Accueil Agroalimentaire JEAN CHARLES FAYE, DIRECTEUR EXECUTIF DU FNDASP DANS LE CONTEXTE DU SIAGRO 2018 AVEC UNE FRANCE FORTEMENT REPRESENTEE DE SES 20 ENTREPRSISES EXPERTES DE L’AFRIQUE DE L’OUEST

JEAN CHARLES FAYE, DIRECTEUR EXECUTIF DU FNDASP DANS LE CONTEXTE DU SIAGRO 2018 AVEC UNE FRANCE FORTEMENT REPRESENTEE DE SES 20 ENTREPRSISES EXPERTES DE L’AFRIQUE DE L’OUEST

par Amadou Tidiane Sow 15 mars 2018 0 commentaire
IMAGE FRANCE ET SES 20 ENTREPRISES

« Le Fndasp va être l’interface pour aider les acteurs des interprofessions à prendre contact avec l’expertise française… »
« Au Sénégal, il n’y a pas encore une interprofession formalisée. Une interprofession nécessite des acteurs qui sont dans la production, des acteurs qui sont dans la transformation et l’agro-industrie et des acteurs qui sont dans la commercialisation. C’est ça qui pose parfois des problèmes, tu prends par exemple le secteur de l’arachide, actuellement il y’a un comité national interprofessionnel de l’arachide qui a été mis en place, mais qui n’est pas très bien structuré… », a soutenu hier soir à Dakar, face à la presse sénégalaise, Monsieur Jean Charles Faye, Directeur Exécutif du Fonds National de Développement Agro-Sylvo-Pastoral (FNDASP), dans le contexte de la 11ième édition du salon international de l’agroalimentaire (#SIAGRO2018), qui se tient actuellement à Dakar où on note la présence de 20 entreprises françaises. En route vers une meilleure sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest avec l’expertise nationale et internationale, le tout basé dans l’organisation au profit de l’agroalimentaire (FoodProcessing : Ndlr) !
« Souvent d’une manière générale, il y’a un aspect organisationnel qui se pose dans le secteur agricole, les acteurs sont présents et partout, et n’arrivent pas à s’organiser pour prendre en charge leurs activités. La mise en place d’interprofessions en France, je pense qu’il y’a un travail qui a été fait ces années, qui a permis aux acteurs de se regrouper autour d’interprofessions et ça c’est important pour pouvoir quand même booster le développement agricole dans nos pays », a soutenu hier à Dakar, Jean Charles Faye, Directeur Exécutif du fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (FNDASP), face à la presse agricole sénégalaise, dans le contexte aussi de la signature d’une convention entre sa structure agricole et l’Adepta, qui (adepta) compte 240 entreprises, fournisseurs d’intrants et d’équipements pour l’industrie agroalimentaire et l’agriculture. Ainsi, cet accord a pour objectif principal d’appuyer le Fndasp dans la mise en place de formations techniques et d’interprofessions agricoles. Dans la foulée, la reconduction du partenariat entre l’Adepta et l’Interprofession Avicole du Sénégal (IPAS) a été faite. En effet, l’Adepta s’engage à accompagner les professionnels sénégalais dans la modernisation de leurs unités de production avicole. A en croire, Jean Charles Faye, en ces termes : « Ce n’est pas à l’Etat qui doit être là pour pouvoir quand même permettre au secteur de développement comme l’agriculture à s’organiser, l’Etat est là pour accompagner, mais ce sont les acteurs privés qui doivent s’organiser et booster le développement et à ce niveau je pense que nous avons quelques choses à apprendre de nos amis français. Il faut échanger certes, il y’a des acquis au Sénégal, mais il faut essayer de voir comment les gens sont entrain de s’organiser à travers le monde. Sans une bonne organisation, on ne peut pas booster le développement dans nos états et c’est ça qui est important. Je vous donne un exemple au Sénégal, il n’y a pas encore une interprofession formalisée. Une interprofession nécessite des acteurs qui sont dans la production, des acteurs qui sont dans la transformation et l’agro-industrie et des acteurs qui sont dans la commercialisation. C’est ça qui pose parfois des problèmes, tu prends par exemple le secteur de l’arachide, actuellement il y’a un comité national interprofessionnel de l’arachide qui a été mis en place, mais qui n’est pas très bien structuré, vous allez voir beaucoup d’acteurs qui sont là-bas et qui ne peuvent pas être rentables, donc il faut quand même restructurer aussi bien au niveau de l’arachide, du riz, des fruits et légumes. Et à ce niveau je pense que nous avons quelques choses à prendre de nos amis français. C’est tout le sens de ce partenariat que nous venons de signer ». Pour lui : « Le Fndasp va être l’interface pour aider les acteurs des interprofessions à prendre contact avec l’expertise française et aussi les producteurs, et les interprofessions françaises pour échanger avec eux afin de pouvoir relever le plateau technique, mais aussi le niveau organisationnel ». D’après Son Excellence Monsieur Christophe BIGOT, Ambassadeur de la République de France au Sénégal : « C’est ma première fois, depuis mon arrivée au Sénégal (Dakar), mais je suis très content et surpris du niveau et de la qualité des exposants français comme sénégalais aussi, de ce rendez-vous biennal qu’est le Siagro. En tout cas, la France continuera à accompagner le Sénégal, qui est un partenaire de confiance, un pays très stable, un pays démocrate ». Par ailleurs, face à une offre technologique adaptée au développement de l’agriculture sénégalaise, 20 entreprises du Pavillon France représentent plusieurs secteurs agricoles. Il s’agit de : l’élevage bovin, l’élevage avicole, l’alimentation animale et l’irrigation. Mieux, pour satisfaire les besoins en transformation locale, le Pavillon France compte des fabricants et fournisseurs d’équipements de transformation et d’emballage agroalimentaire. Pendant ce temps là, d’autres entreprises françaises, expertes des problématiques de l’Afrique de l’Ouest proposent des solutions d’accompagnement afin de développer le secteur agricole et agroalimentaire sénégalais, afin aussi d’améliorer la productivité et tendre vers une meilleure sécurité alimentaire. Pour rappel, ce Jeudi matin de 9 heures à 17 heures au Cices, durant cette 11ième édition du salon international de l’agroalimentaire (#SIAGRO2018), un séminaire technique avicole, IPAS-ADEPTA, axé sur la : « Biosécurité en aviculture tropicale » aura lieu. Bref, protégée par une interdiction d’importation de viande de volailles depuis 2005, la filière avicole sénégalaise a connu un important développement et les entreprises françaises participent au dynamisme de ce secteur. L’Adepta animera en partenariat avec l’Interprofession Avicole du Sénégal (IPAS), un séminaire qui traitera de la : « Biosécurité en aviculture tropicale, quels leviers pour lutter contre les pathologies émergentes et ré-émergentes ? ». Selon le communiqué parvenu à notre rédaction, huit professionnels français et sénégalais animeront cette journée dédiée à l’aviculture. Plus de 200 personnes sont attendues pour cet atelier à destination des éleveurs, techniciens et investisseurs de la région.

Par Amadou Tidiane Sow

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