Accueil hydraulique KHADY DIOUF GOUDIABY, PATRONNE DU LABORATOIRE DE BIOLOGIE MARINE A L’IFAN

KHADY DIOUF GOUDIABY, PATRONNE DU LABORATOIRE DE BIOLOGIE MARINE A L’IFAN

par Amadou Tidiane Sow 27 juin 2018 0 commentaire
KDG

« La taille des espèces varient en fonction des localités, il faut tenir compte de la période de reproduction et la taille de première capture… »
« Dans cette étude nous avons travaillé trois à cinq ans et mis essentiellement l’accent sur l’ethmalose qu’on appelle communément cobo au Sénégal. C’est une espèce quand même qui est prisée par les sénégalais, très exploitée, c’est une espèce très côtière. Dans le cadre de notre activité ce qu’on a voulu faire, c’est d’abord collecter des données à l’échelle de la zone côtière sénégalaise, les analysées et avoir une idée du potentiel de pêche de l’ethmalose », a soutenu mercredi matin face au reporter du journal en ligne agricole, halieutique, pastoral sénégalais le www.rondelleplus.org , Dr. Modou Thiaw, Chercheur au CRODT, au cours d’un atelier de partage des résultats des études scientifiques sur l’ethmalose et les sardinelles menées par les partenaires dans le cadre du projet USAID/COMFISH Plus, dont l’objectif principal est de faire l’état des connaissances sur la pêcherie de l’ethmalose à partir : des résultats des recherches documentaires : de l’exploitation des bases de données disponibles du CRODT (1990-2015), de la direction des Pêches Maritimes DPM (1990-2017) et de la Direction de la Pêche Continentale DPC (2014-2016) sur la pêcherie de l’ethmalose et des résultats sur l’impact du monofilament sur les pêcheries des petits pélagiques et sur le milieu marin. Selon Dr. Modou Thiaw, l’espèce ethmalose commence à se faire rare en termes de capture de pêche, les captures ont nettement diminué ces dernières années en vue de données des avis scientifiques au Ministère en Charge de la Pêche et de l’Economie Maritime (MPEM). Les avis sont de réduire les efforts de pêche qui ont été très intenses sur les espèces pélagiques notamment l’ethmalose y compris les sardinelles. Sur les périodes 1990 et 2015, la moyenne de capture de l’ethmalose et des sardinelles est estimée à hauteur de 20 000 tonnes. Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de ses activités (plans de gestion participatifs, conventions locales et plans d’adaptation au changement climatique), le projet USAID/COMFISH Plus a noué un partenariat avec différentes institutions de recherche. Il s’agissait non seulement de contribuer au renforcement des capacités de ces institutions, mais aussi de leur confier des activités de recherches participatives pour l’accompagnement des processus d’élaboration et de mise en œuvre des plans de cogestion des pêcheries de l’ethmalose et des sardinelles, des conventions locales et des plans d’adaptation au changement climatique. Sous ce registre, appréciant positivement les résultats scientifiques obtenus au cours de ces années de partenariat, le projet a jugé nécessaire de les partager avec les partenaires (y compris toutes les parties prenantes du projet en particulier les services ainsi que les acteurs à la base) en vue de leur diffusion. A en croire, Madame Khady Diouf Goudiaby, Responsable du Laboratoire de Biologie Marine et Chercheur à l’IFAN, en ces termes : « L’étude que nous venons de présenter consiste à étudier les paramètres biologiques de l’ethmalose. Par ces paramètres biologiques entendez tout ce qui est relatif à l’étude de la période de reproduction, à la taille de première maturité de l’espèce, c’est-à-dire, la taille à laquelle le poisson se reproduit pour la première fois, son âge, la manière dont le poisson grandit, son régime alimentaire ». Pour elle : « La taille des espèces varient en fonction des localités, mais ce qu’il faut noter actuellement, c’est qu’il y’a une réduction de cette taille moyenne comparée aux autres études anciennes qui ont été menées sur les mêmes espèces et donc ceci suggère une réduction de la pression de pêche exercée sur la ressource. Il faut tenir compte de la période de reproduction et la taille de première capture, laisser certaines espèces se reposer. La particularité de l’ethmalose, c’est qu’il est utilisé par les populations sénégalaises les plus démunies, c’est une espèce aussi qui est utilisée dans la consommation ». Pour rappel, l’étude de ce projet a été menée dans des localités côtières comme Lompoul, Cayar, Saloum…

Par Amadou Tidiane Sow

Vous pouvez aussi voir

Laisser un commentaire

All for Joomla All for Webmasters