Accueil eco et migration LE NIVEAU DE VIE OU LE BAMBOULA DES INSPECTEURS DES IMPÔTS ET DOMAINES

LE NIVEAU DE VIE OU LE BAMBOULA DES INSPECTEURS DES IMPÔTS ET DOMAINES

par Amadou Tidiane Sow 1 août 2018 0 commentaire
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« C’est scandaleux, il faut que nous statuons sur le cas de la fraude fiscale… », selon le Pr. El Hadj Ibrahima Sall (Economiste)

« Nous avons besoin d’une croissance, nous devons agir, il faut une réforme, le taux de prélèvement bancaire au Sénégal est généralement faible », a soutenu le Pr. Abdoulaye Diagne, Directeur Exécutif du CRES, Mardi matin à Dakar, face à la presse économique, au cours de la traditionnelle rencontre annuelle du laboratoire de recherches économiques et monétaires (LAREM) qui est partie pour 48 heures de débats, de discussions, dont le thème de la Session Inaugurale est axé sur : « Regards croisés sur l’économie sénégalaise ». A en croire, le Doyen Moustapha Kassé, en ces termes : « Si nous n’arrivons pas à régler les questions du financement public, nous n’aurons pas de performance, on passe toujours en surface les politiques agricoles, c’est-à-dire, le secteur tertiaire. Le système bancaire est un système qui ne fonctionne pas. L’Etat n’a pas parfois une vision à long terme, le Sénégal n’est pas productif. Le secteur privé est dans une dispersion totale, il ne propose pas quelque chose. Nous avons une économie qui marche sur la tête ». Selon l’Economiste et Pr. El Hadj Ibrahima Sall, un des panélistes du jour, il y’a une immense fraude au Sénégal, les plus riches ne payent pas les impôts, il faut aussi éviter la corruption. « Quand vous voyez le niveau de vie des Inspecteurs des Impôts et Domaines, c’est scandaleux. Il faut que nous statuons sur le cas de la fraude fiscale. C’est les plus riches qui ne payent pas les impôts au détriment des pauvres, c’est scandaleux. Il faut avoir une culture de payer les impôts au Sénégal. Pour échapper aux impôts, certaines entreprises se logent à l’Île Maurice, parce que là-bas il y’a un système pour échapper aux impôts, c’est scandaleux ça ». D’après Seydi Ababacar Dieng, Responsable et Coordonnateur du LAREM : « Le secteur privé sénégalais doit s’organiser afin qu’il soit capacité par l’Etat. Nos producteurs locaux doivent faire beaucoup d’effort afin de mutualiser les ressources en terme de capital humain ». Pour rappel, ce traditionnel séminaire annuel du Laboratoire de Recherches Economiques et Monétaires (LAREM) va se clôturer, aujourd’hui. Sous ce registre, Le LAREM est une institution de recherches et de formation doctorale en économie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) qui organise régulièrement des manifestations scientifiques pour discuter des problèmes économiques et sociaux, qui interpellent l’Afrique et formuler des visions d’avenir pour une future société prospère et solidaire en Afrique. Bref, dans les jours à venir le Doyen et Pr. Moustapha Kassé sortira un livre intitulé : « Le secteur privé, la jambe faible de l’émergence », lui qui s’est posé une question : « Est-ce-que le secteur privé s’occupe de lui-même » : A bientôt à la librairie !

Par Amadou Tidiane Sow

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