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POUR UNE PREMIÈRE…MISE EN PLACE D’UN FLYINGLABS AU SÉNÉGAL AU MOIS DE MARS 2019

Des drones vont survoler l’agriculture sénégalaise d’une manière sélective…

« Cette rencontre est une initiative d’une très grande portée scientifique, technologique, sociale et économique, qui sera certainement à la base d’une véritable révolution, je pèse bien mes mots, une révolution dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage, dans le domaine de la délivrance, de monitoring, de l’environnement, de la biodiversité, de la délimitation foncière et le rôle des drones est salué dans ce cadre. Les drones constituent une plateforme à partir de laquelle différentes technologies peuvent venir s’y greffer pour développer des communautés à la base. Je pense que c’est l’aspect le plus important que nous devons retenir », a soutenu, ce mercredi matin à Dakar, face au reporter du premier journal en ligne agricole sénégalais le www.rondelleplus.org , Mme Yaye Kéne Gassama, Vice-Présidente de l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS) et Ancienne Ministre de la Recherche Scientifique du Sénégal, au cours d’une rencontre de 48 heures entre acteurs agricoles, scientifiques… dont le thème est axé sur : « L’introduction aux drones pour le bien social au Sénégal », avec comme objectif principal d’initier une discussion, de mettre en lumière l’écosystème local des différents acteurs, qui utilisent déjà les drones ou qui envisagent de les utiliser et avant tout d’identifier les besoins et les cas d’utilisations. Sous ce registre, le premier jour a été consacré à des présentations d’introduction pour établir le cadre de l’atelier. L’après-midi du premier jour, c’est-à-dire, le Mercredi 06 Février 2019 et ce Jeudi 07 Février sont les moments centraux où les participants vont travailler en groupes thématiques pour identifier leurs besoins et discuter des solutions possibles ainsi que des enjeux. En effet, les groupes thématiques sont axés sur : « Les drones pour l’Humanitaire, la Santé et le Développement. Les drones pour l’Agriculture. Les drones pour la Conservation de la Nature et le Changement Climatique ». Par ailleurs, à la sortie de cette rencontre où on parle des drones, il est attendu une meilleure compréhension commune des besoins identifiés, des solutions et des enjeux possibles et une formulation des prochaines étapes. A en croire, Yaye Kéne Gassama, en ces termes : « C’est l’Union Africaine (U.A), qui s’est engagée à travers son agence d’exécution du NEPAD, à faire des drones une plateforme technologique capable de fournir d’opportunités multiples et surtout à fort impact social. Je pense que cette rencontre permettra de définir une feuille de route claire pour une utilisation optimisée et efficiente des drones dans la sous-région africaine. Nous devons avoir de ces technologies émergentes, une lecture et une compréhension qui nous sont propres, une compréhension africaine, face aux défis socio-économiques à venir. Les drones munis de capteurs spécifiques permettent de limiter les pertes, les gaspillages souvent rencontrés dans des systèmes de pulvérisation uniformes. Ils (Les drones) doivent aussi contribuer à la réduction des risques de pollution de l’environnement grâce à l’application précise et en temps opportun des engrais et des pesticides. Les drones vont révolutionner l’information agricole et par conséquent impactés positivement l’ensemble des chaines de valeur. Il est heureux de constater que les jeunes africains sont de plus en plus compétents sur le plan technologique. L’adoption de la technologie des drones attirera la jeunesse africaine vers l’agriculture et je demeure persuader que cette jeunesse en sera certainement le catalyseur pour un changement durable. L’Union Africaine (U.A) a adopté la proposition selon laquelle, les drones soient une priorité dans le secteur agricole en Afrique. Encore, plus de formation car elle est indispensable, l’éducation au niveau des communautés est indispensable. La recherche aussi parce que ces drones pour l’agriculture avec des capteurs ont besoin d’être paramétrés, mais aussi des politiques en matière de régulation. La régulation constitue jusqu’à présent pour les drones le principal obstacle à la dissémination de la technologie, nous devons travailler dans ce sens. L’entreprenariat aussi parce que les drones offrent énormément de possibilités aux jeunes à créer des entreprises innovantes ». D’après Sonja Betschart, Co-Fondateur de We Robotics : « En moins de 2 heures, avec les 60 participants, nous avons pu identifier 50 cas. Le but est de découvrir les besoins au Sénégal par rapport à chaque thématique au niveau Humanitaire, Santé, Urbanisme, Agriculture, Conservation de la Nature et le Changement Climatique. C’est de parler des besoins et c’est d’aborder comment les drones ou les données tirées par les drones puissent faire soit une différence, soit trouver de nouvelles solutions. Je pense que les drones vont survoler le Sénégal, mais de façon très sélective, parce qu’avec le travail que nous faisons ici, on définit clairement, quels sont les besoins, comment le drone sera utilisé, quelle est la valeur qu’il en a. Le Sénégal est un pays où la donnée est utilisée et valorisée. Les projets qui sortirons d’ici vont donner une base très claire pour la grande utilisation de cet appareil qu’est le drone, de nouvelles sources de données et les valorisées. Aujourd’hui, je vois qu’il y’a clairement un besoin d’éducation et de formation des drones. Nous savons parfaitement les étapes à suivre pour la concrétisation des projets thématiques. Nous voulons déjà comprendre quels sont les besoins et la suite ça va être le lancement d’un Sénégal FlyingsLabs qui sera fait en collaboration ici au Sénégal. Les FlyingLabs ne nous appartiennent pas, ils sont créés localement et les partenaires qui vont les créer, dont Kranth en partenariat avec IPAR et très certainement avec un organisme comme l’UCAD. C’est à eux de décider, aujourd’hui, tout le monde est d’accord qu’il le faut, ça sera fait dans les semaines à venir, je pense d’ici mi-mars au plus tard, il y’aura un Sénégal FlyingLabs mise en place. Maintenant, ça sera la première étape, la deuxième étape, c’est que le Sénégal est un lieu stratégique ». Pour rappel, l’utilité des FlyingsLabs est de créer un centre d’experts, qui permet de regrouper les différents partenaires, qui sont intéressés et qui génère des formations, de l’éducation, un plaidoyer et qui au fait sont associés les uns, aux autres dans le monde, parce qu’aujourd’hui, plus de 20 FlyingLabs existent, ils se parlent, ils échangent leurs expériences et ils amènent aussi leurs expériences dans leur pays.

Par Amadou Tidiane Sow
www.rondelleplus.org

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