Accueil eco et migration LE GHANA ET LE KENYA SIGNENT LA ZLECA, LE RWANDA ET LE NIGER SONT EN PHASE DE RATIFIER, LE SENEGAL A L’ETAPE DE DISCUSSION ET DE NEGOCIATION

LE GHANA ET LE KENYA SIGNENT LA ZLECA, LE RWANDA ET LE NIGER SONT EN PHASE DE RATIFIER, LE SENEGAL A L’ETAPE DE DISCUSSION ET DE NEGOCIATION

par Amadou Tidiane Sow 1 juin 2018 0 commentaire
IMAGE ZLECA

Le Nigéria refuse de ratifier sous la pression de ses industriels…

« Le Sénégal en tant que Etat souverain a signé les accords de libre-échange le 21 Mars à Kigali à travers son Chef d’Etat son Excellence le Président de la République Macky Sall. Aujourd’hui, on est dans une dynamique qui doit amener à la ratification puisse que notre constitution veut que le parlement pour ce genre de loi et de règle soit saisi pour pouvoir ratifier les accords de libre-échange. La pertinence vient du fait qu’aujourd’hui le secteur privé doit être le principal bénéficiaire de cette zone de libre-échange continentale africaine. Pour que le secteur privé puisse être bénéficiaire, il faut que nous les sensibilisons pour leur expliquer le contenu de cette zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) et que nous les écoutons aussi pour qu’on puisse avoir leurs inquiétudes. Le libre-échange concernera 90% des produits, peut-être que le secteur privé a une liste de produits, une liste de biens qui ne veulent pas voir inclure dans cette zone de libre-échange. Les produits agricoles restent à définir, mais la zone de libre-échange n’est pas faite pour créer des problèmes, elle n’est pas faite pour réduire la capacité de manœuvre de certains privés. Si le Sénégal décide de protéger son secteur de la pêche et de ne pas l’inclure dans les accords, c’est tout à fait possible », a soutenu hier à Dakar, face à la presse économique sénégalaise, Alpha Sy, Directeur Général de Sy Investments, au cours d’une réunion de sensibilisation sur la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), 3ième étape du genre sous la houlette du patronat sénégalais, qui a été au rendez-vous pour échanger avec l’Initiative AfroChampions et l’Union africaine (U.A). A en croire, Monsieur Alpha Sy, en ces termes : « D’une manière générale le secteur privé sénégalais est le moteur qui doit conduire au développement du Sénégal. On ouvre des perspectives, on ouvre nos frontières, on n’a la possibilité de produire et d’aller exporter au-delà même de la zone CEDEAO qu’on connait déjà, d’aller exporter vers l’Afrique Centrale, de prendre ses produits artisanaux, de faire ses produits artisanaux et d’aller exporter, par exemple si on doit développer une industrie du textile de prendre nos productions et de les amener en Afrique du Sud. L’Union Africaine s’est donnée un temps, c’est-à-dire, jusqu’à l’horizon 2020 pour adopter la ZLECA. Aujourd’hui, certains pays ont déjà ratifié les accords, il s’agit du Ghana et du Kenya, le Rwanda et le Niger sont en phase de ratifier, le Sénégal n’a pas encore ratifié, il est encore en phase de discussion et de négociation, pour voir dans quelles mesures la ZLECA correspond aux intérêts du secteur privé sénégalais et à la protection peut-être de certains aspects. Au total, un minimum de 22 pays devra ratifier pour que la ZLECA puisse être mise en œuvre. Je n’ose pas dire que le Nigéria est un géant aux pieds d’argile, mais c’est clair que l’implication du Nigéria est importante. Il faut savoir que le Nigéria a conduit toutes les négociations qui ont mené aux accords de la ZLECA, il était impliqué dès le départ, malheureusement à trois jours de la signature des accords, le Président de la République du Nigéria Muhammadu Buhari a fait savoir qu’il ne sera pas à Kigali pour signer les accords, il n’était pas là pour signer les accords sous la pression des industriels nigérians, qui ont pensé que cette zone de libre-échange pourrait être un impact sur leur rentabilité. C’est des discussions qui sont en cours, je pense que le Président Muhammadu Buhari arrivera à convaincre les industriels nigérians de la pertinence de rejoindre. En fait, le Nigéria est le premier pays qui devrait bénéficier de cette ZLECA ». Pour rappel, Les principaux objectifs de la ZLECA sont de créer un marché unique pour les biens et services, avec la libre circulation des personnes et des investissements, ouvrant ainsi la voie à la mise en place d’une union douanière en Afrique. La ZLECA permettra également d’augmenter le commerce intra-africain grâce à une meilleure harmonisation et une meilleure coordination des politiques de libéralisation du commerce d’une part, et des instruments de facilitation mis en place au sein des communautés économiques régionales africaines, d’autre part. Bref, la ZLECA devrait également renforcer la compétitivité des entreprises en leur permettant de produire à grande échelle, en leur facilitant l’accès au marché continental et en organisant de manière générale une meilleure réaffectation des ressources.

Par Amadou Tidiane Sow

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