Accueil agriculture …ET SI LES COMMUNAUTES LOCALES AVAIENT LEURS TERRES, AU MOMENT où ENDA FETE SES 45 ANS D’ALTERNATIVES POUR DES TRANSFORMATIONS DURABLES EN CETTE ANNEE 2018

…ET SI LES COMMUNAUTES LOCALES AVAIENT LEURS TERRES, AU MOMENT où ENDA FETE SES 45 ANS D’ALTERNATIVES POUR DES TRANSFORMATIONS DURABLES EN CETTE ANNEE 2018

par Amadou Tidiane Sow 6 février 2018 0 commentaire
TERRE A LA COMMUNAUTE

« L’implication ou accès des femmes au foncier, une vision très claire a été dite au niveau du document de politique foncière, remis au Président de la République Son Excellence Macky Sall… », selon Mariam Sow (PCA ENDA)
Depuis quelques années maintenant, de nombreuses initiatives sont mises en œuvre pour le développement de l’agroécologie en Afrique de l’Ouest. C’est notamment le cas avec Enda Pronat et ses partenaires paysans, qui depuis les années 1986, encouragent à travers l’expérimentation, l’adoption par les communautés rurales d’une approche de développement basée sur les principes agroécologiques, a constaté, le reporter du premier journal en ligne agricole du Sénégal www.rondelleplus.org, lundi matin à Dakar, dans le contexte des 45 ans d’alternatives pour des transformations durables : « ENDA 2018 ! ».
« Enda a fait du chemin et continuera à faire son chemin avec les acteurs locaux, avec les scientifiques et avec les décideurs de la société civile. Donc ENDA a une vision prospective et durable, qui avait alerté sur tout ce qu’on est entrain de vivre actuellement en termes de gestion de l’environnement, de démocratie. On peut espérer que ça marchera avec les acteurs agroécologiques », a soutenu, lundi matin à Dakar, Mme Mariam Sow, Présidente du Conseil d’Administration d’ENDA, au cours des 45 ans de célébration d’alternatives pour des transformations durables, Enda 2018, dont le thème est axé sur : « L’agroécologie et la sécurisation foncière pour la souveraineté des peuples », dans le cadre des 72 heures de débats intitulés aussi : « Les journées de l’agroécologie au Sénégal », avec comme objectifs principaux de contribuer à l’émergence et/ou au développement de politiques et programmes fondés sur les principes de l’agroécologie et sur une gouvernance transparente et équitable du foncier, entre autres, la formulation des grandes lignes pour l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie conjointe pour l’intégration de l’agroécologie ainsi que l’accès des jeunes et des femmes au foncier dans les politiques de développement local et national du Sénégal. A en croire, Mariam Sow PCA Enda, en ces termes : « L’agroécologie avec les situations actuelles devient une alternative incontournable vis-à-vis des changements climatiques, vis-à-vis de la sécurisation des générations futures. C’est le moment de porter un plaidoyer auprès de l’Etat pour qu’il y’est des changements significatifs et durables ». Interpellé sur le rapport de la commission nationale de réforme foncière (CNRF), Mme Sow argumente : « La CNRF a fait son travail avec la société civile. Nous avons remis un document de vision politique foncière au Président de la République son Excellence Macky Sall et nous attendons en tout cas la deuxième phase avec aussi une démarche participative pour aller vers une législation qui respecte les visions fondamentales qui ont été décrites dans le document de vision politique foncières ». Pour Mère Sow : « L’implication ou accès des femmes au foncier, une vision très claire a été dite au niveau du document de politique foncière. Je crois aussi que la question foncière, ce n’est pas seulement une question de femmes, mais c’est une question de communautés. Il faut que les communautés locales puissent d’abord conserver les terres. Et si les communautés locales ont leurs terres, ça veut dire avec la proposition du groupe paritaire, les femmes vont réellement aussi accéder au foncier ». Pour rappel, dans un contexte de dégradation des sols au Sénégal, la désertification, l’érosion des ressources génétiques, les effets des changements climatiques, et le système d’agriculture conventionnel sont autant de facteurs qui limitent la capacité des populations à accéder à la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Toutefois, ces contraintes peuvent bien être absorbées par un modèle agricole et alimentaire alternatif qu’est l’agroécologie dont la multifonctionnalité permet de relever plusieurs défis à la fois d’ordre agricole, alimentaire, écologique, pédologique, climatique, sanitaire, culturel…Bref, à travers ses diverses formes de production d’aliments, l’agroécologie stimule l’ingénierie paysanne et les savoirs locaux, promeut la justice sociale, garantit l’épanouissement de la culture et de l’identité, et renforce la viabilité économique et écologique des systèmes d’exploitation familiale.

Par Amadou Tidiane Sow

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