Accueil Agroalimentaire LE NIVEAU DE FORME DE LA MALNUTRITION EST A 17% EN NATIONAL, MATAM EN FORMAT AIGUE ET NON CHRONIQUE, SEDHIOU EST LA LOCALITE LA PLUS TOUCHEE EN FORMAT CHRONIQUE, LE SENEGAL DANS UNE DYNAMIQUE DE BAISSE A L’HORIZON 2030

LE NIVEAU DE FORME DE LA MALNUTRITION EST A 17% EN NATIONAL, MATAM EN FORMAT AIGUE ET NON CHRONIQUE, SEDHIOU EST LA LOCALITE LA PLUS TOUCHEE EN FORMAT CHRONIQUE, LE SENEGAL DANS UNE DYNAMIQUE DE BAISSE A L’HORIZON 2030

par Amadou Tidiane Sow 23 février 2018 0 commentaire
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« La malnutrition chronique révèle des retards dans le développement du quotient intellectuel des enfants de moins de 5 ans… », selon Abdoulaye Ka (D.G CLM)
« Le Sénégal est en train de faire des progrès dans la réduction de la malnutrition chronique ou encore le retard de croissance chez les enfants de moins de 5 ans. Aujourd’hui, en 2016, le niveau de forme de malnutrition est à 17% au niveau national. Le Sénégal à travers l’engagement de Malabo en 2025 à décider d’atteindre 10%. Comparativement à d’autres pays, le Sénégal est en avance, nous sommes dans une dynamique d’institutionnalisation de la nutrition et d’accélérer les progrès que nous avons connu par rapport à cette baisse de la malnutrition à l’horizon 2030, nous nous engageons d’éradiquer cette forme de malnutrition qu’est la malnutrition chronique », a soutenu jeudi soir, face à la presse, Abdoulaye Ka, Directeur Général de la Cellule de Lutte contre la Malnutrition (CLM), au cours d’une conférence en format de Panels d’Experts, axée sur : « Comment mieux nourrir l’Afrique », qui est organisée conjointement par la CLM et Harvestplus, un programme du Consortium CGIAR, qui a été facilité par l’Institut International de Recherche sur les Politiques Alimentaires- pour l’amélioration de la nutrition et de la santé. Selon Dr. Ousmane Badiane, de nombreux progrès ont été accomplis, ce qui est encourageant. Cependant, des défis significatifs doivent encore être relevés. Pour atteindre les objectifs établis dans la Déclaration de Malabo et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine, les gouvernements doivent apprendre de leurs réussites passées et redoubler d’efforts pour s’attaquer au triple fléau de la faim, de la malnutrition et de l’obésité sur le continent. Le rapport montre clairement que les progrès sont possibles. A en croire, Abdoulaye Ka, en ces termes : « Les études ont clairement montré que cette forme de malnutrition est un frein pour le développement économique parce que la malnutrition chronique révèle des retards dans le développement du quotient intellectuel des enfants de moins de 5 ans ». Pour lui : « Quand on parle de la malnutrition dans la région de Matam, nous nous adressons à une forme particulière, il s’agit plus de la malnutrition aiguë, cette malnutrition aiguë intervient en période de soudure surtout, si vous allez dans la région de Matam, vous verrez moins de cas de malnutrition chronique que le sud du pays, chaque région à ses réalités et ses potentielles, quand il s’agit de lutter contre la malnutrition. Quand il s’agit de malnutrition chronique, la zone de Sédhiou est la localité la plus touchée, qui a le niveau de prévalence le plus élevé en termes de retard de croissance, si la moyenne nationale est à 17%, la zone de Sédhiou est à 29% ». Pour rappel, à travers l’Afrique, la proportion de populations qui souffrent de la faim a baissé de 28% à 20% entre 1990 et 2015, bien que le nombre total continu à augmenter en raison de la croissance rapide de la population. Certains pays ont réalisé des progrès remarquables. Bref, le Sénégal, le Ghana et le Rwanda, ont tous réduis le nombre de personnes souffrant de malnutrition et le nombre d’enfants souffrant de retard de croissance de plus de 50%. L’Angola, le Cameroun, l’Ethiopie et le Togo, ont atteint des réductions de plus de 40%.

Par Amadou Tidiane Sow

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