Accueil agriculture DES DRONES ARROSERONT-ILS L’AGRICULTURE SENEGALAISE… ?

DES DRONES ARROSERONT-ILS L’AGRICULTURE SENEGALAISE… ?

par Amadou Tidiane Sow 11 avril 2018 0 commentaire
Agriculture drone fly to sprayed fertilizer on the corn fields

« On ne peut pas par anticipation dire si on va utiliser des drones, si on va utiliser je ne sais pas quelle technique, les choses marchent si on considère que c’est le terrain qui doit commander la méthode, observons d’abord le terrain et c’est le terrain qui nous dira, quel type d’innovation il faut apporter… », selon Dr. Papa Abdoulaye Seck (MAER)
La 12ième assemblée générale (AG) du conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), s’est ouverte ce Mardi matin à Dakar, en présence du Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER), Dr. Papa Abdoulaye Seck, dont le thème est axé sur : « Quel avenir du CORAF dans les environnements régionaux et internationaux en constante évolution ? », avec un objectif principal de faire un bilan de l’Institution (CORAF) depuis la 11ième AG et de célébrer les 30 années de son existence. Ainsi, des points saillants de l’Assemblée Générale comprennent : l’examen et l’adoption des plans à long terme du CORAF, l’élection de nouveaux membres du conseil d’administration, un grand segment ministériel axé sur la contribution de la R et D à l’agriculture au cours des 30 dernières années. « Il y’a nécessité et urgence dans le cadre de la transformation d’une agriculture de placer l’innovation technologique au cœur de nos débats. C’est pourquoi, après la définition de la vision par son Excellence Monsieur le Président de la République, Macky Sall, nous avons au niveau de notre département ministériel essayé de traduire cette vision à travers un programme dénommé programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS). Dans ce programme, on essaye d’augmenter la productivité et détaler la production dans le temps et dans l’espace en utilisant au mieux les connaissances et les technologies générées par notre recherche et en développant une très forte complicité avec l’ensemble des acteurs. Nous estimons que cette façon de faire nous a permis d’avancer parce que dans notre pays, il est établi aujourd’hui, que la croissance est tirée par le secteur agricole, ce qui est une très bonne chose car comme j’ai eu à le dire tantôt, pendant longtemps nous considérons l’agriculture comme un wagon de la croissance. Il y’a eu un changement important parce que l’agriculture est devenue la locomotive de la croissance et quand une agriculture devient la locomotive de la croissance, cette croissance est nécessairement inclusive parce que l’agriculture mobilise la part la plus importante de la population. Donc plus une agriculture avance, plus l’inclusivité devient plus forte compte tenu de la corrélation entre la contribution du secteur et le nombre de personnes mobilisées. Aujourd’hui, nous sommes en phase de ceux qui doivent inventer avec l’ensemble des acteurs le futur de l’agriculture africaine, mais nous nous sommes permis de taquiner les chercheurs en disant, ah ! il nous faut un autre futur, c’est vrai, mais avec cet autre futur demain doit être meilleur qu’aujourd’hui, si et seulement si nous arrivons à construire dans la durée une sécurité alimentaire et nutritionnelle dans nos différents espaces avec les réflexions en cours et le panel de haut niveau que nous aurons ces jours-ci, dans le cadre du CORAF, plus la contribution de tous les acteurs ruraux ici présents, je pense que des progrès significatifs en matière de réflexion vont être marqués et chacun tenant compte des spécificités de son pays, va essayer de voir dans quelle mesure les mettre en œuvre bien sûr en nous fondant sur les visions définies par les chefs d’Etats et de Gouvernements », a soutenu face à la presse agricole, devant ses pairs et presque un cours magistral, Dr. Papa Abdoulaye Seck, dans le contexte des 72 heures de marathon débats dans le secteur agricole, du passé, du présent et du futur, de l’institution ouest et centre africain qu’est le CORAF. Interpellé sur l’innovation agricole au Sénégal, une possibilité que des drones arrosent l’agriculture sénégalaise, l’agroécologie qui va venir avec l’expertise du Maroc, la transformation surtout numérique : Dr. Papa Abdoulaye Seck, le MAER et l’Ancien d’AfricaRice, argumente : « L’innovation technologique est un tout, il est important que nous nous entendions, l’innovation technologique existe s’il y’a une recherche qui génère des connaissances et des technologies. Bien sûr en considérant également le savoir-faire endogène. Il faut coupler les produits provenant de la recherche et le savoir-faire endogène pour pouvoir définir le portrait-robot de ce que pourrait les pratiques rurales. Et grâce à l’investissement public, essayer de créer les conditions pour une meilleure valorisation de ce savoir-faire mixte provenant de la science, mais aussi du savoir endogène pour transformer l’humanité et l’Afrique. On ne peut pas par anticipation dire si on va utiliser des drones, si on va utiliser je ne sais pas quelle technique, les choses marchent si on considère que c’est le terrain qui doit commander la méthode, observons d’abord le terrain et c’est le terrain qui nous dira, quel type d’innovation il faut apporter ». A en croire, Dr Abdou Tenkouano, Directeur Exécutif du CORAF, en ces termes : « Le CORAF est une organisation, qui a connu ses hauts et ses bas, nous sommes en train de sortir de ses bas, pour se définir une orientation stratégique pour les dix années à venir, de sorte à ne pas retomber dans les problèmes, qui vont nous plonger dans la crise dont nous sortons. Malgré cette crise, quand même, il faut reconnaître que le Coraf est une institution, qui a beaucoup travaillé. Au Sénégal, par exemple au cours de ces cinq dernières années, nous avons investi pas moins de 3,8 milliards de FCFA, ce n’est pas beaucoup, mais c’est beaucoup pour nous grâce aux efforts de tout le monde, qui est une sorte de mutualisation des moyens, pour en faire en sorte que les technologies qui sont restées au niveau de la recherche soient rapidement porter à l’échelle et misent à la disposition des populations. Il faut que nous balisons le chemin agricole afin de mieux travailler ensemble dans les dix années à venir ». Pour rappel, ce Jeudi 12 Avril 2018, sera la commémoration solennelle du 30ième anniversaire du Coraf et marquera aussi la clôture avec la session 4 : colloque sur « L’agriculture africaine : Contribution de la Recherche Développement » et Panel de Haut Niveau (PHN : Ndlr). Bref, au soir du troisième jour des 72 heures du CORAF, le Tapis sera-t-il Vert et place au Kora… ?

Par Amadou Tidiane Sow

0 commentaire
0
Facebook Twitter Google + Pinterest

Vous pouvez aussi voir

Laisser un commentaire

All for Joomla All for Webmasters