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ILS MEURENT, ILS SOUFFRENT, CES ENFANTS MANQUANTS

Les Immunologues en conclave à Dakar, pour une première fois, ils veulent sauver des vies…

« Un déficit immunitaire primitif (DIP) c’est un enfant, qui est né avec une anomalie, qui ne lui permet pas de se défendre correctement, il va être exposé à beaucoup d’infection, il y’aura beaucoup d’infection, c’est vraiment les premières des choses. La première apparition chez un enfant, qui fait des va-et-vient à l’hôpital parce que l’enfant ne pourra pas se défendre face à l’anomalie. Il n’y a pas que les infections, mais il y’a également autres choses, ce qui va se passer c’est que c’est une maladie qui est chronique, qui est non transmissible. Ce qui va se passer, c’est quoi, c’est que l’enfant plus il va progresser, il va découvrir d’autres anomalies par exemple neurologiques qui vont revenir, dermatologiques, orthopédiques, donc on aura toute sorte d’anomalies possibles que l’enfant va faire, mais surtout les anomalies les importantes ce sont les infections », a soutenu face à la presse nationale et internationale, ce mardi matin à Dakar, Professeur Thandaka Ndiaye Dieye, l’Immunologue en Service à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), en prélude au 6ième Congrès de la Société Africaine des Immunodéficiences (ASID), qui va s’ouvrir le 11 Avril 2019 à l’IRESSEF de Diamniadio jusqu’au 13 Avril 2019, avec plus 300 participants venus de tous les cieux du monde, dont 30 orateurs, sous un thème axé sur : « Rien que de penser aux déficits immunitaires primitifs (DIP) peut sauver plus de vies, d’enfants en Afrique ». Selon le communiqué parvenu à notre rédaction, il est souligné que : « Les immunodéficiences primitives ou déficit immunitaire congénitale peu connus font parties de ces maladies non transmissibles et sont dues à des anomalies du système immunitaire à la naissance. Ces maladies qui affectent plus de 200 gènes avec plus de 400 anomalies sont peu connues en Afrique, et très peu diagnostiquées avec une mortalité élevée sans prise en charge adéquate. Seulement 1% des personnes atteintes de déficits immunitaires primitifs (DIP) sont diagnostiqués en Afrique et il est urgent de trouver les personnes restantes en effectuant plus d’investigations ». A en croire, Pr. Dieye, en ces termes : « Nous avons pu avoir 35 enfants qui ont été diagnostiqués au Sénégal. En Afrique, il n’y a qu’1% des enfants manquants qui sont identifiés, ce n’est pas normal où sont les 99% autres qui restent. Le coût de la prise en charge, c’est pluridisciplinaire, donc il faut une prise en charge en dermatologie, en neurologie, en orthopédie, en pneumologie…donc nous n’avons pas fait d’estimation réelle pour le coût en tout cas au Sénégal, mais le coût a été fait certainement dans d’autres pays. Malheureusement beaucoup d’entre eux, de ces enfants qui souffrent de déficit immunitaire congénitale meurent très vite, très tôt à la naissance, quelques mois après parce qu’ils tournent un peu, on ne sait pas, mais ceux qui parviennent à s’échapper ont 5 ans ou 10 ans maximum, ça veut dire que les autres manquants sont décédés un peu plutôt, évidemment face à ce contexte, nous sommes très très désolés quand les parents perdent leurs enfants et qui viennent vraiment nous voir, mais l’essentiel on y est, on essaye quand même est de les répertorier et de sensibiliser tout le monde, mais je pense que ce congrès à vocation internationale est une bonne occasion de faire un plaidoyer pour ça . Pour ce congrès international, nous avons dégagé une enveloppe de plus de 30 millions de francs CFA ». D’après l’Immunologue Tandakha Dieye : « Nous pensons qu’à la fin du 6ième Congrès de la Société Africaine des Immunodéficiences (ASID) de Dakar, l’Etat du Sénégal, les Partenaires Techniques et Financiers (PTF) vont apporter des soutiens pour sauver ces enfants manquants qui souffrent. Bref, il faut sauver des vies…».

Par Amadou Tidiane Sow
www.rondelleplus.org

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