Accueil agriculture L’AGENCE BELGE DE DEVELOPPEMENT ENABEL ET LES JOURNALISTES SPECIALISES SUR LES QUESTIONS AGRICOLES A L’ASSAUT DE KEUR SAMBA GUEYE ET KEUR SALOUM DIANE LE 08 ET 09 MAI 2018, POUR MIEUX COMPRENDRE LE PROJET PARERBA ET LE TERRAIN AGRICOLE DU SINE ET DU SALOUM

L’AGENCE BELGE DE DEVELOPPEMENT ENABEL ET LES JOURNALISTES SPECIALISES SUR LES QUESTIONS AGRICOLES A L’ASSAUT DE KEUR SAMBA GUEYE ET KEUR SALOUM DIANE LE 08 ET 09 MAI 2018, POUR MIEUX COMPRENDRE LE PROJET PARERBA ET LE TERRAIN AGRICOLE DU SINE ET DU SALOUM

par Amadou Tidiane Sow 13 avril 2018 0 commentaire
IMAGE JOURNALISTES ET ENABEL

« Nous voulons, nous souhaitons ensemble avec les partenaires du gouvernement que les métiers de l’agriculture soient de plus en plus perçus comme des professions et non comme des métiers par défaut… », selon Alessio SALVADORI PANNINI (Responsable du Projet PARERBA/ENABEL)

« Nous avons ciblé le binôme agriculture et migration parce qu’en fait la cause profonde ou parmi les causes profondes les plus importantes de l’émigration, il y’a le fait que dans le bassin arachidier du Sénégal peut être un peu plus que dans le reste du territoire sénégalais l’agriculture n’est pas productive en général, il y’a une faiblesse de la productivité, mais surtout il est une agriculture saisonnière et en fait les jeunes se trouvent obliger dans les mois de saison sèche, quand il n’y a pas d’activités ou travaux champêtres à faire, à migrer vers les villes et ailleurs pour trouver une revenue et à travers cette revenue soutenir eux-mêmes et leurs familles. Nous voulons faire en sorte à travers des investissements dans les aménagements hydro-agricoles pour l’agriculture irriguée à travers l’appui aux opérateurs économiques de filière agroalimentaire et à travers la professionnalisation de l’appui vertical aux PME de l’agroalimentaire. Nous voulons justement faire en sorte que l’agriculture devienne une vraie profession qui peut se dérouler tout long de l’année et peut offrir une revenue stable et professionnalisant à la jeunesse… », a soutenu Jeudi matin à Dakar, face à la presse agricole sénégalaise, Alessio SALVADORI PANNINI, Responsable du Projet d’Appui à la Réduction de l’Emigration Rurale dans le Bassin Arachidier (PARERBA), au cours d’une cérémonie de signature protocole de partenariat ENABEL/PARERBA et le Bureau Provisoire du Réseau des Journalistes Associées aux Questions Agricoles, Pastorales, Halieutiques et de l’Environnement (REJAQUES).

Dans le cadre du projet d’appui à la réduction de l’émigration rurale dans le bassin arachidier (PARERBA-19 Juillet 2017) financé par l’union européenne à hauteur de 18 millions d’euros, estimé à 12 milliards de FCA pour une durée de 5 ans, Enabel (Ex-CTB), qui est l’Agence Belge de Développement et le bureau provisoire du réseau des journalistes associés aux questions agricoles, pastorales, halieutiques et de l’environnement (REJAQUES) ont procédé, ce Jeudi matin à Dakar, à la signature d’une convention de partenariat, qui a pour objectif principal d’impliquer ces journalistes spécialisés sur les questions agricoles dans la promotion de la création d’emplois durables au niveau des chaines de valeurs agricoles du bassin arachidier (Kaolack-Thiès-Diourbel-Fatick-Kaffrine). En effet, le projet PARERBA vise à développer une agriculture familiale durable participant au développement de l’économie rurale et à créer des emplois dans les chaînes de valeurs agricoles, stabilisant ainsi localement la population rurale, les jeunes en particulier autour d’opportunités économiques. Selon le document parvenu à la rédaction du premier journal en ligne agricole du Sénégal le www.rondelleplus.org , il est souligné que : « L’augmentation de la productivité des exploitations agricoles et la promotion de l’entrepreneuriat rural sont les deux axes stratégiques sur lesquels le projet s’appuiera pour consolider et créer des emplois durables dans les chaînes de valeur agro-alimentaire. Outre les investissements prévus pour l’aménagement des périmètres agricoles, des volets importants seront consacrés à l’accompagnement des jeunes autoentrepreneurs, au renforcement de capacités des producteurs (organisations paysannes, groupements, comités de gestion des périmètres), à l’accès à la formation qualifiante et professionnelle, ou encore au financement des projets productifs. A terme, 5000 productrices et producteurs seront organisés et renforcés pour augmenter durablement leur production ou développer une activité dans les filières agricoles importantes de la région. 50 PME employant chacune 20 jeunes, soit 1000 jeunes femmes et hommes, seront sélectionnés-mentorées-renforcées et financées à travers deux accélérateurs d’entreprises et un fonds de financement Sénégalo-Belge, Sénabel ». « Le PARERBA vise la réduction de l’émigration rurale dans le bassin arachidier du Sénégal au profit des cinq régions du bassin. Notre bassin de bénéficiaires finaux ça fait 50 000 ménages, qui sont dépendant de l’économie rurale. Nous aimons parler d’économie rurale et non pas d’agriculture en tant que telle parce que nous souhaitons englober dans le concept d’économie rurale l’ensemble des segments de la filière agroalimentaire. Le PARERBA a comme mission et fil rouge qui aspirent toute sa stratégie d’intervention, la redynamisation de l’économie rurale du bassin arachidier pour que l’économie rurale puisse déployer le maximum de son potentiel en terme d’absorption de main d’œuvre avec comme focus pour la main d’œuvre des femmes, des jeunes et bien évidemment des jeunes femmes. Nous essayons d’appuyer l’ensemble des opérateurs de l’économie rurale du bassin arachidier et aussi l’ensemble des partenaires d’appui aux opérateurs économiques de filière agroalimentaire dans le bassin arachidier pour que l’économie rurale puisse justement créer de l’emploi. Notre objectif final comme on l’a dit est 50 000 bénéficiaires finaux, mais en tant que bénéficiaires directs intermédiaires, nous visons la création de 6000 nouveaux emplois dans le bassin arachidier inégalement réparti, selon les différents niveaux de concentration géographique entre 5 régions que sont : Thiès, Kaolack, Kaffrine, Diourbel, Fatick », a soutenu face à la presse agricole sénégalaise, Alessio Salvadori Pannini, Responsable de projet PARERBA. A en croire, Alessio Pannini, en ces termes : « 6000 emplois à créer en 5 ans, nous allons le faire à travers une concentration d’activités, sur trois domaines d’activités ou sous-secteur. Le premier domaine, c’est l’appui aux aménagements hydro-agricoles donc la partie infrastructurelle. Nous allons mettre en valeur un nombre important en réalité plus de 30 ouvrages hydro-agricoles pour favoriser la transition entre l’agriculture sous pluie et l’agriculture irriguée, afin justement de permettre aux producteurs ruraux du bassin arachidier d’étaler leurs activités de production toute la durée de l’année et ne pas au contraire rester sur les activités agricoles uniquement un peu avant et un peu après la saison des pluies. C’est ça le premier volet, donc les aménagements hydro-agricoles, bien sûr et la mise en gestion des aménagements hydro-agricoles, à travers l’appui d’un dispositif de gestion des ouvrages, des terres irriguées et de l’eau productive. Après, il y’a un autre sous-secteur, qui est le renforcement multidimensionnel des opérateurs économiques des filières de l’agroalimentaire. Nous allons déployer en partenariat avec plusieurs acteurs nationaux et internationaux, gouvernementaux et non gouvernementaux, un dispositif multidimensionnel d’appui, qui commence de l’animation rurale pour venir à la vulgarisation des innovations technologiques en agriculture jusqu’à en fait toutes les étapes qui mènent de la fourche à la fourchette en prenant en compte l’ensemble des segments de la chaîne de valeur agroalimentaire. Le troisième secteur est au contraire l’appui direct vertical aux PME du secteur agroalimentaire. Nous ciblons 50 PME que nous allons prendre en charge et accélérer afin d’améliorer leur production sur le marché national, sous régional et international, pour améliorer leur capacité d’absorber l’emploi. Toutes cette activité, qui concerne le troisième secteur sera ultérieurement renforcée par le déploiement d’un dispositif de formation professionnelle et technique, qui cible le renforcement des passerelles entre les migrants de retour, qui reviennent de l’Europe, nous les accompagnons à travers un dispositif de formation professionnelle et technique pour trouver leurs emplois dans les entreprises que les projets même prennent en charge et accélèrent. Nous travaillons aussi avec les migrants potentiels notamment les jeunes et toujours à travers un dispositif de formation professionnelle pour prendre en charge leur aspiration professionnelle et faire en sorte qu’il se concrétise jusqu’à l’insertion sur le marché du travail dans les réseaux d’entreprises justement nous appuyons. Nous voulons, nous souhaitons ensemble avec les partenaires du gouvernement que les métiers de l’agriculture soient de plus en plus perçus comme des professions et non comme des métiers par défaut. Nous voulons faire passer les messages, nous comptons sur vous les journalistes spécialisés sur les agricoles, pour faire en sorte que la carrière professionnelle dans les investissements agricoles soit perçue comme de vrai carrière, une carrière de réussite et de valorisation ». Sous ce registre, dans sa stratégie de communication, le PARERBA entend associer les partenaires médiatiques dans l’information et la sensibilisation des parties prenantes, en particulier les communicants et journalistes spécialisés sur les questions agricoles. Par ailleurs, le PARERBA apportera un appui technique et financier à ces professionnels de l’information, notamment en renforcement de capacités sur les orientations stratégiques du projet, afin que les informations soient bien comprises, bien communiquées et transmises fidèlement au public. Dans la foulée, tous les journalistes spécialisés sur les questions agricoles au Sénégal seront, de prés, impliqués dans la communication du projet, précisément dans la campagne de sensibilisation Tekki Fii initiée par l’Union Européenne (U.E). Interpellé sur les zones à visiter dans la région de Kaolack, qui est la capitale du bassin arachidier, avec un grenier (2ième) comme Taïba Niasséne, dont le premier en l’occurrence Koungheul (Le Bambouck) est dans la région de Kaffrine, Alessio Salvadori Pannini, argumente : « Nous avons ciblé le binôme agriculture et migration parce qu’en fait la cause profonde ou parmi les causes profondes les plus importantes de l’émigration, il y’a le fait que dans le bassin arachidier du Sénégal peut être un peu plus que dans le reste du territoire sénégalais l’agriculture n’est pas productive en général, il y’a une faiblesse de la productivité, mais surtout il est une agriculture saisonnière et en fait les jeunes se trouvent obliger dans les mois de saison sèche, quand il n’y a pas d’activités ou travaux champêtres à faire, à migrer vers les villes et ailleurs pour trouver une revenue et à travers cette revenue soutenir eux-mêmes et leurs familles. Nous voulons faire en sorte à travers des investissements dans les aménagements hydro-agricoles pour l’agriculture irriguée à travers l’appui aux opérateurs économiques de filière agroalimentaire et à travers la professionnalisation de l’appui vertical aux PME de l’agroalimentaire. Nous voulons justement faire en sorte que l’agriculture devienne une vraie profession qui peut se dérouler tout long de l’année et peut offrir une revenue stable et professionnalisant à la jeunesse ». Pour rappel, les premiers actes de ce partenariat entre l’Agence Belge de Développement (ENABEL) et les Journalistes Spécialisés sur les Questions Agricoles (REJAQUES) seront posés dès le 08 Mai (2018) prochain, dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités des journalistes prévus à Kaolack, suivi d’une visite de terrain, le 09 Mai, à Keur Samba Gueye et Keur Saloum Diané, qui se trouvent dans la sous-préfecture de Toubacouta, région de Fatick, y compris sur les périmètres agricoles en valorisation dans une 1ère phase pilote du projet dans le département de Foundiougne. Selon Alessio Pannini, l’atelier d’information de formation consiste à mieux comprendre d’abord les contenus opérationnels et stratégiques de notre projet PARERBA et pour préparer les journalistes à descendre avec nous sur le terrain. Nous sommes en train de faire travailler d’une manière digne, descente, rentable, organisée, 535 exploitants horticoles sur un ensemble de 415 parcelles qui s’étalent sur 13 hectares d’horticulture, de contre saison et les journalistes vont voir sur le terrain quel niveau de productivité que le PARERBA a atteint grâce l’agriculture irriguée et l’introduction de nouvelles techniques agricoles, qui sont suivies, vulgarisées et accompagnées par l’Agence Nationale de Conseil Agricole et Rural (ANCAR).

Par Amadou Tidiane Sow
www.rondelleplus.org

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