Accueil agriculture EL HADJ MALICK SARR DIRECTEUR GENERAL DE L’ANIDA PARLE DU PACERSEN AU PROFIT DES MIGRANTS QUI ONT UN PROJET DE RETOUR

EL HADJ MALICK SARR DIRECTEUR GENERAL DE L’ANIDA PARLE DU PACERSEN AU PROFIT DES MIGRANTS QUI ONT UN PROJET DE RETOUR

par Amadou Tidiane Sow 19 juillet 2018 0 commentaire
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« Il n’y aura plus de saisons mortes dans ces terroirs… »

Le projet d’appui à la réduction de la migration à travers la création d’emplois ruraux (PACERSEN), financé à hauteur de 13 milliards (20 millions d’euros) de FCFA par l’union européenne et mis en œuvre par l’agence nationale d’insertion et de développement agricole (ANIDA), qui concerne huit localités à vocation agricole à savoir Kolda, Kédougou, Kaffrine, Fatick, Diourbel, Kaolack, Sédhiou, Louga, a installé et tenu mercredi matin à Dakar, sa première réunion de son comité de pilotage, a constaté le reporter du journal en ligne agricole et migratoire sénégalais le www.rondelleplus.org . En effet, l’objectif principal de ce programme est d’identifier les terroirs ruraux qui sont les pourvoyeurs d’exode rural et d’émigration irrégulière afin de promouvoir dans ces terroirs des activités de création de richesse, des activités rémunératrices, de fixer ces populations rurales dans leurs terroirs d’origine, dont les résultats attendus sont d’offrir à cette jeunesse rurale des emplois décents qui leurs permettent d’améliorer leur cadre et leur qualité de vie, travaillant ainsi à freiner cette forte saignée des terroirs ruraux, de leur populations active, c’est-à-dire, la jeunesse rurale et se faisant d’induire dans ces terroirs là une dynamique de développement équilibrée, harmonieuse, donc produisant un aménagement du territoire qui soit équilibré. Ainsi, le programme vise aussi à accompagner les migrants qui ont un projet de retour au pays, dont 25% de la cible retenue dans ce projet d’insertion dans les unités économiques agricoles qui vont être réalisées sera constituée de migrants ayant un projet de retour. « Ce programme pour sa réussite, vu son ambition stratégique nécessite une très bonne communication pour que la cible dans son intégralité reçoive l’information et perçoive cette opportunité, mais aussi une bonne information pour que les uns et les autres, aussi bien qu’en Occident, qu’en Afrique se rendent compte qu’il y’a une alternative qui est en train d’être développée et qui probablement si elle se renforce sera plus efficace que les projets de mur de séparation au niveau des frontières sera beaucoup plus efficace que des positions de fermeture de frontière. Notre conviction est qu’il y’a une vérité historique qui est celle-là, tant qu’existera l’humanité, les hommes voyagerons. L’objectif de ce programme ce n’est pas d’arrêter le mouvement des humains, mais c’est plutôt de faire de sorte que les pays de migration forte ne tombent pas en déséquilibre et en décomposition parce que perdant la force vive de sa population, c’est surtout cela qui est ainsi visé et c’est pour cela que la réussite de ce projet dépendra probablement l’avenir qui sera réservé à notre humanité de façon générale », a soutenu face à la presse agricole et migratoire, El hadj Malick Sarr, Directeur Général de l’Anida. Pour lui : « Ce programme vise à créer plus de 13 000 emplois dans ces 8 régions ou localités dans lesquelles nous allons travailler avec la coopération espagnole et la coopération italienne, le siège du programme est déjà à Kolda. Nous allons concevoir la démarche d’intervention avec les cibles en allant vers elles pour que les résultats soient un peu à la mesure des attentes de ces populations rurales. De façon générale, nous allons pratiquer le maraîchage ou l’horticulture dans ces 8 localités à travers le maraîchage et l’arboriculture fruitière qui est la partie production végétale, mais c’est aussi une des particularités de ce programme c’est que ce sont des fermes à production intégrée. Il va y’avoir la production animale, avec l’aviculture, avec l’élevage de bovins, l’élevage d’ovins, qui vont être développés en synergie avec la production végétale. Avec ce programme de promotion d’irrigation dans ces régions par la valorisation des ressources en eau souterraine, ils vont y’aller dans l’irrigation avec 3 campagnes par année, il n’y aura plus de saisons mortes dans ces terroirs, qui est le facteur multiplicatif de leurs revenues ». Pour rappel, les acteurs du PACERSEN compte travailler en synergie avec l’OIM et la DGSE qui ont une connaissance forte sur les migrants de retour dont ils sont les cibles principales voir prioritaires éligibles à 25% de ce projet.

Par Amadou Tidiane Sow

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