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RESTITUTION DU RAPPORT ANNUEL 2016 DE L’ARMP, UN SUPPORT DE COMMUNICATION A LA FOIS INTERNE ET EXTERNE SORT DES TIROIRS, EN CHIFFRES ET EN LETTRES

« Je suis maintenu à la tête de l’ARMP pour continuer la réforme, je ne suis pas un carriériste… », selon Saer Niang (D.G ARMP)
« Je ne compte pas briguer un troisième mandat. Il ne faut pas créer une instabilité. Nous sommes dans une dynamique de formation. Nous avons les meilleurs experts en passation de marchés dans la sous-région africaine. Nous sommes aussi dans une dynamique de rectifier les mauvais élèves afin qu’ils s’améliorent… », a soutenu face à la presse, Jeudi soir, Saer Niang, Directeur Général de l’ARMP, au cours d’un atelier de restitution du rapport annuel (R.A) 2016 de sa structure.
« Au total 705 plans de passation des marchés (PPM) recensant 27043 projets de marchés ont été publiés en 2016, avec 2631 révisions. Les besoins en marchés de fournitures exprimés par les autorités contractantes (AC) représentent 48% du total des projets de marché en nombre, suivis des marchés de services avec 24% des marchés de travaux, 17%, et enfin , des marchés de prestations intellectuelles, 11% », a soutenu face à la presse, Jeudi soir, Saer Niang, Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), qui est à sa 7ième fois de présentation du rapport annuel 2016 de son organisation autonome composée de magistrat, d’avocat, de la société civile, de l’administration civile, du secteur privé, d’expert-comptable, c’est-à-dire, en trois mots : « L’Administration, Le Secteur Privé et la Société Civile ». A en croire, Saer Niang, au cours de la traditionnelle cérémonie de restitution et de transparence du rapport annuel (R.A), qui est un support de communication à la fois interne et externe, de l’ARMP, en ces termes : « S’agissant des prévisions en valeur, les marchés des travaux dominent avec 68%, suivis des marchés de fournitures, 23%, et enfin des marchés de prestations intellectuelles et services, respectivement 5% et 4%. Les Demandes de Renseignement et de Prix (DRP) à compétition restreinte apparaissent comme la procédure la plus utilisée par les autorités contractantes. En nombre, elles représentent prés de 71% des prévisions de marché. En valeur, les Appels d’Offres (A.O) ouverts dominent largement les autres modes de passation avec 90% du total des prévisions. Les besoins exprimés par les structures de l’Administration centrale arrivent en tête et représentent 38% du nombre de marchés publics prévus, suivis des collectivités locales avec 22% des services déconcentrés avec 20%, des établissements publics, 8%, des agences, 7% et des sociétés nationales, 5% ». Pour lui : « La valeur des prévisions des sociétés nationales et sociétés à participation publique majoritaire, avec 45% du montant total estimatif des marchés , domine celle des autres catégories d’autorités contractantes, suivie des agences, 21%, de l’Administration centrale, 20%, des établissements publics, 7%, des services déconcentrés, 5% et des collectivités locales, 2% ». Ainsi, selon le document (Rapport Annuel) parvenu à notre rédaction d’un volume de 158 pages et émanant des services de l’Armp, il est souligné que : « Les marchés immatriculés en 2016 se chiffrent à 3991 en nombre, soit 2512 milliards de francs CFA. Au titre de l’année 2016, le Comité de Règlement de Différents (CRD) a rendu 398 décisions réparties ainsi qu’il suit : 125 décisions de suspension provisoire ; 273 décisions définitives, dont 252 relatives à des recours portant sur des procédures de passation de marchés. Sur les 273 décisions définitives : 45 recours ont été déclarés irrecevables (dont 28 pour cause de tardiveté) ; 118 requérants ont obtenu gain de cause ; 105 requérants ont été déboutés ; 5 cas d’incompétence du CRD ont été déclarés ». Sous ce registre, dans le document parcouru et lu, il est noté que : « L’ARMP doit réaliser, chaque année, des audits techniques et/ou financiers en vue de contrôler et suivre la mise en œuvre de la réglementation dans le cadre des marchés publics et des délégations de service public. A cet égard, elle fait réaliser par des cabinets, à la fin de chaque année, un audit indépendant sur un échantillon représentatif et aléatoire de marchés passés par les autorités contractantes. L’échantillon est constitué de manière à couvrir toutes les catégories de marchés et doit être assez représentatif de la population de marchés passés par chacune des autorités contractantes concernées. En 2016, 100 autorités contractantes ont été auditées au titre de la revue de la conformité des procédures de passation. Au titre de l’audit technique, 3 missions ont été effectuées dans les secteurs hydrauliques-assainissement, aménagements hydro-agricoles, infrastructures scolaires et sanitaires, habitat social-voiries et Terrassements. Les résultats des audits ont permis de constater, globalement, une amélioration dans la conduite des procédures de passation de marchés par les acheteurs publics. S’agissant de l’audit technique, les vérifications ont conclu, pour l’essentiel, à une réalisation conforme des ouvrages ». Dans la foulée : « Les programmes de formation, élaborés et mis en œuvre en 2016, ont pour objectifs de renforcer la spécialisation des intervenants dans les marchés publics, de créer les conditions favorables à un large accès des PME à la commande publique et de promouvoir la célérité dans la mise en œuvre des grands projets de l’Etat. A ce titre, cinq (05) types de programmes de formation sont proposés au niveau de l’institut de Régulation des Marchés Publics (IRMAP) de l’ARMP ; sessions de formation des acteurs de la commande publique ; sessions de formation en partenariat avec les partenaires techniques et financiers (PTF) notamment la coopération Luxembourgeoise, l’ACDI…Rencontre du Réseau des Coordonnateurs de CPM ; Accréditation de Managers spécialisés de passation des marchés ; Master en Management et Régulation des Marchés Publics ». Interpellé par la presse s’il compte briguer un troisième mandat à la tête de l’Armp ou pas, Saer Niang, argument : « Je suis maintenu à la tête de l’ARMP pour continuer la réforme, je ne suis pas un carriériste, il ne s’agit pas que le Directeur Général ne veut pas partir, il s’agit d’une question de réforme, je ne compte pas briguer un troisième mandat. Il ne faut pas créer une instabilité. Nous sommes dans une dynamique de formation. Nous avons les meilleurs experts en passation de marchés dans la sous-région africaine. Nous sommes aussi dans une dynamique de rectifier les mauvais élèves afin qu’ils s’améliorent ». Pour rappel, le présent rapport annuel (R.A) rend compte des activités de l’ARMP durant l’année 2016 et met en exergue les aspects marquants de l’environnement des marchés publics. Bref, après le départ de Saer Niang à la tête de l’ARMP, sera-t-elle dissoute ? Wait and See !

Par Amadou Tidiane Sow

www.rondelleplus.org

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