (avec sur 4 possibilités), d’une solution structurante pour financier le cycle d’exploitation, à l’adaptation des systèmes en fonction de l’environnement et à une forte implication du secteur privé. Les discussions ont porté sur la situation de référence et des indicateurs en matière d’assainissement qui ne sont pas mise à jour, sur la faiblesse institutionnelle du secteur de l’assainissement par rapport à celui de l’eau, sur l’implication du secteur privé local qui est un acteur majeur de la chaine de valeur de l’Assainissement Autonome (AA) ». Sous ce registre, Monsieur Baba Niang, Chef Adjoint Certification de l’ASN, au cours de sa présentation axée sur : « La Normalisation et la Certification ASN », il a argumenté que : « La normalisation est une activité d’intérêt général qui a pour objet de fournir des documents de référence élaborés de manière consensuelle par toutes les parties intéressées, portant sur des règles ou des caractéristiques relatives à des produits, des services, des méthodes, des processus ou des organisations. Les normes sont, en principe, d’application volontaire, mais certaines sont d’application obligatoire (au nombre de trente-trois actuellement) quand elles sont citées dans un texte règlementaire comme moyen unique de répondre aux exigences de ce texte. Le processus de normalisation part d’une proposition, suivi d’un avant-projet de norme soumis au comité technique qui enclenche une enquête publique permettant d’élargir le consensus sur le projet norme au public pour recueillir éventuellement des commentaires. Les résultats de l’enquête publique sont soumis à la division concernée de l’ASN qui fait la synthèse des commentaires, et convoque un atelier de validation du projet de norme. Il s’en suit l’homologation de la norme par le Conseil d’Administration et sa publication au Journal Officiel. La certification est une évaluation de la conformité d’un produit, d’un service ou d’un système de management à une norme. La certification permet à une entreprise d’être compétitive sur un marché dans la mesure où la qualité de son produit est prouvée. À ce jour, l’ASN ne certifie que des produits. Le processus de certification commence avec une demande de certification exprimée par le client à l’endroit de l’ASN, ensuite on procède à la revue de la demande à partir des règles générales de la marque enfin le client remplit un formulaire de renseignements techniques. Il s’ensuit l’instruction du dossier puis les audits par des experts impartiaux accompagnés d’essais de laboratoires de préférence accrédités ISO 17025 (1). En cas de constat de non-conformité, il est demandé au client de les corriger dans un délai imparti avant de procéder préalablement à l’obtention de la Licence d’octroi de la marque de conformité. Celle-ci est valable trois ans renouvelable avec des contrôles semestriels ». D’après, Monsieur Baba Niang, sur la différence entre Accréditation et Certification : « L’Accréditation est la reconnaissance formelle de la compétence d’Un laboratoire, Organisme d’inspection ou Organisme de certification à procéder à l’évaluation de la conformité, alors que la Certification est l’attestation formelle de la conformité d’un produit ou service à une norme. Les discussions ont tourné autour de l’interpellation de l’ASN sur l’absence de normes sur les sédiments au Sénégal à laquelle il a été rappelé que l’ASN encadre le processus seulement à la demande des acteurs concernés ». Pour rappel, l’ASN est créé par le Décret 2002-746 du 19 juillet 2002 et a comme missions principales l’élaboration des normes et la certification de produit. Elle a le statut d’association avec un conseil d’administration composé de membres du secteur public et du secteur privé. Les acteurs qui interviennent dans le processus de normalisation sont organisés en comités techniques et en sous-comités.

Par Amadou Tidiane Sow
www.rondelleplus.org
1er Journal en Ligne sur les Questions de l’Hydraulique, Assainissement, Environnement… au Sénégal
Bluecom Hydroagricole Médias (BAM)

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