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22 SEMAINES, 150 JOURS, 5 MOIS, SANDIARA CETTE ZONE A VOCATION AGRICOLE ET PASTORALE DU SÉNÉGAL VA ACCUEILLIR LA FORMATION DES FORMATEURS DE 35 JEUNES, A COMPTER AU MOIS DE NOVEMBRE 2019 JUSQU’AU MOIS DE MARS 2020, GRACE A L’ASSOCIATION INTERNATIONALE D’AIDE HUMANITAIRE MERCY SHIPS A TRAVERS SON PROGRAMME AGRICOLE

« Les gens oublient que tant que l’agriculture n’existe pas, aucun métier au monde n’existerait… », selon Eliphaz ESSAH, Chefs de Projets d’Agriculture de l’Association Internationale Mercy Ships-Africa Mercy

« Dans moins de 30 jours, le bateau Africa Mercy sera à Dakar et nous serons heureux, alors de fournir des formations à des formateurs ou bien à des jeunes entrepreneurs, ou bien à des jeunes qui ont la vocation de devenir entrepreneurs, donner des formations en agroécologie sur toutes ces formes pour que l’agriculture vraiment ait son sens en Afrique et plus précisément dans notre pays le Sénégal », a soutenu, mercredi matin 10 Juillet 2019 à Dakar, Eliphaz ESSAH, Chefs de Projets d’Agriculture de l’Association Internationale Mercy Ships-Africa Mercy, au cours d’un entretien exclusif accordé au 1er Journal en Ligne Agricole du Sénégal le www.rondelleplus.org , dans un contexte où le navire de l’espoir séjournera dans moins de 30 jours au Sénégal, sous la houlette du Président de la République Son Excellence, Macky Sall. En effet, ce navire de l’espoir va rester pendant 10 mois au Sénégal, dont sa mission principale est de venir en aide au plan chirurgical, en guérison à la population du Sénégal, dans le secteur de la Santé, avec ses 14 régions, 45 départements et plus de 1000 villages. « Alors, quand nous parlons de formation agricole au niveau de Mercy Ships, il s’agit de former des formateurs. Nous allons non seulement former des formateurs, mais amener des gens à changer leur façon de penser, c’est transcender et dépasser cette ancienne façon de penser de l’agriculture. Nous sommes des africains, nous savons aujourd’hui, que la réalité au niveau du monde agricole, par des ingénieurs agronomes et autres ; on a peur de se lancer dans l’agriculture, parce que c’est comme un domaine qui est réservé à ceux qui n’ont plus d’emplois ou bien aux pauvres, mais ce que les gens oublient est que tant que l’agriculture n’existe pas, aucun métier au monde n’existerait. Si je suis pilote, c’est parce que j’arrive à manger, si je ne mange pas, c’est que je ne peux pas réfléchir, donc il faut la présence de quelqu’un qui produit, je parle de l’agriculture pour que tous ceux qui sont désespérés, qui ont perdu du courage, puissent comprendre le sens de ce qu’ils sont en train de faire. Ici, au niveau de Mercy Ships, nous recherchons à redonner une autre dimension, une autre compréhension à l’agriculture. Nous voulons amener les personnes à croire qu’avec l’agriculture, on peut être mieux que d’aller en aventure, être diplômé, sortir de son pays, aller balayer les rues en Europe ? Revenons, changeons cette mentalité au niveau de l’agriculture pour Mercy Ships. C’est donner de l’espoir à l’agriculture en Afrique, Amener certaines personnes à comprendre que les talents qu’ils ont, ils peuvent mieux les faire valoir dans le domaine agricole ; donc nous amenons les gens à changer de comportement, de façon de penser, avoir des pensées positives au niveau du monde agricole en Afrique », a argumenté, face au reporter du premier journal en ligne agricole sénégalais le www.rondelleplus.org , Eliphaz ESSAH, l’Ingénieur Agronome et Chefs de Projets d’Agriculture de l’Association Internationale Mercy Ships-Africa Mercy, Spécialiste aussi en Agroécologie et Conservation de la Biodiversité dans un contexte de Changement Climatique. Selon lui, Mercy Ships va accoster au Port Autonome de Dakar (PAD), le programme agricole quitte le bateau, va aller à l’intérieur du pays. Nous serons basés au niveau de Sandiara et c’est là que nous allons mettre en pratique les différentes formes, les principes, dont nous parlons au niveau de la formation. A Sandiara, c’est une formation dont la durée est de 22 semaines, ça fait 150 jours pour ne pas dire 5 mois, donc ça sera une formation intense ; la formation va se faire à Sandiara, la théorie et la pratique se feront à Sandiara, avec 50% de théories, 50% de pratiques, parce que nous voulons amener les apprenants à comprendre et à mettre en pratique. Nous les amenons à comprendre le milieu dans lequel ils entendent exercer l’activité agricole. Donc, l’agriculteur aujourd’hui que nous nous formons, n’est pas celui-là qui va sur un terrain et qui commence par labourer, c’est celui-là qui va sur le terrain, qui comprend comment fonctionne son milieu, c’est ça l’agroécologiste, c’est comprendre d’abord comment fonctionne son milieu et après avoir compris comment fonctionne le milieu, il est en mesure de faire une transcription en fait de ce qu’il a vu sur un papier, c’est celui qui donne des idées de ce qu’il peut faire , donc il commence par avoir des idées de projets sur comment améliorer les conditions de ce milieu-là, tout en produisant et en produisant, il imite la nature, il veut faire comme si c’était la nature qui produisait elle-même. En agroécologie, il ne cherche pas à détruire mais à renforcer en fait l’écosystème pour que la nature puisse lui donner de quoi il a besoin pour vivre. Pendant ce temps on les amène en fait à comprendre ce milieu et à faire un plan de ce qu’ils ont comme idées, parce que tant que vous n’avez pas fait un plan, vous ne pouvez pas construire, donc en faisant ce plan ils peuvent apporter les différentes modifications possibles sur ce qui peut disons être préjudiciable. A l’opposition, ils peuvent déjà le poser sur un plan, avant la mise en application, avant de le mettre en exécution. Donc celui, qui n’a pas fait un plan, qui veut construire un bâtiment, le construit le lendemain, il va dire casse moi ici parce ce que j’ai oublié de mettre une porte, casse moi là-bas j’ai oublié de mettre une fenêtre. Au finish, il dépense deux à trois fois l’argent qu’il devait dépenser en faisant le plan et dépense trois fois parce qu’il n’a pas fait un plan, donc il a gaspillé 200% pour ne pas dire 300% même de son budget. Donc, en faisant le plan, on évite beaucoup de dégâts, il en est de même pour l’agriculture, en faisant ce plan on essaye d’ajuster en tenant compte des différentes cultures que nous pouvons associer, mettre ensemble, pour que tels ou tels insectes ou parasites ne viennent pas détruire nos cultures. C’est donc la mission, de l’agroécologiste dans cette forme d’agriculture et aussi à travers cette formation de Mercy Ships. A en croire, Eliphaz ESSAH, en ces termes : « Alors, c’est intéressant lorsque nous avons une population qui pratique l’agriculture à 70%, c’est déjà intéressant, ça veut dire que y’aura toujours quelques parts où les gens cherchent à améliorer leurs revenus, leurs productions etc. Lorsque, nous avons cette dimension d’implication dans le domaine agricole, 75% c’est énorme, parce qu’il y’a des problèmes auxquels les gens cherchent à trouver des solutions ; et notre rôle c’est de travailler avec ces jeunes, à identifier quels sont les problèmes auxquels ils sont confrontés de façon quotidienne dans leurs activités et ensemble trouver des solutions durables pour que la production agricole trouve quand même un lendemain meilleur et c’est en cela que nous utilisons l’approche participative en matière de recherche agricole, nous n’avons pas une idée déjà bien fixée dans la tête que nous venons calquer, qu’on vient imposer non, mais c’est ensemble de façon participative que nous trouvons les problèmes et recherchons des solutions appropriées à ces problèmes-là. Ici, nous devons travailler la main dans la main avec ces jeunes-là pour pouvoir identifier les différents problèmes et les solutions à apporter pour améliorer l’agriculture. Au niveau du navire de l’espoir, notre mission principale, c’est apporter disons l’espoir et la guérison à ceux-là qui n’ont pas les moyens, les démunis à travers les chirurgies gratuites, les opérations…qui seront traitées gratuitement. Notre mission est d’apporter une guérison à ceux-là qui n’ont pas les moyens d’aller se faire soigner dans les pays développés et qui vivent dans le milieu rural parce qu’entre temps, ils ont été rejetés, parce qu’ils vivent dans des conditions qui ne sont pas bien. Ma première mission dans le secteur agricole au Sénégal est de changer les mentalités en apportant une formation à des formateurs, dans le domaine agricole, au niveau du Sénégal, ça c’est ma première mission, l’autre mission c’est de faire le suivi des personnes qui sont formées. Des appuis techniques sont donnés face à elles des difficultés rencontrées et on les aide à relever les défis face à ces difficultés-là. Le volet agricole commence à partir du mois de Novembre 2019, pour 5 mois, pour ne pas dire 22 semaines jusqu’au mois de Mars 2020. Donc, en ce moment nous aurons le temps d’apporter notre pierre à l’édifice pour développer l’agroécologie et la nutrition au Sénégal, en tout cas une partie du volet agricole dans notre pays. Nous sommes en train de projeter, lancer la formation dans la première semaine du mois de Novembre 2019, la date sera confirmée après discussion avec les autorités. Cette formation, forcément changera les rendements agricoles, changera également les revenues parce que si les gens avaient de faibles revenues, à travers cette formation nous espérons que ça augmentera les chiffres d’affaires, parce qu’une fois le rendement agricole est amélioré, ça agit automatiquement sur les revenus agricoles et nous pensons également que ça va motiver encore ceux qui ne croient pas à l’agriculture, à se lancer dans l’agriculture, ceux qui pensent que l’agriculture c’est pour les pauvres, ils vont se lancer dans l’agriculture car ils vont comprendre une autre dimension de l’agriculture ». Pour lui : « C’est vraiment important pour nous de former des jeunes, surtout les 35 jeunes qui seront à la formation de Sandiara, mais c’est aussi important que nous plaidons pour ces jeunes-là auprès du Dr. Serigne Gueye Diop, pour que les jeunes formés reçoivent des appuis financiers. Nous pensons qu’avec la volonté de l’Etat du Sénégal, ces jeunes qui seront formés dans le secteur agricole à Sandiara auront des financements pour s’installer au Sénégal. Normalement, nous encourageons les travaux en association avec ces jeunes-là, que deux personnes s’associent et présenter un projet ». Pour rappel, la sélection de la formation des formateurs de Sandiara, est caractérisée par des recrutements sélectifs dont 35 personnes seront retenues. Bref, les critères sont : il faut avoir minimum le niveau du baccalauréat, âgé entre 20 ans et 35 ans, être dans une association agricole ou être recommandé par une ONG. Ainsi, des expérimentations dans des champs agricoles (Chemins : Ndlr) se mèneront à Sandiara à compter du mois de Novembre 2019 prochain jusqu’au mois de Mars 2020 grâce à l’Association Internationale d’Aide Humanitaire Mercy Ships dans son programme agricole.

Par Amadou Tidiane Sow
www.rondelleplus.org

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