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LE SENEGAL, LA GAMBIE ET LA GUINEE BISSAU S’UNISSENT POUR LUTTER CONTRE LE TRAFIC ILLICITE DE BOIS PROVENANT DE LA FORET

« L’exemple est à saluer, à développer dans d’autres sous-régions en Afrique… », selon (Nora Berrahmouni, Forestière Principale pour l’Afrique à la FAO)
« Restaurer les forêts, les paysages et la faune sauvage : Libérer les opportunités pour un développement durable en Afrique », est le thème de la 21ième Session de la Commission des Forêts et de la Faune Sauvage pour l’Afrique (CFFSA) et la 5ième semaine africaine des forêts et de la faune sauvage (SAFFS) sous la houlette de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD), dans le cadre aussi d’un échange sur les approches et les initiatives de gestion durable et de restauration des forêts, des paysages et de la faune sauvage pour booster l’atteinte des objectifs de développement durable à l’horizon 2030, qui se discute à Dakar durant cinq jours, c’est-à-dire, du 19 au 23 Juin 2018 a constaté le reporter du journal en ligne agricole et environnement sénégalais le www.rondelleplus.org , ce lundi matin. Ainsi, l’objectif principal de la 21ième Session de la CFFSA et de la 5ième SAFFS est de favoriser une meilleure reconnaissance du rôle clé des forêts, des paysages et de la faune sauvage dans l’atteinte d’un développement durable au niveau national et régional. « L’Afrique est loin d’être un continent pauvre parce qu’elle regorge de ressources naturelles parfois inépuisables comme la forêt et la faune si possible que nous nous comportons correctement vis-à-vis de ces ressources. Le comportement correct implique la gestion durable, rationnelle au seul fin d’en faire ce que le bon Dieu a voulu qu’il soit, c’est-à-dire, des ressources pérennes. Les causes principales des réchauffements climatiques, aujourd’hui, ce sont la déforestation et la disparition de certaines faunes en Afrique, donc leur préservation nous met à l’abri des réchauffements climatiques dont leurs conséquences peuvent être dramatiques. De plus, la forêt nous fournit des ressources qui nous sont indispensables, mais aussi qui sont inépuisables, à l’image du bois dans toutes ses formes », a soutenu face à la presse, Dr. Mame Thierno Dieng, Ministre en Charge de l’Environnement et du Développement. Pour lui : « A l’échelle du Sénégal, le principal facteur de compromission de la forêt, c’est le trafic illicite de bois et l’Etat du Sénégal n’est pas resté les bras croisés. Nous avons mis en commun tous les moyens de l’Etat pour combattre ce phénomène comme les moyens visibles représentés par les forces de sécurité et les moyens juridiques représentés par le code forestier que nous avons révisé afin de le rendre plus répressif par rapport à ce qui est inacceptable et tous les pays qui sont là comme la Gambie, la Guinée Bissau…ce sont mis en commun ou s’unissent pour combattre le trafic illicite de bois. Le premier combat à l’échelle de l’Afrique est la prise de conscience de ce phénomène, qui est le trafic illicite de bois afin de le combattre. Notre mission est d’organiser l’exploitation du bois forestier comme le définit le code forestier pour permettre aux ayant-droits d’en bénéficier ». A en croire, Nora Berrahmouni, Forestière Principale pour l’Afrique au Bureau Régional de la FAO, en ces termes : « Sans forêt, sans faune sauvage, on ne peut pas avoir de sécurité alimentaire, on ne peut pas avoir de développement des communautés locales, si on perd le capital naturel sur le lequel ces communautés dépendent pour leur condition d’existence ». D’après elle : « Je pense que nous pouvons avoir un seul et unique dossier pour lutter contre le trafic illicite de bois parce que quand nous sommes tous unis, c’est mieux. Si nous luttons seul contre le trafic illicite de bois dans un pays en Afrique, il peut y avoir une répercussion sur d’autres pays surtout dans les pays voisins. C’est pourquoi l’exemple du Sénégal, de la Gambie et de la Guinée Bissau, qui ont décidé de s’unir pour lutter contre le phénomène du trafic illicite de bois est à saluer, à développer dans d’autres sous-régions en Afrique ». Pour rappel, ces rencontres de cinq jours permettront de créer des synergies pour une dynamique renouvelée et une collaboration africaine dans le domaine des forêts et de la faune sauvage, mais aussi d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 dans la région, en particulier les objectifs de développement durable (ODD) notamment l’ODD 15 : Vie terrestre !

Par Amadou Tidiane Sow

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