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SIXIÈME RÉUNION DU COMITÉ RÉGIONAL DE PILOTAGE DU PGIRE 2, PLUS DE 39 MILLIARDS DE FRANCS CFA MOBILISES POUR L’ACTE 2, 2020 L’ANNEE DES GRANDES ACTIVITÉS ET DES RÉALISATIONS DE LA PHASE 2

« Le taux d’exécution financière du budget est de 63,43% à la même date et les prévisions au 31 Décembre 2019 sont de l’ordre de 84%… », selon Mme Anta Seck, Coordonnatrice du PGIRE

De 2007 à 2013, il était une question au niveau de l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), dans le cadre global de sa politique d’une bonne gestion de l’eau au niveau des quatre pays qui la compose (Sénégal, Mali, Mauritanie et la Guinée), qui a pour mandat de sécuriser les économies des États riverains du fleuve Sénégal, d’atténuer la vulnérabilité des conditions de vie des populations par la mise en valeur des ressources hydriques et énergétiques, de concevoir un projet intitulé : « Projet de Gestion Intégrée des Ressources en Eau et de Développement des Usages Multiples du Bassin du Fleuve Sénégal (PGIRE) », a appris, mercredi matin à Dakar, le reporter du desk hydroagricole du journal en ligne sénégalais spécialisé sur ces questions le www.rondelleplus.org , dans le contexte de la 6ième réunion du comité régional de pilotage du PGIRE, Acte 2. Ainsi, de sa par sa définition au sein de l’OMVS, le PGIRE est un programme de développement multisectoriel formulé pour renforcer l’intégration régionale des 4 pays riverains et améliorer les conditions de vie des populations. Ainsi, le PGIRE Acte 1, qui a duré 6 bonnes années, a eu ces résultats qui suivent parmi tant d’autres, il s’agit de : « La réhabilitation de 500 ha de Périmètres irrigués Villageois (PIV) dans les Cercles de Kayes et de Bafoulabé au Mali. L’aménagement de 1500 ha de Bas-fond et de 50 ha de Petits Périmètres Maraîchers (PPM) dans les cercles de Kayes et de Bafoulabé au Mali. La réhabilitation du Périmètre Pilote de Gorgol (700 ha), du périmètre irrigué de Bellara (250 ha) et des PIV du Trarza (220 ha) en Mauritanie. La réhabilitation de 700 ha de Périmètres irrigués de Hamady Ounaré et Orkadiéré dans le département de Matam au Sénégal… ». En effet, après le PGIRE 1 qui a été bouclé en 2013, c’est autour du PGIRE 2 qui a débuté en juillet 2014, dont sa finalité est annoncée en juin 2021. Dans le contexte, d’Un Temps d’Action où toute les activités et grandes réalisations sont attendues en 2020, le coût total du projet PGIRE, Acte 2, est estimé à hauteur de 240,500 millions de Dollars US, dont un montant de 221,5 millions de Dollars US accordé par l’IDA, 16 millions de Dollars par le FEM et un financement de contrepartie de 12 millions de Dollars US des Etats Membres de l’OMVS. A ce financement, s’ajoute le don du Royaume des Pays-Bas d’un montant de 11 millions d’euros pour le Trust Fund 3 (TF3), avec des objectifs principaux qui sont : « Appuyer le développement des usages de l’eau dans le bassin du fleuve Sénégal de manière concertée entre les pays membres de l’OMVS ; Renforcer les capacités de l’OMVS à prendre en compte le changement climatique dans le développement et la gestion concertées des ressources en eau dans le bassin du fleuve Sénégal ». Par ailleurs, au total plus de de 4,5 millions de personnes au sein du Bassin du Fleuve Sénégal devront bénéficier directement de ce projet. Mieux, plus de 56 200 petits exploitants agricoles et agriculteurs pratiquant une agriculture de subsistance ; 12 000 personnes travaillant dans la pêche artisanale, soit dans la capture de poisson, la transformation ou la vente dont 58% sont des femmes ; 5 000 bénéficiaires du projet et les membres d’association d’usagers de l’eau soutenus pour accroître leur résilience au climat à travers des projets pilotes ; 4 500 000 de personnes vivant dans le bassin du Sénégal bénéficiant de la distribution du MILDA ; 2 100 000 enfants en âge scolaire et 1 000 000 d’adultes traités par an contre les maladies tropicales négligées (MTN). « Au titre des avancées, il est heureux de constater que le projet est parvenu à réaliser les résultats suivants : La conservation des produits agricoles s’est améliorée par la construction de cinq (05) magasins de stockage dans les régions de Mamou et Labé. La stabilisation des berges a été renforcée par la réalisation de plus de 600 ml de murs de soutènement en gabions, de cinq (5) abreuvoirs et trois (3) lavoirs dans les communes rurales de Dounet et Kalan, la mobilité des personnes et de leurs biens a été améliorée et sécurisée à travers la réalisation de trois (3) passerelles dans les communes rurales de Dounet et Kalan. Plus de 500 ha ont été restaurés dans les Préfectures de Mamou, Dalaba, Labé et Tougué en Guinée ; Prés de de 30 ha de périmètres irrigués villageois (PIV) de Kamamkolé sont disponibles, pour la mise en valeur par la réalisation des travaux de branchement de la station de pompage à la ligne moyenne tension Mahina-Bafoulabé au Mali, trois (3) petits périmètres maraîchers (PPM) sont consolidés à travers l’acquisition de groupes motopompes, près de 1 500 ha sont protégés par des techniques appropriées d’agroforesterie dans les cercles de Kayes et Bafoulabé au Mali », a soutenu, face à la presse hydroagricole sénégalaise (www.rondelleplus.org), Monsieur Hamed Diane SEMEGA, le Haut-Commissaire de l’OMVS. Selon lui, Environ 1 650 ha sont réhabilités dans les Wilaya et Trarza et Brakna, 8 200 ha sont sécurisés en eau par le faucardage et le curage de 23 km sur les marigots de Sokam et de Bougueiba dans la Wilaya de Trarza et environ 1 200 ha sont consolidés avec le renouvellement des équipements du poste de transformation du PPG 2 en Mauritanie. Près de 1 400 ha réhabilités et aménagés, mis à la disposition des communautés pour une mise en valeur au cours de la campagne 2019 au Sénégal. Près de 8 850 ha sont sécurisés en eau par la construction de l’ouvrage de contrôle de décrue de la cuvette Yédia (Matam, la réalisation des travaux de recalibrage et d’endiguement du Diawel (Dagana) et le curage de Dioulol, 06 mini-rizeries ont été construites et équipées dans les Départements de Matam et de Dagana au Sénégal. A en croire, Madame Anta Seck, Coordonnatrice Régionale du PGIRE, en ces termes : « Cette 6ième réunion du comité régional de pilotage du PGIRE 2 est un Grand Oral, Un Test pour nous. Le taux d’exécution financière du budget est de 63,43% à la même date et les prévisions au 31 Décembre 2019 sont de l’ordre de 84% ». Pour rappel, le PGIRE, exécuté au niveau régional par le Haut-Commissariat de l’OMVS et au niveau national par les agences d’exécution, a enregistré un taux global de décaissement de 59,65% sur les fonds IDA, 47,37% sur les fonds FEM et 51,64% sur les fonds TF3 à la date du 10 Octobre 2019. Bref, plus de 39 milliards de francs CFA sont mobilisés pour la phase 2 du projet de gestion intégrée des ressources en eau.

Par Amadou Tidiane Sow

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