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FENÊTRE SUR L’AGRICULTURE DE L’IPAR 5 ANS DÉJÀ…ITA DANS LE CERCLE RESTREINT DES 13 LABORATOIRES PRE-SÉLECTIONNES PAR L’UNION AFRICAINE POUR UN CONCOURS

« C’est un honneur pour le Sénégal et c’est une fierté pour l’ITA… », selon Mamadou Amadou Seck (DG ITA)

« Les fenêtres sur l’agriculture constituent des cycles d’agréable moment de débat et d’échange, de réflexion et de partage dans un cadre multi-acteurs et participatifs. Elles (Les fenêtres) permettent de créer ou de renforcer des liens entre des représentants du gouvernement, des acteurs des organisations de producteur, de la société civile, de la recherche, du secteur privé, des partenaires de l’humanitaire et du développement en leur offrant un espace de dialogue politique, ainsi qu’une plateforme de mise en réseau et d’échange de bonnes pratiques », a soutenu lundi soir à Dakar, Cheikh Gueye, Assistant au Représentant de la FAO au Sénégal, Chargé de Programme, face à la presse agricole sénégalaise, dans le contexte de la 13 édition de la Fenêtre Spéciale sur l’Agriculture axée sur : « La valorisation des produits agricoles : un levier pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle » dont l’objectif principal est d’échanger sur les modèles de valorisation de produits agricoles pour l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, en prélude au colloque international (Voir Ailleurs : Ndlr) en hommage au Feu Jacques Joseph Faye, ce sociologue du monde rurale, qui s’ouvre demain mardi 27 Novembre 2018 à Dakar, sous la houlette du Dr. Papa Abdoulaye Seck, Ministre en Charge de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER), de l’Initiative Prospective Agricole et Rurale (IPAR) et ses partenaires comme CNCR, ISRA, CIRAD… De manière spécifique, cette traditionnelle rencontre entre acteurs agricoles, qui est considéré comme des séminaires débats des acteurs sénégalais, s’agit d’identifier les défis et opportunités liés à la valorisation des produits agricoles ; de partager des expériences sur des initiatives dans le domaine de la valorisation des produits agricoles ; d’identifier des solutions concrètes pouvant contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sénégal. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), le taux d’insécurité alimentaire sévère dans cette région (Afrique Subsaharienne) est passé de 25% à 33,8% sur la période 2014-2017 (FAO, 2018). Ainsi, au Sénégal prés de de 24% des ménages en zone rurale ont une consommation alimentaire pauvre ou limite et plus de la moitié de leurs dépenses est allouée à la consommation alimentaire (SECNSA), 2016). Sous ce registre, sur le plan nutritionnel, 9% des enfants de 6-5 mois souffrent d’émaciation et 17% de retard de croissance. Les carences en micronutriments sont également très répandues. Par exemple, l’anémie souvent provoquée par la carence en fer affecte 71% des enfants de moins de 5 ans (EDS-continue, 2017). La dépendance aux importations est encore très élevée (325 604 tonnes pour le riz en 2016) et accentue la vulnérabilité du pays aux chocs externes. Par ailleurs, ces statistiques posent des questions sur l’efficacité des politiques de lutte contre la faim en Afrique Subsaharienne en général et au Sénégal en particulier et sur l’atteinte de l’objectif de développement durable 2 : « Eliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ». A en croire, Mamadou Amadou Seck, Directeur Général de l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), en ces termes : « ça ne fait même pas une semaine, nous avons reçu une délégation de l’Union Africaine (UA), envoyée par le Président de l’UA pour voir les équipements parce qu’il y’a un concours au niveau continental, un appel d’offres(AO) et sur les 32 laboratoires à travers l’Afrique qui ont postulé, il y’a que 13 qui sont retenus pour une pré-sélection et l’ITA fait partie de ses 13 laboratoires pré-sélections, donc c’est un honneur pour le pays et c’est une fierté pour l’ITA ». D’après Cheikh Oumar Ba, Directeur Exécutif de l’IPAR : « Nous avons commencé ces discussions informelles en Thaïlande, très loin du Sénégal. Nous espérons en tout cas au sortir des 10 ans de l’IPAR, que ses fenêtres sur l’agriculture vont devenir des portes ouvertes sur l’agriculture ». Pour rappel, la 1ière édition de la Fenêtre sur l’Agriculture a eu lieu le 25 Novembre 2013 (5 ans déjà). Bref, les pertes après récoltes sont estimées à 4 milliards de dollars américains chaque année en Afrique Subsaharienne seulement, ce qui correspond à peu près de 20% de la production céréalière.

Par Amadou Tidiane Sow

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