Accueil environnement FACE AUX OPPORTUNITES EN 2021, LE SENEGAL A L’ASSAUT DU PETROLE, DU GAZ ET DE L’EAU

FACE AUX OPPORTUNITES EN 2021, LE SENEGAL A L’ASSAUT DU PETROLE, DU GAZ ET DE L’EAU

par Amadou Tidiane Sow 2 juin 2018 0 commentaire
PETROLE GAZ EAU

« L’exploitation des ressources pétrolières et gazières peut générer des externalités négatives comme la perte de la biodiversité, la déforestation, la pollution de l’air et du milieu marin, elle peut aussi être à l’origine de déplacement de populations… », selon Mahammed Boun Abdallah Dionne (Premier Ministre)

« Nous attendons le gaz pour 2021, nous attendons aussi le pétrole pour 2021, c’est-à-dire, dans trois ans. En effet, les enjeux économiques, sociaux, et environnementaux que soulèvent l’exploitation du pétrole et du gaz nécessite immanquablement une approche multisectorielle, participative et inclusive, gage d’une gestion durable et saine des ressources. Le Sénégal qui a compris très tôt cette approche holistique s’est engagé depuis 2016 dans un processus d’installation d’une dynamique pour une gestion saine et durable de ses ressources par la création de son Excellence Monsieur Macky Sall, Président de la République, d’un comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Le COS-PETROGAZ). Le Cos-Pétrogaz est en effet chargé d’assister le Chef de l’Etat et le Gouvernement dans la définition, la supervision, l’évaluation et le contrôle de la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière de développement de projets pétroliers et gaziers. L’adhésion de notre pays à l’initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) en 2012 traduit bien cette ambition du Président de la République de faire de la bonne gouvernance une réalité dans la gestion des affaires publiques et par la même occasion son intention de faire du secteur minier un moteur de croissance économique et de développement social », a soutenu hier à Diamniadio, face à la presse, Mahammed Boun Abdallah Dionne, Premier Ministre du Sénégal, au cours de la cérémonie de clôture de la 3ième édition de la conférence nationale sur le développement durable (CNDD3), qui avait regroupé plus de 150 experts au niveau des panels du segment des experts, dont le thème a été axé sur : « Pour une exploitation durable et saine des ressources pétrolières et gazières », dont l’objectif principal était de de regrouper les différentes parties prenantes (états, sociétés pétrolières, partenaires techniques et financiers (PTF), collectivités territoriales, société civile, populations…) afin d’échanger positivement sous l’angle des modes de production et de consommation durable sur un cadre consensuel de gouvernance environnementale des ressources pétrolières et gazières du Sénégal. A en croire, Mahammed Boun Abdallah Dionne, en ces termes : « Il faut se féliciter, aujourd’hui, que le Sénégal occupe le premier rang en Afrique et la quatrième place mondiale à la suite de la dernière évaluation du conseil d’administration de l’ITIE. Ces résultats nous confortent dans nos choix, ceux du Président de la République et stimulent notre volonté irréversible d’assurer une gestion transparente des ressources issues des industries extractives aux mieux des intérêts de la nation et aux bénéfices exclusifs de notre peuple. Certes l’exploitation des ressources pétrolières et gazières constituent un levier important pour propulser la croissance économique et le développement des pays, mais elle peut générer aussi des externalités négatives telles que la perte de la biodiversité dû au possible déversement et aux fuites au niveau des points de forage, la déforestation, la pollution de l’air et du milieu marin, elle peut aussi être à l’origine de déplacement de populations. Il nous faut bien prendre conscience de ces risques et développer ensemble des mécanismes de mitigation appropriés afin de mieux protéger l’environnement marin et les populations. Dans notre cas le pétrole que nous avons et le gaz sont des ressources offshores en mer, donc les populations peuvent être rassurées quant aux exigences de déplacement. C’est quand, il s’agit de ressources offshores qui se passent donc sur le continent que parfois dans certains pays les populations peuvent être obligées de déménager. C’est ce qui justifie par ailleurs notre adhésion aux traités internationaux, ainsi que l’adoption depuis 2015 d’une stratégie nationale de développement durable (SNDD), validée par ailleurs lors de la première édition de la conférence nationale sur le développement durable. Je serai particulièrement attentif à la suite qui sera donnée aux recommandations formulées à l’issu des travaux ». Pour rappel, le processus de vulgarisation de cette stratégie nationale de développement durable sur l’ensemble du territoire devra permettre sa meilleure appropriation par le citoyen qui demeure une cible, mais un acteur déterminant dans toute action de protection et de préservation des ressources environnementales.

Par Amadou Tidiane Sow

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