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DAKAR, THIES, DIOURBEL CARACOLENT EN TETE POUR LA CONSOMMATION DU RIZ LOCAL, SAINT-LOUIS ET CASAMANCE SONT LES GRENIERS OU ZONES DE PRODUCTION

« Si on veut améliorer la carte de la sécurité alimentaire par rapport au riz que nous consommons… », selon Dr. Seydina Ousmane Séne (Chercheur Associé à IPAR)

« Il y’a par personne 119 kilogrammes de riz consommé, par jour, par personne au Sénégal et en moyenne 78 kilogrammes consommés par année. La majeure partie des populations sénégalaises, 55% se disent satisfaits de consommer le riz. Nous, on a essayé de chercher parmi les 45% qui restent, comment on va combler ce gap-là, en essayant de proposer des leviers d’action aux décideurs pour pouvoir changer ces données-là, au niveau même régional et arrondissement, afin d’améliorer la prise de décision au niveau national dans le contexte de la sécurité alimentaire et spécifiquement par rapport à l’accès de la consommation du riz local », a soutenu, vendredi matin à Dakar, Dr. Ousmane Seydina Séne, Chercheur Associé à IPAR, face au premier journal en ligne agricole sénégalais le www.rondelleplus.org , au cours d’une animation scientifique axée sur le thème : « Quel est l’impact des facteurs sociaux, la contribution des données massives qu’on appelle les Big Data, pour mesurer ou bien comprendre l’accès à la Sécurité Alimentaire, Focus sur le riz…». A en croire, Dr. Ousmane Séne, en ces termes : « La majeure partie qui consomme le riz local se trouve à Dakar, à Thiès et à Diourbel. On peut ne pas trouver le riz local consommé dans les zones de production (dans ces manches-là). Oui, Saint-Louis et Ziguinchor (Casamance) sont les greniers du riz local quand vous regardez la production, quand vous regardez la consommation Non. C’est effectivement ça l’objectif principal de l’étude qu’on voulait corriger. Pourquoi on trouve du riz dans le Nord à Saint-Louis et que vous ne pouvez pas trouver ce riz local là à Saint-Louis (la consommation), la production existe, c’est le bastion de cette production, mais quand vous regardez la consommation, vous ne trouvez pas ce riz local dans ces zones de production. Nous avons essayé de différencier le côté producteur et le côté consommateur parce que produire une chose, c’est une chose, le riz ça existe, mais est-ce-que ce riz-là est disponible sur le marché ». Pour Dr. Seydina Ousmane Séne : « Si on veut améliorer la carte de la sécurité alimentaire par rapport au riz que nous consommons, nous avons proposé 4 types de leviers. Il s’agit des infrastructures de marché (Transport Local, Régional et Inter Urbain), l’amélioration des points d’eau, l’amélioration de la mobilité des personnes d’une région à une autre, l’accès à l’information ».

Par Amadou Tidiane Sow
A Suivre…

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