agriculture

REALISATIONS, REVES OU UTOPIES DU PRODAC… ?

Une production de plus de 167.400 tonnes de produits agricoles, 29.250 tonnes de produits de l’élevage, la production de 6.000 tonnes de poisson sont les résultats attendus…

« A ce jour, ce sont au total 21 projets pour un montant global de près de 180 milliards FCFA. Quinze (15) projets ont été exécutés de manière satisfaisantes et six (06), dont le ProDAC, sont en cours. C’est le lieu pour moi d’exhorter l’équipe du Projet à redoubler d’efforts pour la réalisation de ses objectifs dans les délais impartis et répondre ainsi aux attentes de la jeunesse et la population Sénégalaise. En effet, la réalisation du ProDac dans des bonnes conditions va favoriser la promotion de l’emploi en milieu rural, contribuer à accroître la production alimentaire à travers le pays, et de façon générale, à la réduction de la pauvreté au Sénégal », a expliqué, ce Jeudi matin à Dakar, Moussa Sylla, Directeur du Bureau Régional de la Banque Islamique de Développement à Dakar, au cours de la cérémonie de lancement du projet de développement de l’entreprenariat agricole.

Pour aller aux champs agricoles, il est permis et autorisé de se réveiller dès le chant du coq, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt dit l’adage. En effet, ce Jeudi matin, c’est tout à fait le contraire à l’atelier national de lancement du projet de développement de l’entreprenariat agricole, qui a vu les autorités en charge de la Jeunesse, de l’Emploi et de la Construction Citoyenne être en retard jusqu’au soleil de 11heures sous la houlette de Mame Mbaye Niang, dans le contexte de son discours très politique, vide de contenu, de l’essentiel, qui devait étre accés sur les efforts que l’Etat du Sénégal est entrain de faire dans le secteur agricole, l’espoir suscité par le Président de la République, Macky Sall, au niveau de l’Agriculture dont les quatre régimes notamment Senghor, Diouf et Wade n’ont pas pu carrément réglé. « La BID en sa qualité de partenaire au développement a financé trois projets corrélés d’une valeur de plus de 200 millions de Dollars pour appuyer les efforts si illustres du Gouvernement. Le Programme des domaines agricoles communautaires (PRODAC) a pour principaux résultats attendus : la création de plus de 30. 000 emplois ; la mise en place de 348 groupes d’entrepreneurs agricoles ; le renforcement des capacités de plus de 30. 000 entrepreneurs en matière de production et de gestion commerciale ; la formation de plus de 90. 000 jeunes en milieu rural inscrits dans des centres d’incubation en vue de mettre en place leur propre exploitation agricole ; la production de 167. 400 tonnes de produits agricoles (céréales et produits horticoles) ; la production de 29. 250 tonnes de produits de l’élevage (viande) ; la production de 6. 000 tonnes de poisson. Ce projet a bénéficié d’un financement de 72,86 millions d’Euros. Le Programme de développement du pastoralisme durable au Sahel (Sénégal) bénéficiera directement près de 550. 000 pastoralistes et agropastoralistes au Sénégal », a soutenu, Amadou Thierno Diallo, Directeur Général du Département Agriculture et Développement Rural, au niveau de la Banque Islamique de Développement (BID). A l’en croire, en ces termes : « Les principaux résultats attendus comprennent : la passation de la consommation de lait par habitant de 26,35 kg à 28,99 kg/an au Sénégal d’ici à 2030 ; l’augmentation de la contribution du secteur de l’élevage aux budgets des ménages de 10% par rapport aux niveaux de base ; l’augmentation du nombre de petits ruminants engraissés vendus par année de 20% ; l’accés à la microfinance rendue possible pour 90. 000 opérateurs de la chaîne de valeur ; 12 nouveaux forages et 10 forages réhabilités et équipés d’énergie solaire ; les points d’eau établis sur les voies de transhumance ciblées à une distance moyenne de 25 km les uns des autres ; 30 périmètres des zones pastorales aménagés et sécurisés avec des pratiques durables de gestion des terres. Ce projet a bénéficié d’un financement à hauteur de 30.79 millions de Dollars ». Pour rappel, ce projet vise à promouvoir l’emploi rural à travers le développement de moyens de production et le renforcement des compétences entrepreneuriales des jeunes des régions de Kaffrine (Boulel), Fatick (Ndiombato), Louga (Djodi) et Kolda (Fafacourou). Bref, ce modèle novateur veut contribuer à la réduction de la précarité sociale en milieu rural en y créant les conditions favorables à la génération massive d’emplois et de richesses. Il s’agit, dans sa première phase quinquennale, de mettre à la disposition de ces entrepreneurs agricoles, les jeunes, 30 000 hectares de terres aménagées réparties sur 10 terroirs  à travers le pays.

 

                                                 

                                                                                                    Par Amadou Tidiane Sow

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