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ELABORATION DU MANUEL DES PROCEDURES DU RESEAU REGIONAL DES SURVEILLANCES ET LABORATOIRES INTEGRE DES PAYS MEMBRES DE LA CEDEAO

par Amadou Tidiane Sow 20 avril 2018 0 commentaire
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Les acteurs en conclave à Dakar pour faire face aux épidémies qui font des ravages en Afrique de l’Ouest…
Dans le cadre d’un atelier d’élaboration du manuel des procédures du réseau régional des laboratoires des pays membres de la CEDEAO. L’organisation ouest africaine de la santé (l’OOAS) après avoir élaboré et validé en 2017 le plan de renforcement des laboratoires de référence, développé et validé la plateforme de réseautage et de partage des données de laboratoires et négocié un contrat de transport rapide et sécurisé des échantillons, sous la houlette du Dr. Abdourahmane Sow, Responsable de Contrôle des Epidémies et Laboratoires à l’OOAS, de son équipe y compris des experts dans le domaine de la santé, les responsables des laboratoires régionaux de référence et les partenaires techniques et financiers sont en conclave à Dakar, depuis ce Jeudi matin, pour élaborer les mécanismes opérationnels pour le fonctionnement optimal du réseau, dont l’objectif principal de cette réunion de 72 heures est d’élaborer le manuel des procédures du réseau régional des surveillances et laboratoires intégré (RRSLI) des pays membres de la CEDEAO. « L’organisation ouest africaine de la santé (OOAS) a la charge d’harmoniser les politiques et stratégies de santé en Afrique de l’Ouest qui compte 15 pays, dont 8 francophones, 5 anglophones et 2 lusophones, ce qui veut dire que nous avons des pratiques et cultures différentes. Maintenant, en tout ce qui est santé l’OOAS a la responsabilité de l’harmoniser au sein de l’espace. Pour cet atelier, nous voulons élaborer le manuel des procédures du réseau régional des laboratoires, ceci rentre dans le cadre de l’opérationnalisation du centre régional de surveillance et de contrôle de la maladie (la CEDEAO), qui a été décidé par nos Chefs d’Etats à Accra (Ghana) en 2015, après l’épidémie de la maladie à virus Ebola (MVE), qui a eu 28631 cas enregistrés et 11315 de décès et qui a été déclaré comme la plus grande épidémie d’Ebola dans le monde. Le laboratoire est un élément essentiel du diagnostic des maladies, il faut donc les organiser, les préparer pour qu’il puisse répondre efficacement aux épidémies. C’est pourquoi l’OOAS a mis en place un réseau régional des laboratoires en 2016 et a désigné des laboratoires régionaux de référence qui peuvent aider les autres qui n’en n’ont pas en cas de besoin, par exemple si vous voyez au Sénégal ici, nous avons le laboratoire régional de référence tout ce qui est à virus et fièvre hémorragique virale, qui se trouve à l’Institut Pasteur de Dakar (IPD). C’est un peu mettre en place un réseau qui permet aux pays qui n’ont pas les capacités diagnostiques d’utiliser ceux qui en ont, mais dans un cadre organisé et harmonisé. Nous avons également mis en place un système de transport rapide et sécurisé des échantillons en Afrique de l’Ouest pour permettre un diagnostic rapide et efficace, ceci va nous permettre de détecter très rapidement les épidémies et de répondre adéquatement. Si vous vous rappelez avec l’épidémie de la maladie à virus Ebola, les premiers cas ont été notifiés au mois de Décembre, mais le diagnostic a été fait au mois de Mars, soit 4 mois de retard, ceci a entrainé des décès et beaucoup de problèmes », a soutenu face à la presse, Dr. Abdourahmane Sow, Responsable de Contrôle des Epidémies et Laboratoires à l’OOAS. A en croire, Dr. Papa Alassane Diaw, Responsable Technique des Laboratoires de l’IRESSEF de Diamniadio, en ces termes : « L’IRESSEF a pour vocation d’aider les chercheurs africains à trouver un cadre d’épanouissement où ils peuvent mener les recherches et ceci va nous permettre de lutter contre la fuite des cerveaux que nous avons toujours constaté car les gens allaient à l’extérieur pour mener leurs études. L’IRESSEF va permettre de mieux canaliser les chercheurs en Afrique, de leur donner un cadre où ils peuvent s’épanouir et mener leurs recherches afin de faire leurs publications. Nous sommes dans cet atelier dans la mesure où on parle de notre domaine qui est les laboratoires, on parle de laboratoires parce qu’en Afrique, nous sommes souvent surpris par des épidémies qui avant d’être maitrisées font des ravages énormes. Le laboratoire joue un rôle important dans ce riposte face à ces épidémies, qui est un élément incontournable dans la santé, pour la gestion de ces épidémies, dans le cadre du diagnostic du dépistage, mais également dans le cadre du suivi des patients. Le réseau régional des laboratoires des pays membres de la CEDEAO va nous permettre vraiment d’harmoniser la recherche, d’encadrer également les laboratoires, de les mettre également aux normes parce qu’on va se focaliser dans l’assurance qualité, c’est-à-dire, l’IRESSEF et apporter notre savoir-faire, notre expérience dans le cadre du management de la qualité au niveau des laboratoires, vu que nous sommes accrédités (voir ailleurs : Ndlr) ». Pour rappel, cette réunion entre acteurs de la santé va se poursuivre jusqu’au 21 Avril 2018 à Dakar afin de s’unir et faire face aux épidémies qui font des ravages et ne pardonnent pas.

Par Amadou Tidiane Sow

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