Accueil agriculture DE LA GESTION DES RISQUES, EN PASSANT PAR L’AGRICULTURE, L’ELEVAGE, L’ACCAPAREMENT DES TERRES AGRICOLES ET SON CADRE JURIDIQUE, L’AGROALIMENTAIRE, MONSIEUR LE PROFESSEUR JEAN-PAUL LOUISOT, EXPERT EN GESTION DE RISQUE ET ANCIEN DE LA SORBONNE, EN FORMAT EXCLUSIF DECHIFFRE TOUT A BATONS ROMPUS

DE LA GESTION DES RISQUES, EN PASSANT PAR L’AGRICULTURE, L’ELEVAGE, L’ACCAPAREMENT DES TERRES AGRICOLES ET SON CADRE JURIDIQUE, L’AGROALIMENTAIRE, MONSIEUR LE PROFESSEUR JEAN-PAUL LOUISOT, EXPERT EN GESTION DE RISQUE ET ANCIEN DE LA SORBONNE, EN FORMAT EXCLUSIF DECHIFFRE TOUT A BATONS ROMPUS

par Amadou Tidiane Sow 13 mars 2018 0 commentaire
TERRE A LA COMMUNAUTE

« Un agriculteur qui ne s’assure pas, qui a une année difficile, peut lui et sa famille en mourir, donc l’assurance va lui donner les moyens de repartir… »
« La gestion des risques vise à prendre en compte les aléas, à favoriser les opportunités et à contenir les menaces. La gestion des risques ou « Risk Management » s’utilisent dans tous les organismes, ça peut être des entreprises, ça peut être des départements, ça peut être des hôpitaux. Tous les profils acceptent ce métier, c’est-à-dire, il faut aussi avoir des compétences en assurance », a soutenu hier soir, en exclusivité face au reporter du premier journal en ligne agricole sénégalais le www.rondelleplus.org, le Professeur Jean-Paul Louisot, Consultant en Assurance, Expert en Gestion des Risques et Ancien Professeur à Sorbonne (Paris), Présentement à l’Ifage (Dakar), dans le contexte de la conférence de lancement du Master en « Risk Management », qui s’était tenue dans les locaux de l’Institut InterAfricain de Formation en Assurance et en Gestion des Entreprises (IFAGE), dont l’objectif principal (le Master Professionnel en Gestion des Risques) est de former des « Risk Managers » et des experts dans la gestion des risques. Ainsi, ce programme vise à fournir aux participants : « La démarche générale et les principales techniques d’audit ; une méthodologie qui s’applique à tout type de risque ; les différents outils à la disposition des entreprises pour le transfert ou la rétention des risques ; des outils de prévention et d’action ». A en croire, Jean-Paul Louisot, en ces termes : « Si on doit travailler dans l’agroalimentaire (FoodProcessing) par exemple comme Risk Managers, il est mieux d’avoir de l’expérience dans le secteur agroalimentaire ». Interpellé sur l’assurance (agricole) indicielle, Jean-Paul Louisot, développe : « C’est une des formes d’assurance par laquelle on va gagner le jour où intervient le potentiel sinistre sur les calculs d’indemnisation. L’indemnisation ne va pas se faire avec la lourdeur d’envoyer sur place un expert qui va mesurer et évaluer, on va avoir des indices de référence, ça peut être des indices de vent, ça peut être des indices de sécheresse, c’est un moyen d’échapper à des éléments de base de l’assurance qui est le principal indemnitaire, c’est-à-dire, on passe d’indemniser les gens du montant global de leur indemnité, de leur préjudice, on va les indemniser sur la base d’un forfait indiciel. L’avantage est que ça gagne énormément sur le frais de gestion particulier, toute la gestion d’analyse des dommages ». Sous un autre registre, M. Louisot, argumente : « Le problème c’est que l’activité agricole n’est pas récente, c’est une activité où les gens sont vulnérables, donc une mauvaise année peut poser des problèmes sérieux, c’est pour ça qu’il faut développer une assurance mutuelle dans le secteur agricole au Sénégal, qui est à ma connaissance est un des plus développé en Afrique, le problème aussi est qu’on ne peut pas tout assurer. Si par exemple vous avez du bétail qui se déplace sur une grande échelle, on peut imaginer assurer la mortalité du bétail, si il y’a une maladie qui frappe, mais s’il n’y a pas une surveillance permanente, ce vol va être difficile à assurer puisse que n’importe qui va pouvoir faire disparaître des vaches ou des moutons…L’avantage supplémentaire de l’assurance, c’est que si c’est bien fait, l’assureur aidera à éviter que le sinistre revienne, donnera des préconisations, des suggestions pour éviter les sinistres ». Pour lui : « Un agriculteur qui ne s’assure pas, qui a une année difficile, peut lui et sa famille en mourir, donc l’assurance va lui donner les moyens de repartir, je dirai que c’est une garantie sur l’avenir, c’est une garantie d’être en mesure de continuer ». D’après Jean-Paul Louisot : « Le secteur informel est très vulnérable, le problème c’est qu’on na pas de référence justement, pour que le secteur informel s’assure, il faut qu’on trouve des moyens d’indemnisation forfaitaire, à eux de choisir, mais le problème c’est qu’il faudra un minimum de gens pour éviter une anti-sélection trop sévère. De même qu’actuellement, par exemple, sur la santé on ne peut assurer une famille, on assure un groupe. Il faudrait que le secteur informel se réunisse un peu si j’ose dire en groupement, d’association, comme on peut penser des « Tontines » du Cameroun, du Bénin et en ce moment là on peut assurer un groupe de personnes qui évitent notre sélection, ce qui permet aussi de descendre à un niveau tout en ayant pour l’assureur la possibilité de vivre, il faut quand même que l’assureur arrive à équilibrer ses comptes ». Intervenant sur l’interpellation de l’accaparement des terres agricoles en Afrique et une possibilité de cadre juridique comme le bail emphytéotique, M. Jean Paul Louisot souligne que : « La première des choses à faire dans tout pays, c’est d’établir un cadastre, des titres de propriété clair et précis pour savoir qui est propriétaire de quoi ». Selon lui, pour que le système agroalimentaire marche, pour que le circuit marche, il faut précisément gérer en particulier les risques sanitaires et d’une manière générale celui (le circuit : Ndlr) de gestion des risques. Bref, la qualité, la performance sont les mots pour réussir !

Par Amadou Tidiane Sow

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