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MME ANTA BABACAR NGOM BATHILY, PATRONNE DE LA SEDIMA ET PRESIDENTE DE L’AMIS, LISTE LES MAUX DU SECTEUR MEUNIER

Les acteurs en conclave pour y remédier…
« Ces idées que nous entendons, c’est-à-dire, de mélanger cette farine avec la production locale pour créer quand même de la valeur ajoutée, nous en tout cas l’association des meuniers industriels du Sénégal sommes convaincus que ça reste une bonne opportunité pour confirmer ce surplus de farine… », a soutenu, ce lundi matin à Dakar, Mme Anta Babacar Ngom Bathily, Directrice Générale de la Sédima et Présidente de l’Amis, face à la presse agricole, au cours de la réunion de concertation nationale sur la filière boulangère (CNFB), version première au Sénégal, dont le thème est axé sur : « Diagnostic et perspectives de la profession et de l’activité de la boulangerie au Sénégal », qui sera un marathon de discussions pour deux jours. Le Pain est chaud, Bon appétit !
« L’association des meuniers industriels du Sénégal (AMIS) ambitionne au-delà de la convergence et de la défense des intérêts matériels et moraux des meuniers, qui constituent le soubassement de toute organisation professionnelle de bâtir une filière compétitive assurant la couverture des besoins du pays, créant des emplois, une valeur ajoutée domestique », a soutenu, ce lundi matin à Dakar, Mme Anta Babacar Ngom Bathily, Directrice Générale de la Sédima et Présidente de l’Amis, face à la presse économique et agricole, dans le contexte de la réunion de concertation nationale sur la filière boulangère, version première au Sénégal, dont le thème est axé sur : « Diagnostic et perspectives de la profession et de l’activité de la boulangerie au Sénégal ». Selon elle, il faut à travers un diagnostic sans complaisance, engager une profonde réflexion autour des contraintes internes et externes, qu’il nous faudra lever pour gagner la bataille de la compétitivité. Certaines de ces contraintes sont de faites des acteurs de la filière, mais il reste que l’environnement des affaires et les fluctuations du coût de blé ont leur pesant dans la situation difficile pour ne pas dire intenable que nous vivons depuis près de trois années marquée notamment par une surcapacité de production par rapport aux besoins réels, une instabilité des prix souvent en deçà des coûts de production, des pertes d’exploitation assez considérable, un marché où les intermédiaires dictent leur loi aux producteurs sans que l’impact ne soit suffisamment perçu au niveau des consommateurs finaux. A en croire, Anta Ngom, en ces termes : « Cette liste qui est loin d’être exhaustive ne traduit certainement pas la réalité du terrain. Que les différents acteurs impliqués dans le processus, dans la concertation auront la responsabilité de cerner en ayant à l’esprit que la survie de la filière farine dépend grandement de sa compétitivité. Les deux journées de concertation seront une belle occasion pour passer en revue les forces et faiblesses de la filière farine et se projeter dans l’avenir. Un avenir plus où moins incertains avec la signature prochaine des APE et l’entrée du Maroc dans l’espace communautaire de la CEDEAO. Vu la qualité des participants à cette concertation, nous ne doutons pas que des résultats probants sortirons de ces assises et constituerons une base de discussions avec les autorités, qui ont le devoir de protéger l’industrie locale et de la préparer à faire face à l’arrivée incontournable de nouveaux concurrents surtout ceux qui bénéficient de certains avantages comparatifs beaucoup plus favorables dans leurs pays. Sous ce rapport, un engagement de l’Etat est attendu notamment par la définition de politiques appropriées et concertées pour encadrer les activités meunières et améliorer l’environnement juridique des affaires de façon à créer des conditions d’une saine compétition entre les différents acteurs et stabiliser durablement le marché de la farine ». D’après Mme Bathily : « Pour notre part, nous Amis, nous allons œuvrer pour que nos partenaires boulangers disposent davantage de moyens pour se professionnaliser et que leurs compétitivités s’accroissent. Elle (Amis) entreprendra au côté de la fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS) à faciliter l’accès aux financements des acteurs de la boulangerie ». Interpellé par la presse agricole sur l’innovation de prendre les produits locaux comme les céréales (Le niébé, le mil…) dérivées de l’activité agricole pour en faire du pain, Anta Babacar Ngom, argumente : « Oui, naturellement, nous pensons que c’est une des solutions, aujourd’hui, parce que la farine est disponible. Ces idées que nous entendons, c’est-à-dire, de mélanger cette farine avec la production locale pour créer quand même de la valeur ajoutée, nous en tout cas l’association des meuniers industriels du Sénégal sommes convaincus que ça reste une bonne opportunité pour confirmer ce surplus de farine ». Pour rappel, le marché de la filière boulangère au Sénégal embrasse un chiffre d’affaires qui tourne autour de 500 milliards de francs CFA par année, mobilise plus de 30. 000 emplois. Bref, le Sénégal importe plus de 1300 tonnes de blé par jour et a une longue pratique de consommation du pain, qui date depuis plus de 4000 ans.

Par Amadou Tidiane Sow

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