environnement

DR. SAFIETOU THIAM, SECRETAIRE EXECUTIF CNLS

« Lorsque le Vih cesse d’être un objet de stigmatisation, les gens se prêtent volontiers au test et à la prise en charge, nous allons vers la rupture de la transmission du Vih… »
« Il s’agira d’assurer une bonne prise en compte dans nos stratégies des populations clés et vulnérables, mais surtout d’identifier les enjeux liés à la prise en compte des droits humains dans la riposte au Sida. C’est pour nous l’occasion de partager dans cette rencontre les différentes dispositions juridiques notamment les dispositions dans la loi relative au Vih/Sida pour vous permettre de nous proposer un plan d’action nécessaire pour la mise en place d’un environnement favorable pour la riposte au Sida », a soutenu, ce matin à Dakar, Dr. Safiétou Thiam, Secrétaire Exécutif, du Conseil National de Lutte contre le Sida (CNLS), au cours d’un atelier d’orientation, de plaidoyer sur les droits humains et les enjeux de la riposte au Sida, dont le but est l’intégration effective de l’approche droits humains dans la lutte contre le Vih/Sida. Ainsi, les acteurs de la santé, les juristes comptent mener ce combat dans tous les secteurs. A en croire, Mme Safiétou Thiam, en ces termes : « Lorsque les populations vivent dans un milieu ouvert et favorable, à l’abri de la discrimination. Lorsque que les personnes sont traitées avec dignité et qu’elles ont accès aux traitements, aux soins et aux appuis dont ils ont besoin, le Vih cesse d’être un objet de stigmatisation. Lorsque le Vih cesse d’être un objet de stigmatisation, les gens se prêtent volontiers au test et à la prise en charge, nous allons vers la rupture de la transmission du Vih. De même, les personnes séropositives peuvent mieux se prendre en charge quand il n’y a pas de stigmatisation, ils ont une meilleure observation aux traitements, ils prennent des mesures pour éviter de transmettre le virus et réduisent ainsi l’incident du Vih ». D’après Massogui Thiandoum, Directeur Technique, de l’Alliance Nationale des Comités pour la Santé (ANCS) : « L’infection à Vih, le taux de prévalence est très important au niveau des groupes les plus vulnérables et nous avons constaté que ces groupes sont victimes parfois de stigmatisation, de discrimination, mais aussi d’une répression dû à des textes juridiques assez répressifs à l’endroit de ces groupes là et l’application de ces textes là systématiquement se traduit par un isolement, par une marginalisation, par une peur, par une crainte de ces groupes vulnérables, ce qui fait qu’ils ne viennent pas au niveau des services pour une bonne prise en charge et cela se traduit aussi par le fait que l’infection à Vih continue d’infecter les populations parce que les personnes qui son atteintes de VIH et qui doivent être traitées ne le sont pas suffisamment, donc cette rencontre est extrêment important qui permet de partager avec les agents d’application des lois, quelles sont nos contraintes ?, quelles sont nos défis ?, quelles sont les enjeux ?, de la prise en compte de ces groupes vulnérables, mais dans une perspective de santé publique et de respect des droits humains ». Pour rappel, l’objectif principal de cette rencontre de trois (72heures) entre acteurs de la santé et les juristes est de faire un plaidoyer au profit des acteurs des agents d’application de la loi en ce qui concerne les droits humains des personnes vivants avec le VIH, mais aussi des groupes les plus vulnérables.

Par Amadou Tidiane Sow

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer