Accueil environnement MAIMOUNA BALDE DIRECTRICE GENERALE DU CENTRE GINDDI A CŒUR OUVERT DANS LE CONTEXTE D’UNE JOURNEE PORTES OUVERTES

MAIMOUNA BALDE DIRECTRICE GENERALE DU CENTRE GINDDI A CŒUR OUVERT DANS LE CONTEXTE D’UNE JOURNEE PORTES OUVERTES

par Amadou Tidiane Sow 11 juillet 2018 0 commentaire
MB CENTRE GINDDI EN IMAGE

« GINDDI a le devoir de sortir de sa réserve pour effectivement valoriser ses multiples activités… »

« Cette préoccupation s’est traduite ces dernières années par une vaste campagne de retrait d’urgence des enfants de la rue avec une première phase, en 2016, qui a permis de retirer 1585 enfants de la rue et leur placement au centre d’accueil et d’information pour enfants en situation difficile (Ginddi). Celle-ci a été suivie d’une deuxième phase, depuis le 28 mars 2018, pendant laquelle la poursuite des opérations de retrait a connu un total de 339 enfants retirés qui ont été placés au centre », a soutenu face à la presse mercredi matin, Maimouna Baldé, Directrice Générale du Centre Ginddi, dans le cadre de la journée portes ouvertes (JPO) du Centre Ginddi, qui entre dans le contexte de la 28ième édition de la journée de l’enfant africain (JEA) et de la 30ième édition de la semaine nationale de l’enfant (SNE). A en croire, Mme Maimouna Baldé, en ces termes : « Certes, nous pouvons nous satisfaire du nombre d’enfants retirés de la rue, mais nous limiter à cette approche quantitativiste, c’est ignorer les véritables enjeux et défis qui nous interpellent et c’est pourquoi notre journée d’aujourd’hui privilégiera surtout une approche plus qualitative. La journée « portes ouvertes », organisée par le Centre Ginddi, si elle rentre dans le cadre de la problématique du retrait, qu’on ne peut ignorer du fait du rôle nodal du Centre, n’en concerne pas moins cette urgence que GINDDI a le devoir de sortir de sa réserve pour effectivement valoriser ses multiples activités et aussi sensibiliser sur l’intérêt des actions menées. C’est donc pour moi à l’occasion de la célébration de la Semaine Nationale de l’Enfant, jumelée avec la commémoration de la Journée de l’Enfant Africain (JEA), de féliciter le Centre GINDDI, qui à l’image de certains partenaires engagés pour la cause de l’enfance, œuvre sans relâche au bien-être de nos enfants ». Par ailleurs, le Sénégal est confronté, depuis plusieurs décennies, au phénomène des enfants de la rue. Cette problématique majeure du devenir de l’enfant revêt des proportions inquiétantes, surtout dans la région de Dakar, du fait de l’expansion de la mendicité. Ainsi, la cartographie des écoles coraniques de la région de Dakar, réalisée en 2013, révèle que 53% des enfants trouvés dans ces écoles pratiquent la mendicité. Sur ce nombre, 91% font entre 1h et 5h de mendicité par jour dans la rue. Les enquêtes montrent également que la mendicité des enfants est la principale source de revenus de certains maîtres coraniques et que les enfants de la rue sont souvent victimes de violences physiques et sexuelles, négligences et abandons. Pour rappel, dans la perspective de mettre fin à cette pratique, profondément enracinée dans la société sénégalaise, le gouvernement a développé de nombreuses initiatives. Bref, diverses études ont ainsi été menées pour mieux cerner la question.

Par Amadou Tidiane Sow

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