Accueil agriculture CAS DU MALI SUR LES DROITS FONCIERS, UN DEBAT A DAKAR…UNE ENVELOPPE DE 328.700.000 DE FRANCS CFA SUR UNE PERIODE D’UNE ANNEE ET SIX MOIS AU PROFIT DU PROJET D’APPUI A LA TECHNIQUE FONCIERE ET FORESTIERE

CAS DU MALI SUR LES DROITS FONCIERS, UN DEBAT A DAKAR…UNE ENVELOPPE DE 328.700.000 DE FRANCS CFA SUR UNE PERIODE D’UNE ANNEE ET SIX MOIS AU PROFIT DU PROJET D’APPUI A LA TECHNIQUE FONCIERE ET FORESTIERE

par Amadou Tidiane Sow 27 octobre 2017 0 commentaire
FONCIER AGRICOLE CAS DU MALI

« Dans mon expérience de travailler en Afrique pendant dix ans sur les questions de sécurisation foncière et forestière, je me suis rendu compte que la question fondamentale n’est pas la question juridique parce qu’en Afrique, nous avons beaucoup de lois qui reconnaissent les droits des communautés locales, le problème c’est la mise en œuvre et aussi comment responsabiliser les communautés à la base ce qui développe leur propre méthode de gestion », selon Dr. Solange Bandiaky-Badji (Directrice, Programme Afrique et Genre RRI)
« Dans le cadre de la gestion foncière et forestière au Mali, ce projet pilote d’appui à la technique foncière et forestière, Cas du Mali, qui est au bénéfice des communautés locales, initié par Helvetas Swiss Intercooperation en collaboration avec la coordination nationale des organisations paysannes (CNOP) du Mali a été un programme novateur, qui a apporté beaucoup d’innovation dans le secteur de la gestion foncière et forestière. Nous avons estimé que cet exemple, c’est-à-dire, les résultats issus de ce projet méritent d’être échangés avec la presse agricole à différent niveau afin qu’ils soient mieux connus, pour qu’on puisse le partager aussi avec d’autres pays de la sous-région et du monde entier », a soutenu, ce matin à Dakar face à la presse agricole, Boubacar Diarra, Coordinateur du Projet Pilote de Helvetas Swiss Intercooperation au Mali. Selon lui, ce projet pilote d’appui à la technique foncière et forestière a été financé à hauteur de 657. 400 US Dollars (328.700.000 francs CFA: Ndlr) sur une période d’une année et Six mois au Mali. Interpellé sur l’absence du bail emphytéotique dans leur programme, Boubacar Diarra, argumente : « La question du bail emphytéotique, ce n’est pas que ça n’existe pas, ça existe effectivement, mais le projet n’a pas adressé ce niveau justement, mais le projet par rapport à la question de sécurisation foncière a estimé plus stratégique de travailler sur la sécurisation foncière à la base des communautés, en mettant en place des mesures, en mettant en place des outils qui peuvent être des garde-fous vis-à-vis de ces questions du bail emphytéotique, donc en responsabilisant beaucoup plus les communautés dans la prise de décision sur les ressources naturelles, en ce moment de se protéger et d’être au centre des discussions sur les questions du bail, entre autres, sur leurs terres. Les commissions foncières qui sont mise en place deviennent des éléments essentiels, qui sont consultées quand il s’agit de prendre des décisions sur les terres au niveau national, au niveau de l’Etat, donc nous avons pensé qu’il est beaucoup plus stratégique de pouvoir mettre des garde-fous à la base plutôt que de travailler sur les questions institutionnelles, sur les questions du bail emphytéotique ».
www.rondelleplus.org : Aujourd’hui, est-ce-que, vous recommandez, vous plaidez afin que les Etats africains parlent d’une seule et unique voix, même si les réalités diffèrent, concernant les droits fonciers ?
Boubacar Diarra : « Absolument, je pense que l’initiative existe déjà, la LPA, La Land Policy Initiative, basée au niveau d’Addis Abéba, de l’Union Africaine (U.A) est déjà à pied d’œuvre pour ce travail-là. Son travail est décliné au niveau des commissions sous régionales comme la CEDEAO pour l’Afrique de l’Ouest et qui sont entrain de travailler sur des directives, mais ces directives ne sont pas contraignantes, elles permettent juste de donner des cadres à nos états pour pouvoir mieux canaliser et harmoniser le travail au bénéfice des communautés, mais ça mérite d’être encore réfléchi pour qu’il est effectivement de ces garde-fous que les différents pays adoptent pour que ça soit consigner au niveau panafricain ». Pour rappel, l’absence de cadre juridique a été un handicap majeur sur la question de comment les ressources sont gérées dans la transparence dans le cadre de ce projet pilote d’appui à la technique foncière et forestière : Cas du Mali. D’après Dr. Solange Bandiaky-Badji, Directrice, Programme Afrique et Genre de L’Initiative des Droits des Ressources (RRI) : « Dans mon expérience de travailler en Afrique pendant dix ans sur les questions de sécurisation foncière et forestière, je me suis rendu compte que la question fondamentale n’est pas la question juridique parce qu’en Afrique, nous avons beaucoup de lois qui reconnaissent les droits des communautés locales, le problème c’est la mise en œuvre et aussi comment responsabiliser les communautés à la base ce qui développe leur propre méthode de gestion ».

Par Amadou Tidiane Sow
www.rondelleplus.org

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