Accueil hydraulique A MOINS DE 1100 JOURS DE L’OUVERTURE DU 9IEME FORUM MONDIAL DE L’EAU A DAKAR

A MOINS DE 1100 JOURS DE L’OUVERTURE DU 9IEME FORUM MONDIAL DE L’EAU A DAKAR

par Amadou Tidiane Sow 7 juin 2018 0 commentaire
CPO FME

Le comité d’organisation à l’école de l’anticipation…

Dans le cadre du 9ième forum mondial de l’eau (FME), Dakar 2021, dont le thème est axé sur : « Eau, Sécurité et Développement », le comité préparatoire à l’organisation est en train de réfléchir sur le canevas des groupes de travail, a constaté ce mercredi matin, le reporter du journal en ligne agricole et hydraulique sénégalais le www.rondelleplus.org , au cours d’une réunion préparatoire de l’atelier international de planification prospective du 9ième forum mondial de l’eau, prévu les 25 et 26 juin 2018, sous la houlette d’Abdoulaye Séne, Président du Comité d’Organisation (PCO). Selon ce dernier, durant ce forum de Dakar 2021, nous (Le Sénégal : Ndlr) allons accueillir le monde entier, mais nous le faisons au nom de toute l’Afrique. Le contexte devrait nous amener à dire que nous sommes, aujourd’hui, engagés dans la phase cruciale du processus de préparation du forum, nous sommes à moins de 1100 jours de l’ouverture du forum, c’est vous dire que nous ne sommes pas loin. D’autres pays, autrement, dotés de moyens encore plus important ont eu à préparer ce forum sur cinq ans et vous voyez bien que nous ne disposons, aujourd’hui, que de moins de trois ans pour relever ce grand défi. Nous voulons rester néanmoins dans l’anticipation, puisque depuis quelques mois le comité national a beaucoup travaillé et beaucoup produit en privilégiant l’écoute, les concertations, les négociations. Nous avons pu bâtir donc une démarche très collaborative, une nouvelle vision, un nouveau processus préparatoire. Notre volonté c’est surtout d’élargir les bases du portage et de l’appropriation du forum, nous voulons que tous les acteurs soient impliqués et se sentent concernés, nous voulons notamment que ce forum puisse bénéficier au maximum de populations au Sénégal et en Afrique, nous voulons effectivement que ce forum contextualisé au niveau international soit un forum bien ancré dans nos réalités et dans nos besoins au niveau national. C’est pour cela que dans la logique de ce que nous sommes en train de faire, chaque fois que nous aurons à organiser une rencontre préparatoire internationale, nous allons nous obliger à organiser une rencontre nationale pour recueillir les préoccupations des acteurs sénégalais, africains, recueillir leurs suggestions, leurs propositions que nous allons faire remonter au niveau international. L’idée fondamentalement, c’est de faire en sorte que nous puissions faire dialoguer le local et le global, faire en sorte qu’il y’est une interaction de manière à ce que les préoccupations de tous les acteurs y compris les acteurs du monde non conventionnel de l’eau soient associés dans ce que nous sommes en train de faire. Nous ne le répéterons jamais assez, c’est un forum d’opportunités pour l’Afrique, mais c’est aussi un grand défi auquel nous sommes tous appelés à apporter notre contribution. Par ailleurs, les participants de cette réunion préparatoire de l’atelier international de planification prospective du 9ième forum mondial de l’eau (FME) doivent réfléchir sur les thèmes et sous-thèmes au profit du rendez-vous mondial de l’eau : Dakar 2021. « Pour la rencontre, d’aujourd’hui, au-delà d’un partage rapide sur ce qui est cette nouvelle vision, du nouveau processus préparatoire. Nous allons vous inviter en particulier à travailler, à apporter vos contributions dans la définition des contenus des différents sous-thèmes qui ont été retenus parce qu’il faut le dire pour ce forum, c’est que dès le départ, nous avons réussi à convaincre le conseil mondial de l’eau (CME) de démarrer avec des thèmes prioritaires qui correspondent aux enjeux les plus importants pour l’Afrique tout en restant dans le cadre des défis globaux du monde entier. Nous allons essayer avec vous de donner la vision sénégalaise, africaine par rapport à chacun de ces thèmes », a soutenu, face à la presse Monsieur Abdoulaye Séne. A l’en croire, en ces termes : « Quand on parle de sécurité de l’eau, on se soucie d’abord de la sécurité de la source. Quand vous avez une seule source ou un seul point à partir duquel vous prenez l’eau pour alimenter une grande métropole comme Dakar, il y’a des soucis à se faire, mais quand vous réussissez à multiplier les sources, à les diversifier, vous renforcez la résilience, vous renforcez la sécurité. Si aujourd’hui, on peut avoir de l’eau à partir de nappes souterraines, on peut avoir de l’eau à partir du lac de guiers, on peut avoir de l’eau à partir du fleuve Gambie, on peut avoir de l’eau à partir de la désalinisation, vous imaginez bien qu’en ce moment-là, Dakar, sa banlieue et toutes les zones, aujourd’hui, desservies par le système d’alimentation notamment en eau de Dakar seraient dans une situation de résilience et de sécurité en eau, mais quand on dit également eau, on pense à la fois à l’interaction eaux douces et eaux salées et de plus en plus à travers le monde la problématique des océans est en train d’émerger et de prendre davantage une place plus importante. Aujourd’hui, on se préoccupe de savoir qu’est-ce que les océans peuvent apporter comme réponse en ce qui concerne les zones qui ne sont pas pourvues de ressources en eaux douces. Le dessalement est une technique qui est en train d’être améliorée et c’est une technique qui était couteuse en son temps, qui était complexe au plan environnemental, écologique, mais la technologie aujourd’hui a avancé au point que l’on peut envisager effectivement le dessalement comme une solution qui tienne la route et qui soit compétitive par rapport à d’autres solutions surtout quand on envisage la question de la sécurité de l’eau. Il faut aussi travailler sur la sécurisation des systèmes, des infrastructures parce qu’il ne s’agit pas seulement de se préoccuper des sources, il faut aussi voir toutes les infrastructures et travailler sur leurs sécurités. Donc quand on parle de sécurité de l’eau, c’est véritablement un concept très large, on se préoccupe de voir qu’est-ce que nous pouvons avoir comme diversification des sources ».

Par Amadou Tidiane Sow

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