Accueil environnement DR. MACTAR FAYE, DIRECTEUR EXECUTIF DE LA NPRS DANS LE CONTEXTE DE LA SEMAINE NATIONALE DE LA PREVENTION ROUTIERE EDITION 2018

DR. MACTAR FAYE, DIRECTEUR EXECUTIF DE LA NPRS DANS LE CONTEXTE DE LA SEMAINE NATIONALE DE LA PREVENTION ROUTIERE EDITION 2018

par Amadou Tidiane Sow 17 avril 2018 0 commentaire
MACTAR FAYE EN IMAGE

« La sanction fait défaut, elle est soit insuffisante ou elle est inexistante… »
« Ce sont des activités qui s’inscrivent dans le cadre de la semaine nationale de la prévention routière au Sénégal. Vous savez les mécaniciens se sont nos partenaires de tous les jours. A chaque fois, que nous avons des activités comme le Magal de Touba, le Maouloud, le Pèlerinage Marial de Popenguine, nous sommes avec les mécaniciens dans le cadre d’un dépannage gratuit, c’est nous qui les prenons en charge en général. Aujourd’hui, nous avons décidé de les donner la parole, de leur donner le premier rôle parce qu’ils ont des solutions à proposer aux populations. Vous savez quand on parle d’accident de la circulation, il y’a l’homme, l’environnement, mais il y’a également le facteur technique. Le facteur technique est la partie qui revient aux mécaniciens. Donc les mécaniciens sont mobilisés, aujourd’hui, pour faire des propositions afin de réduire les accidents de la circulation », a soutenu ce lundi matin à Dakar, Dr. Mactar Faye, Directeur Exécutif, de la Nouvelle Prévention Routière Sénégalaise (NPRS), au cours de la journée dédiée à l’Association des Assureurs du Sénégal (ASS), dans le contexte de la semaine nationale de la prévention routière, édition 2018, dont l’objectif principal est de réduire le nombre d’accident de la circulation. A en croire, Mactar Faye, en ces termes : « Aujourd’hui, avec les assureurs, nous étions là pour former un peu de la prise en charge des victimes d’accident de la circulation. Généralement quand il y’a un accident, le chauffeur n’est pas pris en compte. Les solutions commencent à tomber. Depuis de le début de la campagne, les gens parlent beaucoup de formation parce que l’importance de la formation, c’est l’acquisition des connaissances, des compétences, mais en ce qui concerne les chauffeurs de transport en commun, c’est aussi un élément de professionnalisation du secteur. L’autre aspect est que la formation permet de changer les comportements et nous avons insisté sur l’assurance « Kaaraangué Chauffeur », mais également l’assurance des motos Jakarta. Ces Jakarta-là, un comité de suivi sera mis en place et nous essayerons de voir comment les encadrer, non seulement dans le cadre de la formation, mais sur le plan également administratif parce que ce sont des motos, mais ils n’ont pas de papiers. Je pense qu’il y’a un arrêté qui a été publié par le Ministère des Transports. Il faut qu’ils viennent recommander de l’assurance, qu’ils soient immatriculés, mais également qu’ils aient leurs permis. Ils n’ont pas besoin de permis B, ils ont juste besoin d’un permis A1. Le permis A1, leur permettra de conduire, leurs motos Jakarta, mais s’ils s’agissent de grosse cylindré, il leur faudra un permis A. Je pense que tout est question d’organisation et nous avons vu, aujourd’hui, l’engament des mécaniciens, mais aussi l’engagement des structures d’assurance et même la mobilisation des chauffeurs, c’est avec eux qu’on fera de la prévention ». Interpellé sur sa descente sur le terrain pour sensibiliser toujours et prudence sur la route à l’occasion des événements religieux dont le transport est très sollicité, Monsieur Mactar Faye, argumente : « Parce que tout simplement la sécurité routière, c’est de la coproduction. Nous sommes tous concernés, par ce fléau qui tue, qui blesse, c’est-à-dire, l’accident de la circulation et qui plonge des familles entières dans le deuil. Aujourd’hui, il est interdit de travailler seul, c’est ensemble qu’on devra relever le défi, c’est ensemble qu’on aura les solutions pour agir globalement et essayer de réduire la tragédie sur les routes. Je pense qu’aujourd’hui, si on se déplace sur le terrain, si on se rend dans les régions, c’est parce que la sécurité routière ne s’arrête seulement pas à Dakar, la sécurité routière sur toute l’étendue du territoire et tous les acteurs qui sont à Dakar et dans les régions apprécient ce geste, tout le monde veut apporter sa pierre à l’édifice. Nous serons tous ensemble afin de trouver des résultats et ces solutions sont déjà évoquées. Nous irons auprès des autorités en l’occurrence le Ministère des Transports, mais également le Premier Ministre pour leur faire un compte rendu, mais également une compilation de toutes les solutions qui ont été proposées par les populations et je pense que nous avons un début par rapport à la lutte contre les accidents de la circulation ». Pour rappel, si l’on se base sur les statistiques de l’année 2016, la route a tué 651 personnes (BNSP) et en 2017 653 personnes. « La sécurité est un triptyque, il y’a la formation, la sensibilisation, mais aussi il y’a la sanction et je trouve que la formation fait défaut ce qui entraine les conduites à risque, mais également les nombreuses infractions. La sanction également fait défaut, elle est soit insuffisante ou elle est inexistante. Donc il va falloir qu’on réunisse ces trois-là pour faire de la prévention », a souligné, face aux journalistes Mactar Faye, Directeur Exécutif de la NPRS. Bref, le thème de cette année 2018 est axé sur : « Quelles solutions face aux accidents de la circulation… ? » et la clôture de la semaine nationale de la prévention routière (SNPR : Ndlr) se fera avec les chauffeurs, les transporteurs à Louga.

Par Amadou Tidiane Sow

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