Accueil agriculture LES ETATS AFRICAINS DE LA SOUS REGION ONT MIS EN PLACE UNE LEGISLATION SEMENCIERE COMMUNE

LES ETATS AFRICAINS DE LA SOUS REGION ONT MIS EN PLACE UNE LEGISLATION SEMENCIERE COMMUNE

par Amadou Tidiane Sow 26 septembre 2017 0 commentaire
IMAGE SEMENCE

« L’application effective concertée de cadre harmonisé prend du retard, au point d’en ralentir les effets bénéfiques et d’annihiler les effets consentis, tant au niveau national que sous-régional », selon Alioune Fall (D.G ISRA)
« La production agricole en Afrique repose encore en très grande majorité sur celles reproduites et échangées par les paysans. S’il est avéré que ces systèmes semenciers informels représentent 70% des semences utilisées, l’amélioration de la productivité agricole serait une chimère si, en parallèle, le renouvellement de la carte variétale de différentes cultures alimentaires pratiquées et concomitamment, le développement de l’industrie des semences ne sont envisagée fortement dans les politiques et programmes nationaux de développement agricole face aux défis de la lutte contre la faim et la pauvreté », a soutenu, ce matin à Dakar, Alioune Fall, Directeur Général de l’Isra, au cours d’un séminaire national à vocation sous-régionale, de trois jours, d’information et de sensibilisation sur le système de protection des innovations variétales et l’impact sur le développement de l’industrie des semences, dont le thème est axé sur : « Système de protection des obtentions ou innovations variétales et de développement de l’industrie des semences en Afrique ». A en croire, Alioune Fall, en ces termes : « Ce séminaire sur la propriété intellectuelle, plus spécifiquement sur la propriété industrielle, en son objet de protection des innovations variétales et l’impact sur la gestion et le développement de l’industrie des semences au Sénégal et en Afrique, se tient à un moment crucial du renforcement des acquis de la mise en œuvre de notre programme agricole tel que inscrit dans le Programme Sénégal Emergent (PSE) initié par l’Etat du Sénégal ». Pour lui : « De nos jours, la gestion des savoirs et savoir-faire, autrement dit l’Economie du Savoir exige un perfectionnement continu et une valorisation forte des progrès technologiques. Et, dans ce domaine, les Etats africains sont loin d’avoir tout fait. C’est le cas pour la génération d’obtentions adaptées aux effets des changements climatiques du moment, et l’utilisation de semences certifiées de qualité ». D’après Alioune Fall : « Si pour se renforcer mutuellement et progresser vers un développement social et économique harmonisé, les Etats africains de la sous-région ont mise en place des systèmes d’innovation harmonisés, une législation en matière de propriété intellectuelle unique et une législation semencière commune, à l’opposé, l’application effective concertée de cadre harmonisé prend du retard, au point d’en ralentir les effets bénéfiques et d’annihiler les effets consentis, tant au niveau national que sous-régional ». Pour rappel, pour accompagner le développement de l’industrie semencière au Sénégal, tel qu’inscrit dans le PSE, l’Etat a mis en œuvre dès 2013, un programme national de reconstitution du capital semencier, doté d’une enveloppe de quatre milliards de francs CFA.

Par Amadou Tidiane Sow

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