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FIN DES ACTIVITES 2017 DU RENADES A JAAXAAY

par Amadou Tidiane Sow 17 décembre 2017 0 commentaire
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« Il est temps que le travail des femmes en élevage (FEL) qui se fait dans l’ombre soit valorisé et mise en exergue… », selon Diattou Coulibaly (RENADES)
« Toutefois, j’exhorte les organisations professionnelles de l’élevage à aller résolument vers la mise en place d’interprofession autour des chaines de valeur animale. Cette forme d’organisation, sans remettre en cause les associations existantes, constitue non seulement une disposition de la loi d’orientation agrosylvopastorale (LOASP) votée en 2004, mais aussi une orientation de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Elle présente plus de cohérence sur le plan économique et plus de cohésion sur le plan organisationnel », a soutenu, face à la presse agricole, ce Samedi matin à Dakar-Jaaxaay, Aminata Mbengue Ndiaye (MEPA), au cours de la 3ième édition de cérémonie de remise de géniteurs, génitrices gestantes, des bourses d’aide et d’élevage, ainsi qu’à la dernière activité du Réseau National des Eleveurs du Sénégal (RENADES) en cette année 2017.
Le Réseau Nationale des Eleveurs du Sénégal (RENADES), a clôturé, ce Samedi matin, à la lointaine banlieue dakaroise notamment à Jaaxaay, ses activités de l’année 2017, c’est-à-dire, sa traditionnelle cérémonie de remise de génitrices gestantes et des bourses d’aide en élevage, 3ième édition du genre, avec sa commission féminine : « Solidarité Femmes en Elevage », pilotée par Mme Maguette Guissé (FEL). « Il est temps que le travail des femmes en élevage (FEL) qui se fait dans l’ombre soit valorisé et mise en exergue afin qu’il soit vu et entendu. Le Rénades à travers sa commission féminine veut poser une nouvelle approche genre en élevage. Nous les femmes, nous devons penser à créer des entreprises dans le secteur de l’élevage sur toute sa chaine de valeur, c’est-à-dire, de la production au commerce. Nous devons prendre l’élevage comme un secteur pourvoyeur d’emploi féminin. Nous devons bancariser les femmes à travers les systèmes financiers décentralisés (SFD) en l’occurrence les institutions de microfinances afin qu’elles bénéficient de financement dans le secteur de l’élevage. C’est un mécanisme que nous voulons mettre en place (les bourses) pour venir en aide les femmes vulnérables, de les pousser à avoir des comptes, de faire des épargnes. La bancarisation est un volet clé dans le programme solidarité femmes en élevage », a soutenu, face à la presse agricole et pastorale, Mme Diattou Coulibaly, du FEL, une section du Rénades. A en croire, Mme Aminata Mbengue Ndiaye, Ministre de l’Elevage et des Productions Animales (MEPA), venue présider la fermeture des activités du Rénades en cette année 2017, dans le contexte d’une ambiance de bain de foule indescriptible à Jaaxaay, en ces termes : « J’ai l’habitude de le dire, la mise en œuvre du PSE incombe à toutes les composantes de la nation, chacune en ce qui le concerne. Le PSE, c’est la somme des actions de toutes les filles et tous les fils du pays. Le choix de la femme à la fois comme cible et comme porte d’entrée est particulièrement judicieux au regard de ses nombreuses qualités, mais aussi et surtout de son rôle fondamental dans le développement économique et sociale du pays. En effet, à chaque fois qu’elle a eu accès aux services financiers et aux services non financiers, la femme sénégalaise a toujours produit des résultats au-delà des attentes ». Par ailleurs, après quatre mois d’existence et de travail, le Réseau National des Eleveurs du Sénégal (RENADES), qui a vu le jour le 19 Août 2017 au Cices, regroupant des associations, des fédérations, des unions, des confédérations d’éleveurs ainsi que des particuliers propriétaires de bergerie ou responsables de GIE et d’entreprises d’élevage évoluant dans toutes les filières, a posé ses baluchons dans l’année 2017 à Mbour, Touba, Dakar et la dernière activité en date est celle de la nouvelle commune de Jaaxaay où plus de 35 bourses ont été remises aux femmes des localités de Jaaxaay, Mbao, Keur Massar, Rufisque, Thiaroye, Nooflaay, Tivaoune Peulh, de même que des géniteurs, génitrices et des sacs d’aliments (3 à 4 Sacs). Pour rappel, le but des bourses d’aide octroyées aux femmes est de leur permettre, en situation de précarité, de démarrer une activité d’élevage qui leur assurera à terme des revenus minimum pour subvenir à leurs besoins et ceux de leurs familles. Sous ce registre, cette bourse de 50. 000 francs CFA constitue un mécanisme de protection sociale permettant aux femmes bénéficiaires de disposer de ressources additionnelles tirées de l’exploitation d’un élevage familial. Bref, cette bourse permet aux femmes d’accéder aussi à leurs droits primaires ainsi qu’à tout autre avantage susceptible de contribuer à la promotion et à la protection des femmes. Au-delà des soutiens financiers, ces bourses sont un vecteur de changement de comportements et de sauvegarde de la dignité humaine, qui est gage d’inclusion financière, le programme Solidarité Femmes en Elevage souhaite et veut promouvoir la bancarisation des femmes en les emmenant à adopter le chemin entrepreneurial. Ainsi, pour 2018, une grande foire des femmes en élevage (FEL) est prévue au courant du mois de Mai au Cices.

Par Amadou Tidiane Sow

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