eco et migration

ABDOULAYE MBAYE, VICE-PRÉSIDENT OPTIC

« Nous avons besoin d’une cartographie des entreprises qui évoluent dans le secteur des TIC… »

Dans un contexte où près de 70% de l’industrie locale des TI et services dépendants des TI est exportatrice. La plupart des entreprises du secteur, qui comptent 4 000 employés (équivalent en temps plein) pour ce qui est du sous-secteur des services (l’information sur l’ensemble du secteur est pour le moment indisponible : Ndlr), offrent des services d’entrée de gamme en support vocal et numérique à la clientèle. Ainsi, de nouvelles entreprises, plus sophistiquées, ont récemment fait leur apparition et se spécialisent notamment dans le déploiement de l’infrastructure TI locale, intégration de logiciels, développement et appui, ou dans les logiciels, selon un document parvenu à notre rédaction émanant du service de la communication de l’agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX). « Nous espérons qu’à la fin de cet atelier, nous aurons une stratégie d’exportation des services informatiques, des services de l’externalisation des processus métiers qui soient la résultante des contributions de tous les acteurs qui sont présents, aujourd’hui, et passer aux autres étapes de validation et de mise en œuvre de cette stratégie-là », a soutenu mardi matin à Dakar, face à la presse, Diabel Ndaw, Coordonnateur National, Netherlands Trust Fund (NTF) IV Sénégal, au cours d’un atelier axé sur la seconde consultation sectorielle : stratégie export pour le secteur des technologies de l’information et de l’externalisation des processus métiers au Sénégal-IT/BPO du Projet : NTF IV, dont l’objectif principal est d’aider les parties prenantes du secteur à identifier les liens potentiels et les améliorations à apporter à la chaîne de valeur existante. En effet, cette deuxième consultation comprend des discussions de groupe sur les orientations stratégiques, les activités nécessaires à mettre en place pour renforcer la compétitivité à l’export au niveau des entreprises, de l’écosystème, et du cadre réglementaire. A en croire, Diabel Ndaw, en ces termes : « Le projet dure 4 ans, c’est un programme qui a une enveloppe de 850 millions de francs CFA, nous sommes à plus de 6 mois d’existence et d’exécution, fin décembre 2017 et début Janvier 2018, nous accompagnons plus de 100 entreprises qui sont dans le secteur des TIC actuellement ». D’après Abdoulaye Mbaye, Vice-Président OPTIC : « Le numérique a la chance d’être très inclusif, de toucher à l’ensemble des secteurs de l’économie nationale. Le numérique est une chance de toucher l’ensemble des pays de l’Afrique Subsaharienne, mais aussi de l’Europe et même des Etats-Unis. Une entreprise du secteur numérique peut vendre ses services partout dans le monde, ça c’est dommage pour ne pas en profiter, le secteur nous le permet en tout cas. Nous sommes en mesure de pourvoir fournir les services demandés par nos autorités car les entreprises étrangères utilisent nos compétences locales, des compétences existent au Sénégal ». Pour lui : « Nous avons besoin d’une cartographie des entreprises qui évoluent dans le secteur des TIC, même si nous en avons plus de 100 entreprises, c’est extrêmement important de faire un vrai diagnostic des entreprises ».

Par Amadou Tidiane Sow

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